DES TROUBLES AVEC LE RISQUE ...

Mardi 19.09.2017 : 09H55

DES TROUBLES AVEC LE RISQUE D’EMBRASEMENT

GENERALISE DU PAYS LA OU LA MINUSCA MET LES PIEDS

Dans certaines régions du pays où les ex-combattants de la Séléka et Anti-Balaka existent, les communautés vivent en parfaite harmonie. Ce n’est que lorsqu’un contingent de la Minusca est déployé dans ces zones que la tension augmente et devient vive, non seulement entre les groupes armés, mais aussi entre les communautés. C’est le constat fait par un observateur expatrié sur la situation sécuritaire en République Centrafricaine avec le regain de violences observé à l’intérieur du pays.

La semaine qui vient de s’écouler, la population de la ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré  a manifesté farouchement en érigeant des barricades pour protester contre la Minusca qui selon elle, « soutient les éléments des 3R de Sidiki et d’autres factions rebelles de la Séléka afin de massacrer la population civile ». Sans pour autant nous voiler la face, nous pouvons affirmer que la Minusca est le responsable numéro un des malheurs qui s’abattent jour et nuit sur la population civile centrafricaine à l’intérieur du pays. Et même si les responsables des Nations-Unies nient leur implication dans la souffrance du peuple centrafricain, des témoignages qui ont été faits par certains leaders des politico militaires sont encore là pour étayer nos propos.

Le premier témoignage est celui de feu Joseph Zoundéko du mouvement RPRC, citant nommément la Minusca et certains leaders politiques centrafricains de soutenir les éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darassa. Et cela pourrait être la raison même pour laquelle Zoundéko a été abattu dans un raid de la Minusca. Le second témoignage vient de Azor Khalid, dénonçant également certains responsables de la Minusca et leaders politiques centrafricains de soutenir les groupes rebelles afin de prolonger la souffrance du peuple centrafricain. Depuis la date du 24 mars 2013 à ce jour, qui soutient réellement les groupes armés en leur fournissant des armes, munitions et autres effets de guerre ? Le cas de Ali Darassa est très flagrant. Il n’a jamais effectué un déplacement hors du territoire de la République Centrafricaine depuis qu’il a été parachuté dans le pays. Où trouve-t-il ces armes et munitions qui lui permettent de tuer, massacrer, piller, incendier et détruire tout sur son passage dans l’arrière-pays à n’en point finir ?

Les experts de l’ONU avaient eux-mêmes dans un rapport précisé les trafics d’armes qui se développent entre les frontières de la RCA, du Tchad, du Soudan et des deux (02) Congo. Par quelles voies et par quels moyens ces groupes rebelles peuvent-ils réellement  importer ces armes en RCA depuis les territoires étrangers ? Il y a anguille sous roche. Le fait de délocaliser Ali Darassa de la ville de Bambari au motif d’éviter le pire sur la population civile n’est qu’un prétexte pour la Minusca de propager les affrontements dans les zones calmes et créer des troubles pour faire perdurer la crise et prolonger la souffrance du peuple centrafricain.

Et c’est bien vrai que la présence de la Minusca dans les zones calmes n’a fait que créer des troubles non seulement au sein des groupes armés, mais aussi dans les différentes communautés qui, pourtant vivaient en parfaite harmonie depuis que la crise a éclaté en République Centrafricaine. Des villes de Bria, Alindao, Mobaye, en passant par Bangassou, Zangba, Zemio pour ne citer que celles-ci, la présence de la Minusca n’a fait qu’augmenter les tensions avec des affrontements diluviens et interminables entre les groupes armés ciblant parfois les communautés, les humanitaires et les casques bleus de l’ONU. Et malgré les attaques à répétitions contre les forces internationales, la Minusca n’est restée que l’ombre d’elle-même. C’est la preuve qu’elle ne peut agir efficacement contre ces groupes rebelles au risque d’être dénoncée par leurs leaders.

Les populations civiles du Mbomou, Haut-Mbomou, Basse-Kotto et Haute-Kotto en savent quelque chose de la manipulation de certains contingents de la Minusca déployés dans leurs régions pour soi-disant protéger les civils. Une force de maintien de la paix ne peut jamais assister sans réagir aux massacres d’une population sans défense. Elle aurait dû s’interposer entre les parties en conflit pour empêcher les risques et protéger réellement les civils. Mais le constat est très armer quand ces forces internationales se retranchent souvent dans leur coquille et observent les crimes horribles qui se commettent sous leur barbe.

C’est exactement ce que l’opération Sangaris a fait avant de prendre ses jambes au cou en abandonnant les centrafricains devant les milles et une (1001) équations des groupes armés. Les événements du 26 Septembre et 29 Octobre 2015 restent gravés dans la mémoire des Centrafricains. C’est l’opération Sangaris qui a manipulé les drogués du Km5 pour mettre les 3éme et 6éme arrondissements de la ville de Bangui à feu et à sang. Depuis que les soldats français ont quitté la RCA, les zones qu’ils contrôlaient sont calmes. Et c’est la Minusca qui prend désormais la relève. A l’allure où vont actuellement les choses, les conflits risquent d’embrasser tout le pays à cause des soutiens occultes de la Minusca, des leaders politiques, ainsi que de certaines puissances étrangères.

Pauvre RCA de feu Barthelemy Boganda qui peine toujours à retrouver la paix et la stabilité afin de prendre l’élan de son développement socio-économique, culturel et éducatif car, la réalité sur le terrain est triste.

Amedé NGUETE

 

 

 

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