COUP DE FILET A BELOKO :

Lundi 30 Oct. 2017: 08H34

COUP DE FILET A BELOKO :

IGOR BEOROFE ET CHERUBIN NGANARE APPREHENDES AVEC DES CARTOUCHES DE CHASSE ET DES WHISKY EN SACHET

Si dans certaines régions du pays, le désordre règne à 100 %, par contre, dans d’autres, des efforts sont entrain d’être menés par certains dignes fils du pays pour mettre hors d’état de nuire les malfrats. C’est le cas des forces de sécurité intérieure (policiers) de Béloko, dont le commissaire est Narcisse Yakéndé qui fait un travail remarquable en matière de sécurisation de cette localité et de la lutte contre le trafic des drogues, des stupéfiants et autres objets dangereux pour la survie des habitants de ladite ville en particulier, et la population centrafricaine en général.

D’après un habitant de cette localité, « dans la journée du mercredi 25 octobre 2017, un coup de filet de cette police frontalière de Béloko a permis de mettre la main sur deux (2) trafiquants. Igor Béorofé, commerçant, résident à Bossangoa, a été appréhendé avec 1950 cartouches de chasse en provenance certainement de la ville voisine de Cameroun. Quant à Chérubin Nganare, il a été arrêté avec 960 sachets de whisky dont la vente est interdite en RCA. Depuis le jeudi 26 octobre, ils ont été transférés et déférés à la maison carcérale de Bouar en attendant leur jugement ».

Voilà comment certains fils du pays se comportent, agissent. Dans ce cas de piètre figure, la paix et la sécurité tant souhaitées par les Centrafricains peuvent-elles revenir ? Pourquoi nous demandons à maintes reprises aux autorités du pays et aux Casques Bleus d’intervenir le plus rapidement possible pour arrêter les actes barbares des groupes armés sur les populations civiles ? Ne savons-nous pas que c’est notre façon de faire, d’agir qui se retourne contre nous ? Autant de questions qui devaient donner matière à réflexion aux Centrafricains malintentionnés.

Il est certes vrai que c’est le Centrafricain qui tue le Centrafricain, c’est-à-dire son compatriote. Igor Beorofé est-il agréé par le ministère du commerce pour vendre des cartouches de chasse ? Si tel ne serait pas le cas, pourquoi a-t-il acheté un grand nombre de cartouches de chasse pour les revendre par la suite ? Si elles sont destinées à d’autres fins, ne sait-il pas que son geste irréfléchi peut retourner contre lui, sa famille ou ses parents ? Nous savons d’ores et déjà que des enquêtes sont ouvertes par la police de Béloko et le parquet de Bouar pour que la lumière soit faite sur ces 1950 cartouches de chasse. Et dans les jours à venir, nous connaîtrons les tenants et les aboutissants de ces cartouches de chasse.

Chérubin Nganaré, lui de son côté, s’est permis le luxe d’acheter 960 sachets de whisky, sachant d’avance que la commercialisation de ces boissons est interdite par le gouvernement centrafricain. Nous avons l’impression aujourd’hui que les Centrafricains foulent aux pieds les lois de la République. Profitant du chaos occasionné par les groupes armés, certains compatriotes font à leur tête. Si le gouvernement a interdit la vente des boissons alcoolisées en sachets en provenance du Cameroun, c’est pour protéger la santé du peuple centrafricain. Ces boissons sont très nocives pour la santé. Dans les années passées, lors de la célébration du nouvel an, beaucoup de compatriotes ont perdu leur vie en consommant le whisky en sachet.

En outre, une fois que ces boissons alcoolisées sont prises par les combattants des groupes armés, accompagnées de chanvres indiens, ils sèment la terreur et la désolation au sein des populations innocentes. On assiste le plus souvent aux tueries, aux destructions, aux incendies de maisons à grande échelle. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans les villes de l’arrière-pays. Certains compatriotes sont abattus par leurs frères à cause de la consommation des stupéfiants (chanvres indiens, tramadole…), et que savons-nous encore.

Le gouvernement que dirige Mathieu Simplice Sarandji, Premier ministre, sous l’impulsion du Président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, doit ouvrir les yeux sur les trafics des stupéfiants, des boissons alcoolisées et autres objets nocifs en provenance du Cameroun et autres pays limitrophes de la RCA qui constituent un danger. La République Centrafricaine est un Etat de droit et non un Etat anarchique. La crise y sévit certes, mais cela ne veut pas dire que les gens doivent agir n’importe comment et n’importe où. Ceux qui se croient tout permis seront tôt ou tard arrêtés car un adage dit, « tout se paie ici bas ». Le mal qu’ils font à leurs semblables se retournera un jour contre eux. Qu’ils sachent que la force revient à la loi et nul n’est au-dessus de celle-ci.

Il se pourrait que Igor Beorofé et Chérubin Nganaré sont experts dans ces trafics de cartouches de chasse et des whisky en sachet. Ils ont fini par être arrêtés et déférés à la maison carcérale de Bouar. Il en sera de même pour tous ceux qui agissent dans l’ombre, car, dit-on, « quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ».

Nous jetons des fleurs au commissaire Narcisse Yakéndé de Béloko et tous ses éléments et bon vent au coup de filet qu’ils ont lancé contre les trafiquants des stupéfiants et autres effets dangereux pour la population centrafricaine. Malheureusement, nous avons appris que certains de ses éléments sont affectés à Bossemptélé et Bozoum et le véhicule de patrouille est en panne. Comment feront-ils bien leur travail sur le terrain ?

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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