EMBARGO OU DISSOLUTION DES FACA ? AUCUNE PRISE DE CONSCIENCE,

Mercredi 01 Février 2017

EMBARGO OU DISSOLUTION DES FACA ? AUCUNE PRISE DE CONSCIENCE, AUCUNE

VALEUR MORALE, AUCUNE DIFFERENCE ENTRE UN SOLDAT ET UN REBELLE

Faca 2

 

L’embargo est un mal nécessaire, mais à notre avis insignifiant pour accoucher une armée Républicaine digne de la nation centrafricaine. Il faut dissoudre purement et simplement les Forces Armées Centrafricaines et procéder à un nouveau recrutement avec un certain niveau d’instruction. La grave crise que nous venons de vivre, n’a eu aucun effet sur l’armée centrafricaine. Comment comprendre que l’Etat centrafricain paie des officiers, sous-officiers et hommes de rang qui passent tout leur temps dans les « Nganda», alors que le pays fait face à un grave problème d’insécurité. Quelque part dans un coin du pays, des bandits de grand chemin tuent, violent, détruisent et incendient les villages.

Les hommes de rang sur le terrain reviennent sur les vieilles habitudes, remettent les barrières et rançonnent leurs compatriotes. Des soldats qui n’ont aucun égard pour les autorités du pays, ministres, députés et autres. Le peuple centrafricain a réclamé son armée sans savoir ce qu’est réellement cette armée. Toutes les ordures sociales se retrouvent au sein de cette armée. Elle est dépourvue de tout sentiment patriotique et d’esprit républicain. C’est pénible d’appeler de tels soldats et officiers supérieurs, une armée. La presse a honte et ne peut plus soutenir un conglomérat d’inconscients et d’irresponsables à un moment et à un tournant qui sont cruciaux pour le pays. C’est la conséquence de déverser des analphabètes dans l’armée au nom du tribalisme, alors que l’armée est aujourd’hui dans la haute et nouvelle technologie. Les tares n’ont plus leur place au sein de l’armée.

Les armées rwandaise et burundaise, bien disciplinées, tombent-elles du ciel, ou  sont-elles des êtres humains comme nous ? Les efforts déployés par les autorités sont tout simplement voués à l’échec. C’est à la limite laver la tête d’un singe avec du savon et donc gaspiller du savon ou de l’argent. Bozizé est impardonnable dans la déconfiture, la désagrégation et le tribalisme ronflant qui  gangrènent l’armée centrafricaine. Une humiliation pour un Général d’Armée de s’entourer d’une poubelle en guise d’armée. Bozizé ne disait-il pas, « je vais mourir au Palais  » ?  Le voilà en exil, voltigeant d’un pays à un autre, pour le protéger et le défendre. Sa Garde Présidentielle est partie en fumée, laissant un boulevard aux Séléka.

Un chef d’Etat, de surcroît un général d’Armée, peut-il compter sur l’armée des autres pays pour venir le protéger ? C’est triste de continuer à évoquer un nom qui donne la nausée. Les parents à Bozizé sont les parents à Bozizé, l’intérêt tribal prime sur celui de la République. Bozizé tente désespérément de tirer les ficelles. C’est le peuple centrafricain qui continue de souffrir, de mourir et de tout perdre, à cause d’un chef d’Etat sans scrupule, une vraie calamité nationale. Une armée indisciplinée est difficile à redresser, car sans Bozizé, les hommes de rang étant de sa tribu, ne respectent aucun officier supérieur, à l’exception des officiers relevant de la tribu. L’armée n’est pas prête pour aider le gouvernement à restaurer la paix en RCA. Les FACA sur le terrain, sont pires que les rebelles et l’équation devient plus corsée.

Dans quel pays au monde, Nice, New-York, un groupe armé peut venir s’imposer avec succès dans un pays ? Et des officiers supérieurs de leur côté, sont dans les « Nganda », soulevant les coudes à longueur de journée, inconscients, irresponsables, pratiquement démissionnaires. Il faut mettre les FACA en retraite anticipée et procéder à de vrais recrutements. Les graines pourries vont transmettre les virus aux nouvelles graines et ce sera l’éternelle médiocratie militaire à perpétuité. Il y a beaucoup de stages pour les officiers supérieurs à l’extérieur, un vrai gâchis pour tout dire. L’Armée Centrafricaine comme instrument de souveraineté et de défense de l’intégrité du territoire national, s’est arrêtée avec feu président André Kolingba. Le tribalisme étant ronflant, mais les soldats étaient bien formés, redoutables, forts. Les coupeurs de route les rencontraient toujours sur leur passage et y laissaient des plumes. Nous avions une armée avec une puissance de frappe. L’ossature de cette armée a été brisée par Bozizé, car beaucoup d’officiers, de sous-officiers, encore très solides, ceux-là qui ne reculent devant rien pour défendre le pays, ont été balayés  par une retraite anticipée de grande ampleur. Voilà que Bozizé et son armée tribale, ont fui comme des lapins devant de petits civils, de vrais tirailleurs, seulement très courageux. Entre les deux (2) généraux d’Armée qui ont présidé à la destinée de la RCA, la différence est nette. Kolingba est un vrai patriote, un humaniste, un manager d’une armée solide et forte. Beaucoup de nos officiers sont formés aux Etats Unis, au Royaume du Maroc, en Côte d’Ivoire et à Bouar avec des instructeurs intraitables, avec une discipline de fer. Il faut dissoudre les FACA.

 

Julien BELA   

 

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