Dossier ex-caade : la mafia financière s’engouffre au mi...

Vendredi 05.10.2018 : 09H35

Dossier ex-caade : la mafia financiEre s’engouffre au ministEre des finances : assassinat des caisses de l’Etat

Ministre finance h m dondra« En date du 13 novembre 1996, la loi N°96.025 du 13 novembre 1996 abrogeant les dispositions de l’ordonnance N°82.017 du 08 avril 1982 portant organisation de la Caisse Autonome d’Amortissement des Dettes de l’Etat (CAADE), cette institution ne jouit plus de l’AUTONOMIE financière et il a été créé une Direction de la Dette au sein du ministère des Finances ». Il fallait donc prendre en compte les perturbations sociales, suite à cette dissolution. Les cas de figure.

La mesure devait concerner tout le personnel de l’ex-CAADE, aussi bien le personnel sous statut que les fonctionnaires détachés. Concernant plus particulièrement les fonctionnaires, il est proposé qu’il leur soit laissé un choix entre les deux options:

-Réintégration dans leur administration d’origine. Ils seront alors traités conformément aux textes en vigueur les régissant;

-Bénéfice du mécanisme de désintéressement. Dans ce cas, ils renoncent à réintégrer leur administration d’origine.

MEcanisme

Le mécanisme comportera deux volets:

a) En cas de licenciement sauf cas de faute lourde, l’agent, à titre permanent, a droit, après trois (03) années de présence à la CAADE, à une indemnité de licenciement distincte du préavis, attribuée comme suit:

-33% de la moyenne mensuelle du salaire global des douze (12) derniers mois pour chaque année de présence, et ce pour les quatre (4) premières années de présence consécutive à la CAADE.

-38% de la moyenne mensuelle du salaire  global des douze (12) derniers mois pour chaque année de présence comprise entre la cinquième (5e) et la dixième (10e) année incluse de présence consécutive à la CAADE.

-45% de la moyenne du salaire des douze (12) derniers mois pour la période s’étendant au-delà de la dixième (10e) année.

Toutefois, alors que le licenciement résulte du seul cas de compression de personnel, l’agent a droit, après un an de présence, à une indemnité de licenciement égale à 25% de la moyenne mensuelle du salaire global des douze (12) derniers mois pour chaque année de présence consécutive à la CAADE.

Pour le calcul de la moyenne mensuelle du salaire global, il ne sera pas tenu compte de l’indemnité de congé servie pendant cette période: celle-ci sera remplacée par le salaire théorique que l’agent aurait perçu s’il avait travaillé ». Fin de citation.

* En ce qui concerne les fonctionnaires détachés auprès de la CAADE, ils bénéficieront de leur salaire de présence et l’indemnité de congé non pris, la fin du détachement ne saurait être interprétée comme un licenciement.

LA MAFIA

Dans le cas d’espèce, pour régulariser la situation du personnel, le ministère des finances s’est retrouvé avec deux (2) états de paiement du même personnel licencié de la CAADE. Le premier état de paiement est signé par les représentants du personnel et transmis à la Direction Générale du Budget (DGB) et l’Inspection Générale des Finances (IGF).

 La liste comporte 42 personnes, pour un montant global de cent cinquante sept millions six cent soixante deux mille huit cent quarante francs (157.662.840 F ) CFA.

Le second état de paiement n’est nullement signé. L’effectif du personnel atteint 85 agents et ne porte aucune signature. Le montant global est de deux cent soixante sept millions huit cent soixante treize mille cinq cent seize francs (267.873.516 F) CFA. D’où sort cet état de paiement anonyme? Pourquoi les efforts du personnel concerné pour contester ce second état de paiement, n’a pas retenu l’attention du ministre, de la DGB et de l’IGF ? Malgré toutes les démarches, le personnel a envoyé une note de clarification pour attirer l’attention du ministre sur les deux états de paiement en circulation dans ses services. Hélas, peine perdue et aussi bizarrement que cela puisse paraitre, la DGB et l’IGF ont fermé volontairement les yeux sur le premier état de paiement qui est correct, juste et transparent. Le ministre a ordonné le paiement plus approfondi, voire au rayon laser pour déceler ce qui se trame dedans. La DGB et l’IGF ne sont-elles pas complices d’un tel crime financier ? C’est la caisse de l’Etat centrafricain qui saigne. Les cadres du ministère des Finances prennent-ils conscience de la situation du pays ? Certains agents sont payés inférieur à ce qu’ils doivent percevoir. D’autres sont largement payés au-delà de ce qu’ils doivent percevoir. Même le nombre du personnel licencié pose un réel problème. Le personnel reconnait, signe et vise un effectif de 42 agents. Le second état de paiement, monté de toutes pièces,  ne comporte aucune griffe, aucune signature et compte 85 agents.

Les cadres centrafricains sont les vrais artisans de la déconfiture du pays, de la misère ordurière et de la pauvreté absolue du peuple centrafricain. Pauvre Touadéra, qui va l’aider ? La rupture n’est qu’un vœu pieux. C’est triste pour la RCA et son devenir.

Julien BELA 

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