DES AFFRONTEMENTS TRES MEURTRIERS ENTRE L’UPC...

Mer. 02 Fév 2017 : 10H52

Minusca 6

DES AFFRONTEMENTS TRES MEURTRIERS ENTRE L’UPC ET LA COALITION FPRC-MPC A BAMBARI :

LA « LIGNE ROUGE » DE LA MINUSCA NE SERAIT ELLE PAS FRANCHIE ?

 

La préfecture de la Ouaka, située au centre du pays est-elle condamnée à vivre les actes barbares des groupes armés, UPC, FPRC et MPC ? Quand les populations de cette ville seront-elles en paix ? Il est difficile de le savoir. Hier, des affrontements intercommunautaires ont opposé les combattants de l’UPC et ceux de la coalition FPRC-MPC dans les villes de Bakala et Ippy. Aujourd’hui, ces mêmes groupes armés dissidents de la coalition Séléka seraient entrain de se livrer des combats acharnés à Bambari. D’après RFI, « ce matin du mardi 07 février 2017, dans le journal de 06 heures, des affrontements sont signalés dans la ville de Bambari ». Le bilan serait lourd à en croire cette station internationale, mais sans pour autant donner un chiffre exact. Si cette information s’avère vraie, la fameuse « ligne rouge » de la Minusca a-t-elle encore un sens ? Difficile de le dire à l’heure actuelle.

Si cette « Ligne rouge » est franchie aujourd’hui, ce n’est pas étonnant. Le peuple centrafricain en général et la population de la Ouaka en particulier, s’attendait à un tel évènement. Car de tout temps, la Minusca a inventé des formules mathématiques à plusieurs variables dont elle est incapable de les résoudre. Nous citons entre autre, « Pleine capacité opérationnelle », « Villes sans arme », « Mise en garde » et enfin « Ligne rouge ». Malheureusement, toutes ces formules idiomatiques n’ont jamais trouvé de solutions. Les inconnues ne sont pas connues, pour la simple raison que la pleine capacité opérationnelle n’a servi à rien ; les localités de Kaga-Bandoro et Bambari qui ont été déclarées « sans armes » sont loin de voir le bout du tunnel. Les détonations d’armes lourdes et légères sont quasi quotidiennes. Si cette formule magique était vraiment prise en compte par la Minusca, devrions-nous assister aux affrontements entre l’UPC et la coalition FPRC-MPC ? Quant à la mise en garde, n’en parlons pas. De jour en jour, on entend par-ci, par-là, « Mise en garde », mais en réalité celle-ci est annoncée tambour battant pour faire endormir les Centrafricains. C’est un véritable opium pour le peuple centrafricain.

La Minusca prétend avancer de tels propos pour prouver aux yeux du monde qu’elle fait bien son travail de protection de la population civile. Mais concrètement, c’est un coup d’épée dans l’eau. S’agissant de la « Ligne rouge », nous savions d’avance qu’elle sera franchie par ces va-t-en-guerre, ces hors la loi, qui ne cessent d’être caressés dans le sens du poils. Nous savions toujours, « aux grands maux, les grands remèdes ».  Personne n’a daigné nous écouter. Et les mêmes faits produisent les mêmes effets. Tout semble que la RCA et son peuple ne tournent qu’en rond. Il en est de même pour les Casques Bleus. On ne s’attaque pas aux vrais maux qui minent la RCA. Les troupes de la MINUSCA  sont championnes toutes catégories confondues dans les bonnes initiatives, mais leur concrétisation pose toujours problème. Aussi, la Minusca bat le record des formules, mais n’arrive pas à résoudre l’une d’entre elles. Quel paradoxe !

A la lumière de ce que nous observons à l’heure actuelle dans nos villes de province, nous exhortons les Centrafricains à être vigilants, afin qu’ils ne tombent dans un trou très profond. Car les gens ont tout dit mais rien n’a bougé d’un iota. Toutes les formules de la Minusca ont échoué sur tous les fronts. Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Il vaut mieux que les Casques de la Bleus de la Minusca change de stratégies pour espérer un jour être rachetés par le peuple centrafricain. Il y a certes des efforts qui se font par certains contingents pour ramener la paix et la sécurité en RCA. D’autres sont le ventre mou de la mission. Ils voguent au gré du vent ou rament à contre courant. D’où nécessité de revoir leur mandat afin qu’ils soient performants, efficaces et redoutables, face aux attaques des groupes armés. Dans le cas contraire, ce serait le chaos.

Une autre option est de passer à la vitesse supérieure. Le temps de dorloter Nourredime Adam, Mahamat Alkhatin, Ali Daras, Abdoulaye Issein et tant d’autres est révolu. Si réellement les combattants de l’UPC et ceux du FPRC-MPC, ont contourné la ligne rouge et se sont affrontés à Bambari, il est urgent que le gouvernement et la Minusca haussent le ton, tant devant ces criminels, ces bandits de grand chemin, ces malfrats. Les regarder agir de la sorte, c’est sacrifier les populations de la Ouaka et de ses environs sur l’autel du diable.

L’heure n’est plus aux discours stériles tels, « Villes sans armes », « Ligne rouge », mais plutôt à des actes concrets posés par la Minusca et bénéfiques pour les populations de l’arrière pays qui souffrent atrocement des coups de gueule du FPRC, du MPC et de l’UPC. Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras doivent être arrêtés pour que cessent les affrontements intercommunautaires très meurtriers dans la préfecture de la Ouaka. C’est désormais réel et vérifier que les Nations Unies n’ont jamais résolu une crise nulle part au monde.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA   

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