DEVIENT-ON MINISTRE DE LA REPUBLIQUE POUR ENRICHIR LE PAYS OU...

Mardi 24 Janvier 2017 : 13H07

DEVIENT-ON MINISTRE DE LA REPUBLIQUE POUR ENRICHIR LE PAYS OU

S’ENRICHIR SOI-MEME SUR LE DOS D’UN PAYS SOUS PERFUSION ?

Touadera 7

 

A peine dix mois, la RCA tourne en rond, comme s’il n’y avait pas encore de gouvernement où les ministres rivaliseraient d’ardeur, de compétence, d’imagination et de créativité pour sortir leur pays de la misère, de la pauvreté, de malnutrition et la sous alimentation, dans un contexte d’extrême urgence. C’est une course contre la montre pour effacer les stigmates de la crise et de la misère absolue. Mais hélas, il n’en est rien. Les vieilles courbatures du passé sont restées cramponnées au gouvernement Sarandji. Les nominations de complaisance ont accouché d’un gouvernement moribond. Les gens se sont bousculés aux portes de Touadéra pour être ministres à ne rien faire. Ils sont juste aux aguets à tous les robinets financiers relevant de leur tutelle. Ils ne sont nullement au service d’un pays.

Les ministres attendent entre les quatre murs de leur cabinet, la fin du mois et les fins de semaines. La richesse va-t-elle tomber du ciel ? Qui va créer la richesse pour répondre aux attentes de la population ? Est-il au chef de l’Etat de tout faire en lieu et place d’un gouvernement de 23 membres ? Les départements qui bougent, ne représentent même pas le tiers. Il faut avoir une vision, de la clairvoyance, de l’imagination et de la créativité pour accepter un poste ministériel. Une fois nommé, votre vision s’est traduit en réalisation concrète, à travers un plan d’action et les objectifs à atteindre. Le cas du ministère de la Communication interpelle, quant à « l’avenant technique de la convention pluriannuelle 2013/2016 pour la réalisation d’un réseau satellitaire de diffusion terrienne des ondes radio et télévision  en République Centrafricaine ». Cet avenant n’est pas encore dans sa phase exécutoire et les travaux sont suspendus, pour, dit-on, reprendre en mars 2017. Il a été signé par trois (3) ministres : Le ministre de la Communication et de l’information ; le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération et le ministre des Finances.

La communication est transversale et permet de mettre en exergue les actions, les réalisations du gouvernement, notamment la communication tout court. Depuis l’investiture de Touadéra, la communication n’existe que de nom. Même avant, pendant et après Bruxelles, la communication est déficitaire, pour ne pas dire inexistante. « TELECONSUL TSRL  » repousse les échéances comme bon lui semble. Et pourtant, il y a un ministre en charge de la Communication et de l’information, qui doit offrir aux Centrafricains, une radio et une télévision de qualité, en un temps record. Dans le cas contraire, il faut débouter « TELECONSUT SRL », au profit d’une autre entreprise plus dynamique. Cet avenant a été signé entre «TELECONSUT SRL » et la partie centrafricaine, depuis le 29 août 2016.

Il y a également les logements sociaux avec le Maroc et le Nigéria et bien d’autres. Pourquoi de tels projets qui sont vitaux pour l’amélioration des conditions de vie des Centrafricains, doivent trainer dans les tiroirs ? Alors que ce sont des projets immédiatement exécutoires qui symbolisent les réalisations concrètes du gouvernement. L’ex-empereur Bokassa 1er reste inégal à cause de ses réalisations concrètes : Immeubles, routes, Université, Mamica pour la couture des tenues militaires, les logements sociaux (200 villas), les 14 villas, les 36 villas, une briqueterie, etc. Si les ministres de l’époque étaient des dormeurs, des assoiffés d’argent, Bokassa ne pouvait avoir à son actif autant de réalisations. Les ministres étaient des agents de développement, d’où «  Opération Bokassa » qui a propulsé un temps soit peu l’agriculture en RCA. Beaucoup de ministres sont jeunes, mais plus voraces, plus cupides que les cieux et la terre réunis. Sous d’autres cieux et dans les pays qui nous entourent, les jeunes veulent laisser des traces, des empreintes de leur passage à la tête de tel ou tel département. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, ce sont des ministres très jeunes qui ont des rêves de propulser leur pays au niveau des Etats-Unis, de la Chine, du Japon. On entend partout « Sénégal émergent », « Gabon émergent », « Congo-Brazzaville émergent  », « Cameroun émergent », mais la RCA est un trou noir. Les Centrafricains ont les mêmes diplômes, les mêmes références, les mêmes compétences, pourquoi sommes-nous ainsi nés, tares, cupides, méchants ? Personne ne veut mettre tout son savoir au service de son pays. La haine, la méchanceté, la cupidité, nous empêchent d’éclater comme le Royaume du Maroc, le Sénégal, le Kenya, le Cameroun, le Gabon. Qui va construire la RCA à l’allure où vont les choses ? Faut-il importer des cadres du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, du Royaume du Maroc, du Cameroun pour suppléer à nos carences ? Quelle honte !

 

Julien BELA

   

 

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