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DE LA PETITION QUI CIRCULE : LE RIDICULE NE TUE PAS EN CENTRAFRIQUE ET NE METTONT PAS DE L’HUILE SUR NOTRE PROPRE FEU

Gervais lakossoDès que la Minusca sera dans l’avion pour partir, les auteurs de la pétition seront les premiers à quitter le pays d’un pas diarrhéique sans demander leur reste. A l’impossible, nul n’est tenu. Nous avions à plusieurs reprises souligné que la Minusca est verrouillée par la France dont les mercenaires occupent tous les postes stratégiques pour mettre à exécution le génocide planifié. La France bloque tout, histoire de pousser les autorités du pays à l’erreur qui leur sera fatal. Malheureusement, les autorités et singulièrement le chef de l’Etat, tiennent le bon bout. La non violence et le dialogue demeurent leur seule stratégie. Il faut préserver des vies humaines. Un Centrafricain tué, c’est un mort de trop. La commission d’enquêtes indépendance des Nations Unies vient de confirmer la présence des mercenaires en puissance au sein des groupes armés. Ce sont les mercenaires qui manipulent et poussent nos frères à la violence aveugle, car leur fin approche et ils en sont conscients.

Il est très important de condamner avec objectivité et impartialité, toute forme de violence, d’où qu’elle vienne. La vérité, c’est la vérité, le droit, c’est le droit et les hommes en armes sauront qu’il n’y a pas de parti pris dans les déclarations des uns et des autres. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et d’autres observateurs sérieux et patriotes, appellent à la retenue, au bon sens et à la raison, car le dialogue triomphe toujours des situations désespérées. Malheureusement l’Union Sacrée n’est jamais Centrafricaine, puisque la haine aveugle empêche bien des leaders à se mobiliser pour sauver leur pays. les clivages sont au-dessus des intérêts vitaux de la nation Centrafricaine. Pour les autorités qui sont au four et au moulin, les maîtres mots sont l’objectivité et l’impartialité en vertu du droit et la vérité triomphera.

Quant à nos frères des groupes armés, l’heure est venue pour eux d’entendre raison. Ils doivent se désolidariser des mercenaires qui les poussent à l’extrême. Un mercenaire n’a que foutre d’un pays quel qu’il soit. Ce sont des chasseurs de primes, d’opportunités et ils vivent aux dépens de ceux qui les acceptent, les écoutent et exécutent leur sombre dessein. La RCA ne doit plus être le repaire des brigands, des mercenaires, des bandits de grand chemin, des tueurs à gage, des criminels de tous calibres. Sur 13 groupes armés enregistrés, dix (10) ont décidé de sauver leur pays, de desserrer l’étau autour de tout un peuple. C’est pourquoi les auteurs de cette prétendue pétition, s’ils ne sont pas au service de l’enfer, doivent la retirer de la circulation. D’ailleurs certains acteurs dans cette pétition, ont des dossiers judicaires très lourds. Ce sont des putschistes en puissance et donc très mal placés pour initier une pétition touchant la Minusca. Lorsqu’on veut jouer un rôle politique, il faut le faire ouvertement et non en sous-marin déguisé en société civile. La société civile telle que connue sous d’autres cieux, n’existe pas en Centrafrique. C’est une usurpation que de parler au nom d’une hypothétique « Coordination de la Société civile ». C’est de la Malhonnêteté intellectuelle, puisque beaucoup de ces acteurs sont des pêcheurs en eau trouble.

Sous la transition avec Catherine Samba-Panza, ils se sont faits du beurre sur le dos de cette maman nationale. Malheureusement leur stratégie ne paie plus puisque le scandale du « Don Angolais », a mis en lumière ceux qui rasaient les murs de la présidence, prétextant des actions sans tête ni queue, histoire de se mettre pleines les poches. Beaucoup ont acheté des voitures après avoir ruiné Catherine Samba-Panza. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, cette leçon vaut des fortunes sans doute. Le processus DDRR empêche les mercenaires de dormir. Si le FPRC, le MPC, et quelques branches récalcitrants adhèrent au processus, les mercenaires ne sauront où aller et que faire. Le Rapatriement n’est pas de leur gout car ils ne savent pas ce qui les attend dans leur pays d’origine. Le Général Baba Laddé se faisait passer pour le défenseur des peulhs, se réclamant centrafricain, mais au bout du rouleau, il a fini par être rapatrié au Tchad, son pays natal. Plus personne n’entend parler de lui aujourd’hui. Ils sont encore nombreux au sein du FPRC, de l’UPC, du MPC, qui poussent nos frères à monter les enchères.

La Commission d’enquêtes indépendante des Nations Unies a levé le voile sur ce que disait la presse depuis plusieurs années, au début de la crise. Les mercenaires ont trouvé du lait et du miel en RCA, trafics de diamant, d’or et des armes en toute impunité. Ils sont riches, alors que nos frères centrafricains sont misérables, pauvres. Ils subissent la traite des êtres humains puisque les mercenaires les terrorisent, les menacent de mort, alors ils se sont résignés à l’obéissance aveugle, à exécuter les sales besognes qui consistent à massacrer leurs propres compatriotes, à incendier des villages entiers, à détruire leur propre pays. la Commission d’enquêtes indépendante des Nations Unies a émis quelques recommandations à l’endroit des autorités centrafricaines pour établir des lois en vertu des conventions de l’Union Africaine (UA) et des Nations Unies (ONU) en la matière. Ce qui ouvre la voie à l’établissement d’un fichier national de la population centrafricaine. La RCA est le seul pays au monde à ne pas disposer d’un tel fichier. Tous les mercenaires des pays voisins, sachant que l’Armée Nationale est sous embargo, viennent danser le tango sur le crâne des Centrafricains et défient l’autorité de l’Etat. L’instrument de Souveraineté faisant défaut, toutes les souris sortent de leurs trous pour danser. La balle est dans le camp de nos frères ex-Séléka qui doivent prendre conscience et sauver leur pays, car les données politiques ont radicalement changé.

Julien BELA

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