DES MINES DECOUVERTES A BATANGAF0O ET LA PEUR S’EMPARE DE LA...!

Mercredi 08/03/2017 : 09H56

DES MINES DECOUVERTES A BATANGAFO ET LA PEUR S’EMPARE DE LA POPULATION : DANGER DE MORT !

Serge bokassa 2 1Les habitants de la ville de Batangafo vivent la peur au ventre. Et ce, à cause des engins explosifs découverts dans la localité. En effet, d’après le sous-préfet de cette ville, des mines antichars ou anti-personnelles, ont été découvertes. Ayant été informé de la situation, la Minusca est descendue sur le lieu et a pu constater les faits. Elle a promis les désamorcer dans les jours à venir.

C’est un grand danger qui guette la population de Batangafo en particulier et celle des autres villes de la RCA où sont basés les rebelles en général. Après la grave crise qui a frappé de plein fouet notre pays, on s’attendait à de telles découvertes. Car, si l’embargo sur les armes et les effets militaires est destiné uniquement à l’armée nationale, force est malheureusement de constater qu’il ne concerne nullement les groupes armés non conventionnels. De ce fait, ils peuvent s’approvisionner en armes et autres effets militaires en toute liberté et sans inquiétude. C’est la raison pour laquelle, les rebelles de la Séléka ont acheté ces engins explosifs pour se défendre et se protéger contre toutes attaques venant de l’intérieur ou de l’extérieur.

Ces mines disséminées sous la terre constituent un danger non seulement pour la population civile mais aussi pour les Casques Bleus de la Minusca. Dans certains pays africains qui ont connu des crises militaro-politiques comme celle qui perdure en RCA, des civils, des soldats onusiens et ceux des pays en question, ont payé le plus lourd tribut de ces engins explosifs. Des véhicules se sont fait sauter sur les mines occasionnant des pertes en vies humaines et des blessés. En un laps de temps, un individu se retrouve avec des jambes ou des bras amputés et devient handicapé.

Donc, il s’avère indispensable et urgent de faire des campagnes de sensibilisation en direction des populations, tant à Bangui que dans l’arrière-pays. Nous jetons des fleurs à la Minusca qui s’est déjà employée à sensibiliser le grand public sur les engins explosifs. « Attention, garder des engins explosifs est dangereux », peut-on lire sur des banderoles. C’est autant dire que tout citoyen centrafricain n’a pas le droit de garder des engins explosifs et autres effets militaires sous son lit, dans le plafond, le puits et sous le sol. Les dégâts causés lors de leur explosion sont incommensurables et très meurtriers.

Pour ce faire, les parents doivent aussi sensibiliser leurs enfants à ne pas toucher  ou jouer avec des engins explosifs. Car la sécurité n’est pas seulement l’affaire du gouvernement et de la Minusca. C’est l’affaire de tous. Tout engin suspect doit être signalé aux responsables de la sécurité afin qu’ils puissent prendre des dispositions pour les neutraliser à temps. Nous saluons les efforts entrepris par le sous-préfet de Batangafo dans le sens de la sensibilisation de ses administrés. Et nous espérons que d’autres autorités administratives dans les villes de l’arrière-pays lui emboîteront le pas. Donc, les Centrafricains doivent être prudents dans leur déplacement ou les actions qu’ils mènent sur le terrain. Car, les combattants des groupes armés, sachant d’avance que leur fin s’annonce, ont enfoui dans le sol des engins explosifs qui peuvent exploser à tout moment, si nous ne contrôlons pas nos gestes, nos pas.

A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire