DES MOYENS MILITAIRES AERIENS CONSEQUENTS ...

Mardi 27.03.2018 : 11H01

 DES MOYENS MILITAIRES AERIENS CONSEQUENTS POUR BRISER LA CAPACITE DE NUISANCE DES GROUPES ARMES RECALCITRANTS

Helico minusca 1 1Seuls des moyens militaires aériens conséquents peuvent briser la capacité de nuisance des groupes armés récalcitrants. Le chef de l’Etat a fait tout ce qui est en son pouvoir, pour tendre une main fraternelle à ses frères des groupes armés. Qu’à cela ne tienne, ils sont entrés dans le gouvernement. Malheureusement, la rage de tuer, de détruire, ne faiblit pas. Les leaders de ces groupes armés se croient invincibles, tout-puissants, ferment la voie à toutes les opportunités de sortie de crise, d’où qu’elles viennent. Du président de la République, chef de l’Etat, nous avons vu successivement la CEMAC, la CEEAC, les Grands Lacs, Sant’ Egidio, le Pape François, la Plateforme religieuse, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies, mais les lignes ne bougent guère.

Les populations sur les sites des déplacés, celles en exil, ne peuvent revenir chez eux, car la violence demeure ; les gens souffrent comme des animaux pour rien au monde. Aucune revendication politique ne pourrait tenir la route. Il n’y a qu’une volonté satanique de nuire, de prendre la population en otage, d’empêcher tous les efforts déployés pour le relèvement du pays. La Russie doit sauver le peuple centrafricain en déployant les moyens qu’il faut pour anéantir ces bandits de grand chemin qui ont pris goût au trafic des pierres précieuses en direction du Tchad, la source de tous les malheurs de la RCA. Tous les groupes armés récalcitrants ont pour base arrière le Tchad. Ils se ravitaillent au Tchad, recrutent au Tchad, vont et viennent du Tchad comme bon leur semble. Le Tchad prétendait avoir fermé ses frontières avec la RCA. Une chose est sûre, Bozizé n’est pas Touadéra et chacun a une vision politique différente de son pays.

Les accords se suivent,  se ressemblent et demeurent lettre morte. Les foras se suivent et se succèdent sans succès. Les recommandations du Forum National de Bangui sont exécutées à presque 90 %. Faut-il encore d’autres recommandations, puisque des voix s’élèvent pour une énième rencontre inclusive. Combien de Foras se sont déroulés en RCA sans qu’il y ait un véritable pas de franchi ? L’hypocrisie, la haine, la rancœur, la fourberie, les calculs sataniques, prennent le dessus sur les vrais problèmes des Centrafricains. Les recommandations du Forum, entièrement appliquées, n’ont pu infléchir la courbe de la violence. Il faut aimer son pays, avoir un patriotisme à toute épreuve pour se surpasser et privilégier l’intérêt supérieur de la nation. La classe politique sacrifie cinq millions de Centrafricains sur l’autel des intérêts égoïstes, personnels. Depuis l’investiture de Touadéra, les candidats malheureux ne ruminent que des coups d’Etat. La soif du pouvoir les a rendus aveugles. Quelle que soit la rencontre, personne ne dira la « Vérité », bien au contraire, la préoccupation essentielle serait de tirer très fort le drap de son côté. D’ailleurs, le niveau de culture politique de ces gens qui jacassent laisse à désirer. C’est l’un des paramètres qui fait perdurer la crise. Il n’y a que des têtes trop pleines et non bien faites. Pour les débats politiques de qualité en Centrafrique, il faut attendre l’an 3.050.

Touadéra a hérité d’un pays à feu et à sang, un pays en lambeaux, alors que la transition avait pour mission de léguer, avec le retour à l’ordre constitutionnel, un pays pacifié. Ces mêmes leaders politiques, champions du monde de toute catégorie de critiques, faisaient partie des différents gouvernements de transition de Djotodia et de Catherine Samba-Panza. La question sécuritaire n’était pas une préoccupation. Samba-Panza à New York pour défendre le dossier centrafricain, c’est un coup de force à Bangui pour la renverser. Elle est revenue en catastrophe pour préserver et sauver son fauteuil. C’est la même logique qui se poursuit avec Touadéra. Le coup d’Etat est devenu un mode de vie en RCA. Et c’est bien dommage. Les commanditaires, depuis sous Catherine Samba-Panza, sont demeurés les mêmes à ce jour. Et ce sont eux qui sont les premiers à demander une rencontre pour ne rien dire, mais juste pour lorgner des postes. S’ils ne l’obtiennent pas, ils repartent dans la tanière de Satan pour de nouveaux rites de nuisance.

Ce qui dérange, c’est leur nanisme politique et c’est ce que déplore la Communauté internationale. Heureusement que le ridicule ne tue pas en Centrafrique. La jeunesse centrafricaine, étant moulée dans cette médiocrité politique, a toutes les peines du monde à se démarquer de cette racaille afin de donner un sens et un contenu à son destin. Les partis politiques reflètent leurs leaders et les leaders reflètent leurs partis politiques. Et pourtant, rien de commun avec un vrai parti politique qui est une école, un centre de formation politique, de formation civique, de formation à la pratique gouvernementale, parlementaire, de conseiller économique. Un cadre d’un parti est un « Prêt-à-porter » pour l’administration publique. Est-ce le cas en Centrafrique? Vingt, quarante ans dans un « groupement politique » en RCA, un militant reste tel qu’il était, à son entrée dans le parti. On ne peut gravir la marche ou les échelons, de quel « parti politique » parle-t-on en RCA ? Y a-t-il une différence entre un homme politique et un « chercher à manger » du marché central ?

Que de supputations ont suivi l’annonce de l’arrivée des Russes parmi la classe politique. Beaucoup sont allés à l’Ambassade de France pour parler de trahison, alors que la France a soutenu le dossier russe. Regardez-les, honteux et confus, misérables politiciens. Le Conseil de Sécurité a été unanime sur le dossier russe. Les branches armées de certains partis politiques continuent de marmonner les coups d’Etat. Les manipulations des groupes armés pour massacrer les Centrafricains se poursuivent. Cependant, vous voulez accéder à la magistrature suprême de l’Etat. Le peuple centrafricain est-il le peuple le plus « bête » au monde ? Le peuple centrafricain voit tout, sait tout, comprend tout. Le moment viendra où il attendra de pieds fermes les candidats à la présidentielle. Et l’on se souviendra de ce qui est arrivé à feu président Kolingba en 1992-1993. Il était refoulé par la population partout où il passait. Les leaders politiques qui pensent que le peuple est « bête », se trompent largement. Les tee-shirts de Kolingba étaient portés par les chiens, les cabris, les porcs. Dans toutes les localités, Kolingba déguerpissait en catastrophe, alors que ses fidèles « doungourou » le rassuraient avec des paroles douces et mielleuses, « Tout va bien, Excellence », mais hélas ! Sur le terrain, « tout va très mal » pour Kolingba. Les exemples ne manquent pas en Centrafrique. Mais les leaders politiques continuent de croire dur comme pierre que les Centrafricains sont bêtes, ne voient rien et ne savent rien, corvéables et manipulables à souhait, on peut aussi les tromper et à volonté abuser d’eux. C’est une approche suicidaire. Les mêmes qui ont lamentablement échoué durant les deux gouvernement de transition, ce sont eux qui ne voient  la poutre que dans les yeux des autres. Un bossu ne voit jamais sa bosse.

 

Julien BELA

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