DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES..

Vendredi 17.02.2017 : 10H03

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

LE FPRC DETERMINE A CHASSER ALI DARASS DE BAMBARI

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), a réaffirmé sa détermination à déloger l’UPC et son chef, Ali Darass, de Bambari. L’annonce a été faite hier mardi 14 février par son sous-chef d’Etat-major, Azor Khalit.

Après la mort du chef d’état-major du FPRC, le général Joseph Zoundéko dans un raid de la Minusca dimanche dernier, ce mouvement armé est toujours déterminé à bouter l’UPC qui a fait de Bambari sa forteresse.

Interviewé par le RJDH, Azor Khalit a déclaré que le FPRC a dépassé la ville de 10 Km. Et le décès de leur commandant militaire ne change pas leur objectif qui est toujours la prise de Bambari. « Si la Minusca n’était pas intervenue, nous aurions déjà conquis Bambari. Notre ennemi n’est pas la Minusca mais Ali Darass afin qu’il puisse regagner son pays, le Niger et arrête de manipuler la ville de Bambari ». D’une voix ferme, il a martelé, « nous ne nous battons pas contre la Minusca, mais notre seul objectif est de déloger Ali Darass de Bambari. Que la Minusca arrête avec son double jeu ».

Sur les circonstances de la mort de son compagnon d’armes  Zoundeko, le N° 2 de l’aile militaire du FPRC a rapporté que « le général Zoundeko a été atteint par la balle de la Minusca au moment où il alertait les femmes et les enfants à se cacher ».

Depuis trois mois, les anciens alliés de la Séléka se livrent un combat fratricide au centre de la RCA. Le FPRC a franchi dimanche dernier la ligne rouge tracée par la Minusca, ce qui a couté la vie au général Joseph Zoundéko, l’un des leaders de ce mouvement. Sur cette recrudescence de la violence, 10 partis politiques ont réagi pour condamner le regain des hostilités qui portent atteinte à la vie des populations civiles.

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NOMINATION DU PROCUREUR DE LA COUR PENALE SPECIALE

 

Le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra a nommé ce mercredi 15 février, Toussaint Muntazini-Mukimapa, Procureur de la Cour Pénale Spéciale.

Le Colonel Toussaint Muntazini –Mukimapa de la République Démocratique du Congo (RDC), est nommé ce mercredi 15 février par le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, Procureur de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique.

Le colonel Toussaint Muntazini –Mukimapa fut premier avocat général des Forces armées de la République Démocratique du Congo (RDC), point focal de la coopération entre la Cour Pénale Internationale et le système de justice militaire de la RDC.

La Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique est une institution judiciaire qui a été créée pour juger les auteurs de graves violations des droits internationaux et des droits humains perpétrés en Centrafrique de 2003 à 2015. Elle sera composée de 13 juges nationaux et de 14 magistrats étrangers.

La nomination du procureur de la CPS intervient avec la recrudescence des violences au centre de la RCA et au lendemain de la publication du rapport d’Amnesty international sur la justice centrafricaine.

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) Afrique, qualifie déjà cette nomination « d’une avancée concrète et positive de l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique ».

Plusieurs organisations des droits de l’homme, nationales et internationales ont réclamé la mise en route  rapide de cette cour pour combattre l’impunité.

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DES ORGANISATIONS DU KM5 FORMEES SUR LA PAIX, LE CIVISME ET LA RELANCE ECONOMIQUE

 

La Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine (PIJCA) organise du 15 au 17 février 2017 la formation des organisations du  Km5 sur la paix, la cohésion sociale, le bien être, le civisme et la relance économique.

Pour sensibiliser au retour de la paix en Centrafrique et la relance des activités socioéconomiques, la Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine (PIJCA) a initié une formation à l’endroit des structures du Km5, l’un des points névralgiques de la capitale centrafricaine et considéré comme poumon économique de Bangui.

Dans son mot d’ouverture, Mamadou Aroufay, représentant du Maire du 3e  arrondissement de Bangui a déclaré qu’« il y a un temps pour la  guerre et un temps pour la paix » et d’ajouter que « le temps est maintenant pour l’instruction et le travail ».

Ousman Djida, vice-président de la Plateforme Interconfessionnelle a souligné que  « la paix et l’enseignement sur la religion et le développement constituent les principaux buts de cette formation des jeunes autodéfenses ».

Pour Mahamat Ali Fadoul, président de l’autodéfense du km5, « il est temps de former les jeunes pour un avenir meilleur de notre pays. A la sortie de cette formation, l’autodéfense sera capable d’assurer la sécurité en veillant au respect des droits de l’Homme», espère-t-il.

Cette rencontre, regroupant tous les groupes d’autodéfense, les leaders religieux et communautaires revêt beaucoup d’enjeux, notamment la libre circulation des personnes et des biens au KM5 et la relance des activités économiques dans le secteur.

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FRONT COMMUN DES POLITIQUES FACE A LA RECRUDESCENCE DES VIOLENCES

 

Dix partis politiques ont dénoncé la recrudescence des violences occasionnées par les combats fratricides qui opposent l’UPC et la coalition FPRC-MPC, trois groupes armés issus de l’ex-Séléka.  Ils l’ont fait savoir dans une déclaration commune publiée le mardi 14 février dernier.

Tous les grands partis politiques sont signataires de cette déclaration dans laquelle ils font état de leur inquiétude suite à la flambée de violences dans plusieurs villes de l’arrière-pays. Ces formations politiques expliquent que « des foyers de violences d’une extrême gravité provoqués (…) se sont allumés presque sur toute l’étendue du territoire centrafricain ».

Dans leur communication, les leaders politiques craignent un embrasement généralisé qui, pourrait conduire à une possible déstabilisation de nouvelles institutions issues des élections de janvier-février 2016.

Le bloc de ces dix partis politiques engage le nouveau pouvoir et la Minusca à déployer les efforts nécessaires pour éviter ce qu’il appelle « la bataille de Bambari » dont les conséquences, selon la déclaration, pourraient être désastreuses.

Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du Rassemblement Pour la République (RPR), un des partis signataires pose la neutralisation de Ali Daras comme solution à ce regain de violence. Il souhaite l’usage de la force pour arrêter le leader de l’UPC. « Le problème de Bambari et de toute la région, c’est Ali Daras qui n’est pas Centrafricain mais qui, fort des 2000 hommes à sa disposition, crée le désordre. La solution aujourd’hui, c’est la neutralisation de ce Nigérien. Qu’il pleuve qu’il neige, Ali Daras doit être neutralisé par la force sinon, l’insécurité va continuer », a-t-il expliqué dans une interview au RJDH.

Les régions de la Haute-Kotto et de la Ouaka sont en proie depuis trois mois à des violences liées aux combats qui opposent la coalition MPC-FPRC à l’UPC. Il y a cinq jours, le général Joseph Zoundeko, ancien chef d’Etat-major de la Séléka, est tué dans un raid de la Minusca à l’entrée de la localité d’Ippy, à moins de 80 Km de Bambari où sont retranchés Ali Daras et ses combattants. La situation est confuse pour l’heure à Ippy et très précaire à Bambari où aucun combat n’est encore signalé même si les informations font état de tirs sporadiques.

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DES JEUNES SENSIBILISES SUR LA SEXUALITE RESPONSABLE

 

Pour la Saint-valentin, 26 responsables des organisations des jeunes de Bangui ont participé hier après-midi à l’Alliance Française de Bangui, à une conférence-débat sur « le droit de santé sexuelle et reproduction des adolescents et des jeunes ». Elle a été organisée par CISJEU en partenariat avec Cordaid dans le cadre du Projet J3S (Jeunesse, Santé, Sexualité et Sécurité).

Préoccupée par la santé en milieu jeune et la prévention de maladies sexuellement transmissibles, l’ONG locale CISJEU appuyé par Cordaid a profité de la journée de la Saint-Valentin le 14 février pour échanger avec les jeunes sur les enjeux du « droit de santé sexuelle et reproduction des adolescents et des jeunes ».

Pour justifier le thème de cette conférence-débat qui coïncide avec la Saint-Valentin, le Docteur Aboubacar Backo, Coordonnateur du Projet Js3 à Cordaid a déclaré que « pendant la Saint-Valentin, les Jeunes prennent beaucoup de risques. C’est pourquoi ce thème  a été choisi pour conscientiser ses jeunes sur leur droit et leur devoir afin qu’ils évitent les comportements à risque, sources de contamination aux Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et le VIH/SIDA et les grossesses non désirées ».

L’objectif visé, a-t-il ajouté, est de « réduire au maximum les risques encourues par les jeunes, les informer sur leur droit et les risques auxquels ils sont exposés ».

Abraham Delimo, Vice-président du Club RFI Fononon, élève au lycée du Centre Protestant pour la Jeunesse, s’est réjoui de cet échange. « Cette conférence-débat m’a permis de connaitre mon statut de jeune et savoir me protéger contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA ». Sorti nanti de connaissance, il a promis, en tant que Vice-président d’une organisation de la Jeunesse de  mettre tout en œuvre pour sensibiliser les jeunes sur des comportements à risque en milieu jeune.

Le Docteur Aboubacar  Backo, Coordonnateur du Projet Js3 a rappelé que la jeunesse Centrafricaine,  particulièrement les filles sont exposées au VIH/SIDA. Sur 100 filles, au moins 04 sont infectées. Les taux de grossesse non désirée, le mariage précoce et l’analphabétisme restent élevés au sein de cette catégorie de la population.

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VERS LA REPRISE DES ACTIVITES DU HANDBALL APRES SIX MOIS DE CESSATION

Après un semestre d’inactivité relative à la crise née de l’Assemblée Générale Elective du 14 mai 2016, le handball centrafricain tente de reprendre ses activités.

La contestation de l’élection de Tahir Zenou Zed, lors des assises du 14 mai 2016 par le camp du président sortant de la Fédération Centrafricaine de Handball (FCH), le Docteur Patrick Ningata Djita  pour « irrégularités » a été le point de discorde qui a plombé les activités de cette fédération. Après avoir dépêché une mission à Bangui en juillet 2016, la Confédération Africaine de Handball (CAHB) a invalidé cette élection.

Cette crise a bloqué le déroulement du championnat depuis la fin de la saison 2015-2016 et le Festihand joué en mars 2016. La pratique du handball se limite alors qu’aux retrouvailles de week-end entre les anciens joueurs. Certains joueurs sont obligés de s’exiler, d’autres se sont reconvertis en basketteurs par manque de compétition.

Soucieux de la reprise du championnat national et pour l’avenir du handball centrafricain, des cadres de ce sport et les parties en conflit se sont convenus de relancer les compétitions nationales.

Thierry Clothaire Gabato, que la Confédération Africaine de Handball a accrédité pour gérer le vide partage aussi cette démarche. Il a déclaré que « nous sommes prêts pour que les activités reprennent en attendant la décision de la CAHB. La ligue de Bangui qui est la patronne des clubs de Bangui, peut par exemple organiser le championnat ».

Ce point de vue est aussi partagé par le camp de Tahir Zenou Zed qui souhaite que le championnat reprenne le plus vite possible.

Le ministère chargé de la Promotion du Sport avait sanctionné les deux camps et a par la même occasion accusé le Comité National Olympique et Sportif Centrafricain de partialité.

Cette reprise du championnat est conditionnée d’abord par la levée de la sanction au niveau national en attendant la décision tant attendue de la CAHB.

 

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