COUR CRIMINELLE ET CPS : DE LA PEINE DE MORT ET LA

Jeudi 18 jan 2018 : 10H25

COUR CRIMINELLE ET CPS : DE LA PEINE DE MORT ET LA DEPORTATION

Tribunal de grande instance de banguiLa peine de mort est encore inscrite dans le Code Pénal Centrafricain. C’est une peine au même titre que les autres qui doit être prononcée aussi bien dans la session de la Cour Criminelle que celle de la Cour Pénale Spéciale. Les pires atrocités vécues par les Centrafricains, dans leur chair, dans leur âme, ne peuvent être compensées que par la peine de mort, immédiatement exécutoire. Les Centrafricains ont vécu les pires humiliations, viols de fillettes, filles et femmes devant leurs fils, leurs pères, leurs familles. Des familles ont été carbonisées dans leur maison par incendie criminel, et pour rien, une balle est logée dans votre crâne. L’être humain avait moins de valeur qu’un gibier, un poulet crevé. Les destructions des maisons et bâtiments administratifs, l’incendie des villages entiers. Les sites des déplacés sont canardés sans égard pour la personne humaine. Hommes, femmes et enfants dans la brousse. C’est un spectacle insupportable.Deplaces 10

La RCA a enregistré combien d’évasions de prisonniers, tant à Bangui que dans les provinces ? La sécurité des maisons carcérales n’offre aucune garantie. Ceux qui échappent à la peine de mort, doivent être déportés dans un autre pays, en Angola, en Sibérie, en Afrique du Sud, en Egypte, au Guantanamo en Cuba. Les Centrafricains tiennent à la peine de mort. La cruauté et l’horreur ont dépassé les bornes du supportable. Les Centrafricains n’ont jamais été consultés sur la peine à perpétuité, comme ce fut le cas pour les consultations populaires à la base, ayant précédé le Forum National de Bangui. Des aventuriers ayant mangé, bu du vin et le ventre plein, se sont permis le luxe de s’opposer à la peine de mort. Elle est encore en vigueur dans le Code Pénal Centrafricain. Des états d’âme, des caprices de certaines organisations ne peuvent faire office de loi. Quand ces barbares prennent leurs armes, font-ils appel à un avocat pour plaider le sort de la victime, les Centrafricains sont indignés à l’idée de voir des avocats défendre ces créatures de l’enfer. Malheureusement, la loi est ainsi faite et la Cour doit respecter les droits de la défense.

Selon certaines sources, la Minusca aurait réagi à l’idée de voir la peine de mort être prononcée. Au nom de quoi ? C’est une prime à l’impunité, un encouragement aux crimes et aux massacres, voire les destructions des biens, meubles et immeubles. La RCA a franchi tous les degrés d’atrocité, d’horreur et de cruauté. Un être humain, non seulement est abattu, mais découpé en morceaux, est-ce supportable ? D’autre part, le cadavre est profané au vu et au su des parents, amis et connaissances. Or, le respect dû au mort est intégré à la culture centrafricaine. Les Centrafricains n’ont aucune dignité, aucune égard. La Constitution de la RCA consacre la personne humaine comme « SACREE ». Lorsqu’on viole le sacré, il n’y a que la peine de mort pour l’expiation. Lorsqu’on ôte crapuleusement la vie de son prochain, le retour du bâton est la peine de mort. La justice étant un facteur essentiel de régulation de la société, la peine de mort fait partie des sanctions pénales en RCA.

La Minusca est bien présente sur le terrain quand ces excréments de l’enfer laissent libre cour à leur instinct de cruauté. Un grand magistrat, un baobab, a été assassiné par des malfrats, des analphabètes sans borne. Aux Etats-Unis ou dans les pays développés, les tueurs, les terroristes sont parfois abattus par les forces de l’ordre, parce qu’ils sont armés et tirent sur tout ce qui bouge. Quelle garantie offre-t-on aux Centrafricains, que ces bandits ne pourront pas s’évader, pour redevenir un danger public ? La peine de mort est le traitement curatif approprié pour calmer les esprits et atténuer les douleurs. Les petits poissons doivent être déportés pour la sécurité du peuple centrafricain.

 

Julien BELA

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