« CERTAINS ENSEIGNANTS NE SONT PLUS A LA HAUTEUR DE LEUR TACHE

Jeudi 12 Janvier 2017 : 10H05

« CERTAINS ENSEIGNANTS NE SONT PLUS A LA HAUTEUR DE LEUR TACHE » :

AUTANT DIRE QUE LE SYSTEME EDUCATIF CENTRAFRICAIN  N’A PLUS DE REPERE

 

Depuis plus de vingt (20) ans, le système éducatif centrafricain n’a plus de repère. Les enseignants et les élevés naviguent à contre courant du vent. De la maternelle à l’Université, le phénomène de baisse de niveau est constaté non seulement du coté des élèves, mais aussi des enseignants. C’est la descente aux enfers du système éducatif centrafricain, en ce 21ème siècle. D’après le chef de circonscription de Bimbo, dans son interview accordée à la Radio Ndéké Luka, « certains enseignants ne sont pas à la hauteur de leurs tâches ». C’ est le constat le plus amer qui nécessite des mesures urgentes de la part des autorités en charge de l’Education Nationale.

Un enseignant est par excellence un éducateur et un formateur. A ce titre, c’est quelqu’un qui doit être capable de donner une meilleure éducation aux enfants. C’est l’image d’un enseignant que l’enfant reflète souvent dans l’avenir. Cela suppose que si l’enfant  a acquis une meilleure éducation de la part de son enseignant, il est capable de se défendre là où il se trouve. Car, l’enfant peut progresser sans pour autant  connaitre des lacunes et des difficultés. De Boganda à Bokassa, la RCA disposait des enseignants qualifiés qui donnaient la meilleure éducation aux enfants. A l’époque, bien que le cursus scolaire s’arrêtait en classe de cm2, nos vieux parents ont réussi dans tous les domaines. Quand un enseignant s’exprimait en français, l’on croyait qu’il est né en France et on  reconnait automatiquement que c’est vraiment un enseignant qui parle. La règle de grammaire est tellement respectée à telle enseigne qu’on pensait que c’était un petit français qui parlait. Même un enfant en classe de CE1 étonnait tout un monde quand parlai et écrivait la langue de Molière.

Force est malheureusement de constater que les choses vont de mal en pire en République Centrafricaine sur le plan éducationnel, malgré l’évolution du monde. Les élèves et les enseignants deviennent de plus en plus incompétents, paresseux. Un enseignant, bien que ressortissant d’ une école de formation professionnelle, à l’ exemple de l’ Eole Normale des Instituteurs (ENI) ou Ecole Normale Supérieure (ENS), est incapable de vous construire normalement une phrase contenant un sujet,  un verbe et un complément. Pire encore, certains enseignants ne savent même pas écrire normalement. Quand ils écrivent, c’ est comme un milles pattes qui se déplace. C’ est de cette manière que les enfants sont souvent mal formés du fait qu’ ils reçoivent de mauvais enseignements de la part de certains éducateurs. Aujourd’hui même à l’ Université ,les étudiants sont très médiocres. Quand vous écoutez parler un étudiant, c’ est la honte du jamais connue. La grammaire est tordue, déchirée. Et cela n’émeut même pas l’étudiant en question. C’est la triste réalité en RCA.

Nous continuons de lancer un vibrant appel aux autorités centrafricaines et notamment aux autorités en charge de l’éducation nationale de tout faire pour trouver une solution afin de remédier a ces manquements. Il est impensable que le système éducatif centrafricain ne s’enfonce que dans le gouffre pendant que les autres pays avancent. Les centrafricains doivent être sur la même longueur d’onde avec les autres pays de la planète pour atteindre d’ici 2030 « l’Education Pour Tous », un des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Bénistant  MBALLA

 

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