CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ENVIRONNEMENT :

Mardi 21 Nov. 2017 : 10H35

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ENVIRONNEMENT : EXISTE-IL REELLEMENT DES ONG DE DEFENSE DE L’ENVIRONNEMENT EN RCA ? SONT-ELLES DES « CHERCHER A MANGER ? »

Depuis deux à trois ans, nous notons un changement spectaculaire du climat. La saison des pluies, jadis de six mois, est passée à huit (8), voire neuf (9) mois. La saison sèche est de plus en plus réduite à deux (2), voire trois (3) mois. Le plus significatif est l’augmentation de la chaleur qui devient de plus en plus caniculaire. Le soleil est de plus en plus brûlant. Selon les ONG de défense de l’environnement dans d’autres pays, la chaleur a augmenté de cinq (5) degrés Celsius. Les ONG les plus percutantes dans les pays développés, mesurent la couche d’ozone et mettent en exergue les effets pervers des énergies fossiles. Des propositions sont faites par ces ONG internationales aux pouvoirs publics pour des décisions à prendre afin de sauver l’humanité. Des restrictions sont imposées aux constructeurs des véhicules pour réduire l’émission de gaz carbonique. En RCA, nous observons qu’il y a un pléthore d’ONG de défense de l’environnement, mais aucune action incisive pouvant amener les pouvoirs publics à agir.

Des véhicules

La RCA est devenue un déversoir des véhicules usés de l’Europe, Bruxelles, France et autres. Ces véhicules dégagent une quantité impressionnante de gaz carbonique dans l’atmosphère. Ce que les européens rejettent, les africains récupèrent comme un luxe, alors que c’est la mort. Faut-il que les africains se battent contre les pays pollueurs, mais contribuent eux aussi à la pollution ? Tout le monde rêve d’une voiture sans se poser la question fondamentale : n’est-elle pas polluante ? Ces véhicules, véritables épaves polluantes, sont nombreux à Bangui. L’Afrique est devenue une poubelle, une fourrière, un garage. C’est le cas de Benafrique, de vrais cercueils roulants, des vieilles guimbardes pétaradantes d’un autre siècle qui n’ont pas eu une durée de vie au-delà d’un an. Tous les bus sont sur cale. C’est une plaisanterie de très mauvais goût. Et dire qu’il y a eu une publicité étouffante, incroyable mais pourtant vrai. Les épaves de ces bus vont occuper de l’espace pour rien. Pour le Maire de Bangui, tout ce qui brille, c’est de l’or. Fallait-il drainer ces brouettes en épaves en Centrafrique ? Combien d’ONG Centrafricaines de défense de l’environnement peuvent percevoir ce danger ?

Les arbres

A vol d’oiseau, le spectacle est désolant. La République Démocratique du Congo n’a plus d’arbres sur des espaces à perte de vue. Dans les lits des cours d’eau où il n’y a plus d’eau, poussent quelques arbustes. Le reste est constitué de touffes d’herbes jaunes. Le danger qui guette la RCA, c’est que les populations de la RDC ayant décimé tous les arbres émigrent en RCA, le long de l’Oubangui. Elles s’installent et se donnent un chef de quartier, de village avec la complicité des autorités locales. Le cas de Bimbo sur la route de M’Baïki est criminel. Ces populations ont une méthode propre à elles pour tuer un arbre. Elles chauffent à blanc une grosse pointe, comme font les forgerons rendant le fer rouge et elles enfoncent cette pointe à l’aide d’un marteau dans le tronc de l’arbre et au bout de 24 heures, les feuilles tombent et l’arbre se dessèche. Le bois de chauffe qui vient de la route de Mbaïki est scié. Les Banguissois vont les acheter en quantité industrielle, sans se poser la moindre question sur l’avenir des arbres en Centrafrique. Le volume du bois de chauffe qui vient de la route de Mbaïki donne la chair de poule. C’est un crime contre l’environnement. A cela s’ajoute l’exploitation forestière sauvage, à laquelle vient se greffer l’exploitation artisanale de la forêt. La forêt n’est pas inépuisable, sinon les Congolais de RDC ne traverseraient pas en RCA. Où sont les ONG de défense de l’environnement ?

Chasse commerciale

La quantité de viande boucanée qui se déverse sur tous les marchés de Bangui, à Bimbo (Pk 9), Kété-Nguéré, Combattant, Boy-Rabé, Pk 12 sortie Nord, marché central, Miskine, Lakouanga, quartier sango, donne une sueur froide. Qui va voler au secours de la faune centrafricaine ? A quoi servent les ministères des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche et celui de l’Environnement ? Faut-il attendre que ce soit les occidentaux qui viennent tirer la sonnette d’alarme ? La forêt et la faune sont décimées à une vitesse vertigineuse, sous l’œil des ministres concernés et les fameuses ONG nationales de défense de l’environnement. Le sentiment patriotique est mort, vive la destruction sauvage ! Les générations futures se débrouilleront elles-mêmes. Pourquoi faire des enfants si les pères ravagent tout sur leur passage ? L’exploitation forestière ne profite nullement aux communautés. Même les tables-bancs font cruellement défaut dans les écoles, dans un pays qui exploite le bois. Quel est le contenu du cahier des charges des exploitants forestiers, pour que les écoles manquent de tables-blancs ? Les chutes de bois sont brûlées, même pas données aux populations dans le voisinage. Il faut arrêter l’exploitation criminelle de la forêt, tant en bois, qu’en faune.

Pour Centrafric Matin

Les Libanais ont envahi l’exploitation forestière, mais sans reboisement, sans entretien de la forêt. Que la forêt disparaisse, ce n’est pas leur problème. Ils ne connaissent pas la forêt chez eux, alors ils ne voient que l’argent et non la pérennité de la forêt. Or, nous avons les Canadiens qui maîtrisent l’exploitation durable de la forêt. L’exploitation forestière libanaise est criminelle. Les Canadiens ont toute la chaine d’exploitation : les  planches, les contre-plaqués, les madriers et la pâte-à-papiers pour fabriquer les cahiers, les blocs-notes, les feuilles de toutes les dimensions, les cartons et autres dérivés. Après cinquante (50) ans d’indépendance, les Centrafricains achètent les cahiers, les feuilles, les blocs-notes au Cameroun, alors que nous avons du bois que les libanais préfèrent brûler. C’est une honte pour le pays. Les Canadiens coupent, reboisent et entretiennent la forêt, la préservent pour les générations futures. Comme les libanais entretiennent les autorités du pays, alors personne ne veut oser sauver ce patrimoine national. On peut supprimer les entreprises qui sont néfastes à la conservation de la biodiversité. Il faut supprimer la chasse commerciale pour une durée de vingt (20) ans. Que les Centrafricains s’orientent vers l’élevage des pondeuses, poulets de chairs, poulets indigènes, porcs, cabris, moutons, vaches à lait et bœufs de chair, les pigeons, les canards, les dindons, les oies, les crocodiles, la pisciculture (carpe, silure, capitaine) et pourquoi pas l’élevage des animaux sauvages, tels les haulacodes, les phacochères, les lapins, les antilopes de tout genre. Les parcs nationaux pourront ainsi se régénérer pour attirer les touristes nationaux et du monde entier qui veulent observer les animaux et prendre des photos. Le parc de Dzanga Sangha mérite un aéroport international pour les touristes et notamment les infrastructures d’accueil, hôtels et restaurants.

Les ONG nationales de défense de l’environnement font du folklore, cherchent à manger, car elles n’ont aucune base scientifique, rationnelle, aucune base des données sur le bois, la faune, la faune aquatique, les oiseaux, le lac des hippopotames, etc. Les pays pollueurs veulent payer cent milliards de dollar pour soutenir les pays sous-développés qui subissent les changements climatiques et les effets de la pollution. La RCA peut avoir de l’argent frais pour financer son développement durable. La RCA supprime toutes les exploitations forestières, mais fait venir une entreprise canadienne d’exploitation forestière pour la consommation locale, pour la pâte-à-papier et nous vendons de l’oxygène provenant de notre massif forestier à l’humanité. Et le fonds vert répond parfaitement à cette attente. Les gardiens du temple forestier seront formés pour veiller au grain sur le massif forestier.

Les Congolais de la RDC qui traversent et s’installent sur le sol centrafricain, sont de véritables fléaux pour les arbres en RCA. Il faut les rapatrier systématiquement dans leur pays. La gendarmerie et la police peuvent s’en occuper. Les récalcitrants seront au frais à la prison sur plainte des arbres. Le pétrole et le gaz peuvent prendre le relais dans les ménages.

La pression est trop forte sur la forêt et la pression de la chasse commerciale plus criminelle encore sur la faune. Alors, halte là, danger de mort !

 

Julien BELA

 

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