E COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR, DE LA RSS ET DE LA RN :

Mardi 18 Oct. 2016 : 09h12

LE COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI DU DDRR, DE LA RSS ET DE LA RN : LES DEBATS N’ONT PAS ETE A LA HAUTEUR DES ATTENTES

Ddr 1

La première réunion du Comité Consultatif et de Suivi des processus DDRR, RSS et RN s’est tenue le 12 octobre 2016, dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance. Tous les leaders et représentants des groupes armés engagés dans le processus DDRR, RSS et RN étaient présents. Elle était présidée par le Chef de l’Etat en personne, en sa qualité de président du Comité Stratégique. Notons au passage que moult problèmes protocolaires ont été réglés en amont. Pour certains, c’est la coordination mise en place par les groupes armés qui devait prononcer un seul discours. Cependant, d’autres voies discordantes se sont faites entendre. Au finish, il était retenu deux (2) interventions, dont l’une des Anti-Balaka par la voie de Patrice-Edouard Ngaïssona et la seconde par le Général Dhaffane, qui s’est affiché en observateur. Entre temps, la Coordination des groupes armés avait souhaité un face-à-face avec le Chef de l’Etat, ce qui a été fait.

L’occasion était toute offerte aux groupes armés partisans de la paix et du DDRR de parler à cœur ouvert. Et le Chef de l’Etat devait leur apporter les éclaircissements nécessaires, leur permettant de se faire une idée réelle de ce qu’ils seront à la sortie du processus DDRR, RSS et RN. Faut-il attendre les récalcitrants ou faut-il mettre le wagon sur les rails et les retardataires prendront le train en marche ? C’est une préoccupation nationale, vitale et primordiale pour tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, et singulièrement des populations déplacées et celles exilées. Ces populations aspirent à regagner leurs domiciles afin de mener une vie de famille normale. Les groupes armés ne doivent pas se cramponner à leurs propres intérêts, mais également prendre en compte, le sort de toute la nation. Aucune région Centrafricaine n’est plus développée, plus avancée qu’une autre. C’est maintenant que nous avons des dirigeants qui tiennent le langage du développement, pour mettre en valeur le génie centrafricain, la valeur intrinsèque de l’homme centrafricain.

Devant le Chef de l’Etat, les groupes armés n’ont pu se défouler, s’exprimer, dire haut et fort ce qu’ils pensent tout bas. Cependant, quand ils sont à l’extérieur, ils retrouvent la voix et commencent à vociférer. Il faut cesser avec l’hypocrisie, pour être franc, direct et se faire comprendre pour que les choses avancent dans l’intérêt de tous. Nous espérons que la seconde réunion sera plus détendue, plus décontractée, plus houleuse, dans l’intérêt bien compris des groupes armés, car il est question de leur avenir et de leur devenir.

Le processus DDRR, RSS et RN actuel n’a rien de commun avec celui du passé. Il est sous le parapluie direct de la Communauté Internationale qui siège au sein du Comité Stratégique. Le Comité Consultatif et de Suivi sera l’organe orchestre sur le terrain, autrement dit, l’alpha et l’oméga de tout le processus. Il doit poser toutes les questions qui l’embarrassent, afin de comprendre et de maîtriser toute la procédure. Tous les groupes armés se valent au sein du Comité Consultatif et de Suivi, mais la parole est libre individuellement, comme à travers la coordination, si certaines personnes ont des difficultés à exprimer leur pensée. Les groupes armés sont au cœur du processus, n’en déplaise aux agitateurs et aux acrobates des labyrinthes obscurs. « Les chiens aboient, mais la caravane passe » et le processus DDRR suivra son cours. Des individus malintentionnés non membres des groupes armés, veulent se faire plus indispensables qu’ils ne le sont, cela n’engage qu’eux.

Suspendre sa participation n’empêche pas les groupes armés d’avancer, de progresser, de dessiner le contour de leur avenir. Le soleil ne s’arrêtera pas parce que quelques mécréants veulent se faire très importants. Ce qui compte, ce sont les groupes armés. D’ailleurs ces groupes armés sont gentils pour accepter certaines présences qui les frustrent. La paix ne se construit pas avec du spectacle et des acrobaties insipides. Les amuseurs de la galerie sont à l’Alliance Française pour se produire, car il y a une galerie de spectacle. La vie d’une nation ne se conçoit  pas en salto avant et arrière. Quand on met la main à la charrue, c’est pour aller de l’avant, labourer et semer, sarcler, entretenir pour avoir le rendement escompté. Laissons de tels réflexes aux groupes armés et non à des aventuriers en quête du sensationnel. Les Centrafricains n’en veulent pas.

Des rumeurs folles font état de ce que le général Dhaffane aurait été assassiné. Ce qui n’est pas vrai. Il est vivant, il n’est inquiété par personne. Mais il y a lieu d’être vigilant car cette rumeur peut bien sortir de quelque part. Ceux-là qui ne rêvent qu’à tuer, n’ont rien d’autre à faire. Nous avons besoin des bras pour reconstruire notre pays. Il y a beaucoup à faire. Une fois la paix instaurée, il sera difficile de penser aux fonctions de ministre, car les opportunités sont immenses pour devenir un personnage incontournable du paysage économique. La misère est telle que les Centrafricains ne pensent qu’à la fonction publique, alors que le secteur privé est encore vierge, inexploré. Chaque Centrafricain a la chance de devenir grand commerçant, homme d’affaires, grand planteur, grand industriel, bref toutes les initiatives sont porteuses d’espoir et la rage de se faire une place dans le concert économique : les arts, la culture, l’Agriculture, l’élevage, le tourisme, les mines, l’eau minérale, l’Energie, les Nouvelles Technologies.

Julien BELA

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