DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES : 27.01.2017

Vendredi 27.01.2017 : 10H47

DEPECHE RJDH-RADIO COMMUNAUTAIRES

 

CAMEROUN : LA COMMISSION DE LA CEMAC REÇOIT LE SYSTEME DE GESTION DES CONNAISSANCES

La Coopération allemande, Deutsche Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GIZ) a remis ce jour à la Commission de la CEMAC,  le système de gestion des connaissances. Cette remise est faite à Yaoundé.

La remise officielle de ce serveur intervient alors que la Centrafrique éprouve des difficultés pour maitriser les informations sur les Industries Extractives et collecter les données pour le 4e rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) suite à la crise de 2013.

Ce dispositif informatique facilite un accès rapide aux informations traitées dans les pays membres de la CEMAC, en particulier dans le domaine des Industries Extractives, lesquelles informations seront gérées à l’interne.

Selon Uwe Michel Neumann, conseiller technique Principal du projet REMAP/CEMAC, les avantages que la CEMAC peut tirer d’un tel système, en plus d’un archivage efficace et intelligent de l’information, sont, « la transparence, une vue globale des affaires, une prise de décisions faciles et pertinentes, un accès facile aux informations pratiques et une meilleure efficience des processus administratifs ». Ce système, selon lui permet un changement dans la manière de gérer les flux d’informations au sein de la Commission de la CEMAC.

Ce serveur, conçu par la CEMAC et pour la CEMAC, représente une valeur totale de l’ordre de 17 millions de FCFA, « depuis le lancement du projet, le montant cumulé des formations organisées à l’endroit du personnel de la CEMAC s’élève à environ 189 millions de FCFA », a présenté Uwe Michel Neumann.

Plusieurs participants de la CEMAC, du projet REMAP et des journalistes venus de tous les Etats membres de cette Communauté ont pris part à cette cérémonie. Le Projet REMAP/CEMAC est à sa 4e phase après une période pilote en 2007. Ce projet est entré dans une nouvelle phase après le retour de la RCA dans le processus de Kimberley

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CENTRAFRIQUE : UN HOMME ACCUSE D’AVOIR TUE LE DEPUTE DE DAMARA, ECHAPPE A UN LYNCHAGE POPULAIRE

Un homme d’une cinquantaine, accusé d’avoir été à l’origine de la mort du député de Damara a failli être lynché mardi dernier dans cette localité du centre de la RCA. Le présumé sorcier a été retiré de la ville par la gendarmerie, selon les informations du RJDH.

Une autorité locale jointe par le RJDH a confirmé l’information. Cette source accuse un groupe de jeunes assimilés aux Anti-Balaka. L’accusé, d’après la même source, a été sauvé par une équipe de la gendarmerie. « Gustave Nguerrele, c’est l’homme qui est accusé  par ces jeunes comme étant auteur de la mort du député Etienne Selekon. Je ne sais pas s’ils ont des preuves mais, ils ont tenté d’incendier son domicile. En plus il a échappé à un véritable lynchage. C’est grâce à la gendarmerie qu’il a eu la vie sauve »,  a-t-elle expliqué.

De sources concordantes, une enquête a été ouverte sur ces allégations :  « la gendarmerie de Damara a ouvert une enquête judiciaire sur ce problème et pour le moment, l’accusé est transféré à Bangui afin d’éviter tout désagrément », confie une source indépendante. Le Directeur Général de la gendarmerie, contacté par le RJDH dit n’avoir pas des éléments sur ce dossier.

Etienne Selekon, député suppléant, passé député titulaire en faveur de l’élection de Touadéra comme président de la République, est mort samedi 21 janvier dernier au Cameroun où il était évacué sanitairement.

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CENTRAFRIQUE : L’ONG MSF ANNONCE DES MODIFICATIONS DANS SES ACTIVITES DE 2017

L’ONG internationale Médecin Sans Frontière compte apporter quelques modifications dans ses activités en Centrafrique pour l’année 2017. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue ce jour à Bangui par les responsables des cinq sections de cette ONG.

Ces modifications concernent le retrait de l’ONG dans certaines zones et son renforcement dans d’autres. MSF compte se retirer de Ndélé où elle passera la main à d’autres acteurs médicaux sans pourtant les citer. A Kabo et à Batangafo, deux villes du nord sous contrôle des ex-Séléka, l’ONG se retirera d’ici la fin du premier trimestre 2017. Dans ces deux villes, l’ONG  va créer une dynamique communautaire afin de permettre aux agents formés dans ces localités « d’assurer les soins primaires », explique Maria Simon, cheffe de mission MSF.

A Zémio dans l’Est du pays, MSF va aussi se retirer d’ici fin mai au profit de l’Etat et d’autres acteurs, d’après un rapport synthèse présenté par l’ONG lors de la conférence de presse.

MSF annonce s’être désengagé à l’hôpital général de Bangui sur demande du gouvernement centrafricain. Selon le document rendu public par l’ONG, les services tenus par MSF au sein de cet hôpital seront transférés à l’hôpital de Sica. Ces opérations seront bouclées d’ici juin prochain. Le désengagement de l’hôpital communautaire de Bangui et la fermeture, il y a deux jours de l’hôpital de MSF du site des déplacés de l’aéroport Mpoko, ont aussi été signalés.

D’après le rapport, l’ONG va au cours de l’année 2017, augmenter et élargir ses activités à Bambari au centre du pays où les violences sont récurrentes. Maria Simon, cheffe de mission MSF se dit confiante pour cette année « nous allons continuer à travailler pour la population vulnérable, les gens qui sont dans le besoin d’assistance d’urgence » fait-elle savoir.

Le budget prévisionnel de MSF pour l’année 2017 s’élève à 58 millions d’euro contre 61 millions pour l’année dernière. L’ONG, selon ses propres données, a fourni courant 2016, des soins de santé gratuits à près de 950.000 personnes à travers 17 projets mis en œuvre.

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CENTRAFRIQUE : LE PRESIDENT TOUADERA SOLLICITE L’AIDE DU FMI POUR RELEVER LES GRANDS DEFIS

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera a sollicité l’appui du Fonds Monétaire International (FMI) pour la mobilisation des ressources extérieures nécessaires pour relever les défis actuels. Le numéro 1 centrafricain l’a dit lundi dernier, lors de la conférence de presse conjointe avec Christine Lagarde, Directrice Générale du FMI en visite de travail en Centrafrique.  

Faustin Archange Touadéra dit solliciter l’aide du FMI pour financer les chantiers relatifs au DDRR, à la réconciliation nationale et à la situation des déplacés, « nous avons engagé de nombreuses reformes mais beaucoup reste à faire. Je sollicite  à nouveau, l’appui du Fonds Monétaire International pour la mobilisation des ressources extérieures afin d’appuyer le processus du DDRR, la réconciliation nationale, le retour des refugiés et déplacées, le développement économique de la RCA, et l’appui dans la mise en place du financement innovant tel le partenariat public et privé » a lancé le président centrafricain.

Le chef de l’Etat dit compter sur l’accompagnement du FMI pour renégocier les dettes surtout celles des créanciers hors club de Paris.

Christine Lagarde, en réponse a annoncé la volonté de son institution d’accompagner la République Centrafricaine, « nous sommes au côté de la République Centrafricaine », la Directrice Générale du FMI. Elle indique que l’institution veillera à ce que l’appui soit bénéfique à la population, « le FMI n’est pas seulement une institution austère et rigoureuse. Bien sûr que les grands équilibres macroéconomiques doivent être rétablis en matière fiscale et budgétaire, mais il nous appartient de veiller à ce que le programme bénéficie à la population de la RCA » explique Christine Lagarde.

La visite de la Directrice Générale du FMI en Centrafrique, du 24 au 25 janvier intervient deux mois après la table ronde de Bruxelles pendant laquelle cette institution a annoncé une aide de plusieurs millions d’euro à la RCA.

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CENTRAFRIQUE : L’UNIVERSITE RENOUE AVEC LES ACTIVITES CULTURELLES

L’université de Bangui a lancé les activités culturelles placée sous le thème suivant: « Le rôle des étudiants et la place de l’université dans les grands défis de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction de la RCA » après quatre ans d’inactivité culturelle.

 La semaine culturelle appelée Festi’Univ est lancée par les étudiants au moment où le rectorat reporte la rentrée académique 2015-2016. Les étudiants participants à cette semaine culturelle poursuivent encore dans certaines facultés les évaluations.

Les conférences-débats, des activités socio-culturelles et les rencontres sportives constituent le menu de cette semaine culturelle qui associe les élèves de certains lycées de Bangui à la manifestation.

La semaine culturelle lancée le 23 janvier, prendra fin le 28 de ce mois.

 

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