COMMUNIQUE DU FPRC, MPC ET DE L’UPC : NON AGRESS...

Mardi 14.08.2018

COMMUNIQUE DU FPRC, MPC ET DE L’UPC : NON AGRESSION ET CONTRIBUTION A LA PAIX, MAIS..

L’Assemblée Générale (AG) des trois (03) factions Séléka que sont le FPRC de Nourredine Adam, le MPC de Mahamat Alkatim et l’UPC de Ali Daras, a abouti à la signature d’un pacte de non agression, c’est-à-dire de règlement pacifique de leurs différends. C’était le vendredi 10 août 2018 à Sido, à la frontière commune avec le Tchad, au Centre-nord de la RCA.

Selon le Communiqué final sanctionnant cette AG, il est fait état de ce que, « le FPRC, le MPC et l’UPC se sont entendus et ont signé un pacte de non agression entre eux. Aussi, pour la mise en application et le suivi effectif de ce pacte de non agression, une commission tripartite a été mise en place, pour le règlement pacifique d’éventuels différends qui pourraient les opposer.

A l’occasion, ces trois (3) factions Séléka s’engagent également à contribuer pour le retour de la paix en RCA ». Mais …

Il y a lieu pour nous de préciser ici que signer un pacte de non agression est une chose, mais le respecter est une autre. Combien d’accords, de pacte de non agression ont-ils été signés par le FPRC, le MPC et l’UPC dans le passé ? Ont-ils été respectés par les mêmes parties signataires ? Ce sont les questions qui se posent actuellement avec plus d’acuité.

Quant à leur contribution pour le retour de la paix en RCA, nous leur disons que les Centrafricains n’y croient pas, car n’étant pas dupes. Le FPRC, le MPC et l’UPC continuent toujours de tuer des civils, de violer des filles et femmes, d’incendier des maisons et des villages entiers, de racketter les commerçants… dans les régions du pays sous leur contrôle. C’est le cas des combattants du FPRC qui ont massacré des personnes et incendié des villages proches de Bria, chef lieu de la préfecture de la Haute Kotto, le jeudi 09 août dernier.

Donc à travers ce pacte de non agression, les trois factions Séléka concernées ne font que consolider et renforcer davantage leurs intérêts et leurs positions de va-t-en-guerre contre l’intérêt général de la nation centrafricaine. De facto, nous disons que c’est un « pacte des dupes », et qui vivra, verra !

A propos de la paix, ces factions Séléka n’ont plus le choix. L’équilibre des forces n’est plus à leur faveur. Ces factions sont dans l’obligation de négocier la paix. Dans le cas contraire, l’Etat qui monte en puissance à travers ses Forces de Défense et Sécurité aura le dernier mot. Le gouvernement est désormais en position de force. Il revient à ces factions de négocier leur sort, leur survie, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Le Petit YEKOA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×