CNM : UN OUTIL INDISPENSABLE AU SERVICE DU CITOYEN CENTRAFRI...

Jeudi 17/08/2017 : 09H37

LE CONSEIL NATIONAL DE LA MEDIATION : UN OUTIL INDISPENSABLE AU SERVICE DU CITOYEN CENTRAFRICAIN

MediateurLes Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, doivent se ranger derrière le Conseil National de la Médiation (CNM), en vertu de l’article 134 de la Constitution du 30 mars 2016, qui stipule : « Le Conseil National de la Médiation a pour mission, l’amélioration des relations entre les citoyens et l’administration, en vue de protéger et de promouvoir les droits des citoyens. Le Conseil National de la Médiation est doté de pouvoirs étendus pour recevoir les réclamations des citoyens et proposer des solutions en matière de prévention de gestion et de résolution des conflits. »

 

Protéger

Le citoyen centrafricain a des droits souvent bafoués, foulés aux pieds par les pouvoirs publics (Administration, justice, conflits fonciers, conflits ethniques, religieux, sociaux), pour ne citer que ceux-là. Tous ces conflits ont désormais un terminus pour une résolution finale. Le citoyen centrafricain n’est plus abandonné à son triste sort, au gré des caprices des plus forts. Toute injustice doit être portée à la connaissance du CNM. Car les faibles ne seront plus écrasés, muselés. Minorités, paysans, chômeurs, handicapés, vous êtes un citoyen et les portes du CNM vous sont grandes ouvertes, pour vos doléances, vos réclamations, si elles n’ont pas trouvé de solution au niveau de la hiérarchie, de la justice, des chefs de quartiers, de groupes, des villages, des communes, des sous-préfectures et préfectures. Le CNM est le dernier recours, la source d’eau qui étanche votre colère et vous rétablit dans vos droits.

 

Promouvoir

« Faute de connaissance, mon peuple périt », disent les Saintes Ecritures. Depuis l’indépendance, le peuple centrafricain est maintenu dans l’obscurantisme absolu. Les Centrafricains étalent une méconnaissance suicidaire de leur propre droit : Droit à la vie, droit à une justice équitable, droit à l’instruction, droits civiques, droit à la santé, droit au bien-être, etc. Il faut connaître ses droits pour les mettre en exergue, les faire-valoir. Grands et petits, puissants et faibles, riches et pauvres, il faut maîtriser ses droits. L’ignorance est pire que la mort, on regarde sans voir, on écoute sans entendre, on goûte sans sentir. Le CNM doit vulgariser les droits des citoyens pour qu’ils passent des ténèbres à lumière, de la caverne au grand jour avec du soleil. Le CNM a cette lourde mission de protéger et de promouvoir LES DROITS DES CITOYENS.

 

Pouvoirs étendus

« Quelle que soit la durée de la nuit, le jour apparaîtra ». Quel que soit votre calvaire, après tous les recours, le CNM demeure le dernier rempart pour assécher vos larmes et vous redonner le sourire en vous rétablissant dans vos droits. Tous les conflits de quelques natures qu’ils soient, sont traités par le CNM. Son président Jacques Mbosso, est un homme dévoué à la cause nationale pour servir son pays et ses compatriotes. Le CNM incarne la sagesse nationale, l’arbre à palabre de nos ancêtres. C’est dans cette optique qu’il a des pouvoirs étendus. Quand il y a fumée quelque part, le CNM doit veiller à l’étouffer dans le cadre de la prévention. C’est étouffé un conflit dans l’œuf avant qu’il ne dégénère. Si d’aventure le conflit dégénère, il faut le gérer, le canaliser et le résoudre pacifiquement. C’est la gestion des conflits. A tout problème, il convient de trouver une solution qui puisse satisfaire les deux camps, afin de faire la paix et de revenir à de meilleurs sentiments. D’où la résolution pacifique des conflits.

C’est une grande première en Centrafrique, qu’une telle institution puisse voir le jour pour réguler en amant de la justice et tout autre mode, la vie en société. Au Canada, on l’appelle « OMBOUDSMAN ». Les formes et les appellations diffèrent d’un pays à un autre. Une telle institution n’existe que dans les pays ayant institué une démocratie intégrale, ayant affirmé la primauté du droit, du bon sens et de la raison. Le CNM est la plus grande révolution et innovation institutionnelle depuis l’indépendance de la RCA.

Si le président du CNM, Jacques Mbosso, a pu se trouver un toit, les autres conseillers sont à l’air libre. C’est le salon du domicile du président qui sert de lieu de réunion des conseillers. Le président est dans la maison pendant qu’on donne des coups de marteaux, de peinture, qui à la porte, à la fenêtre, au plafond, etc. Il faut être patriote et faire avec pour le bonheur de ses compatriotes. Il y a encore de l’espace à Bangui pour construire un palais des citoyens abritant le CNM. C’est une institution qui couvre la République avec ses 623.000 Km². Il faut un immeuble à la dimension des enjeux du CNM. Nous osons croire que la Communauté internationale, les bonnes volontés, les grandes démocraties qui en ont une longue expérience comme les Etats-Unis, le Canada, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Chine, le Japon, mettront la main à la pâte pour implanter durablement le CNM.

 

Julien BELA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire