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Mardi 23.08.2017 : 08H21

CERTAINS CANDIDATS MALHEUREUX A LA PRESIDENTIELLE NE RUMINENT QUE LE COUP D’ETAT : PERSONNE NE SE PREOCCUPE DU SORT DE LA POPULATION, SURTOUT LA JEUNESSE

Deplaces 5Deplaces 2Les uns tiennent leur réunion à Boeing, les autres à Bimbo, d’autres encore recrutent des mercenaires. Aucun leader politique n’est démocrate, encore moins patriote. Ils sont aveuglés par l’intérêt personnel, le pouvoir par tous les moyens. Et pourtant, cette racaille a moisi durant des années dans leur parti politique. Le coup d’Etat est devenu subitement la recette miracle. Touadéra ayant toutes les qualités d’un bon dirigeant, mieux encore la confiance aveugle des partenaires au développement, coupe l’herbe sous les pieds de ses rivaux. Ces mêmes leaders politiques faisaient partie de la délégation de Bruxelles. Qu’est-ce qu’ils sont allés faire là-bas, personne ne sait. Nous avions cru à une véritable « Union Sacrée » qui aurait dû jouer au profit du peuple centrafricain, en faveur de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale.

C’est après Bruxelles que les animosités, la haine, la jalousie sont plus vives. Les groupes armés sont réactives par la manipulation. Des Commandos vont en expédition pour générer l’enfer à Bangassou, Mobaye, Alindao, Bria, Gambo, Batangafo, dans le camp des partisans de Bozizé. Entre temps, le PAN est mis en cause ouvertement par le général Zoundéko, ensuite par Azor à Bria, dénonçant son soutien à l’UPC de Ali Darassa. Enfin, les mercenaires tchadiens arrêtés et qui l’ont dénoncé.

Un autre parti politique tient ses réunions à Bimbo. Une descente des forces de sécurité a permis de saisir une arme AK. Qui est derrière tel ou tel massacre, carnage, incendie des maisons et des villages, les uns et les autres le savent. Tout le monde se tait et préfère accabler Touadéra, la poubelle de tous les maux du pays. Et le clan Bozizé se croît tout permis.

Le clan Bozizé

Le clan Bozizé se fourre le doigt dans l’œil. Bozizé au pouvoir, avec toute l’armée, a pris la tangente. Les Séléka sont encore là dans toute leur puissance de frappe et même plus puissante qu’hier avec les armes et les munitions récupérées après la fuite du clan. Un coup d’Etat des partisans de Bozizé ? Ils ne feront pas 24 heures au pouvoir que la Séléka va rugir et les balayer du revers de la main. Faut-il fuir une énième fois devant la Séléka ? Sur le terrain, le rapport des forces est clair. Tantôt, le FPRC fait les yeux doux aux Anti-Balaka, afin de faire un front commun. Les Anti-Balaka ne pèsent pas grand chose dans la balance des forces. Les hommes de Sidiki, de Alkhatim les mettent en déroute. L’Accord de Nairobi ne devait profiter qu’aux Séléka. Les Anti-Balaka du clan Bozizé, ne mènent que des opérations éclaires pour provoquer les Séléka, pendant qu’ils prennent la fuite, c’est la population civile vivant sur les sites des déplacés qui encaisse la foudre.

Affaire Charles Massi

Pourquoi le colonel Charles Massi a disparu définitivement sans réapparaître à ce jour ? Bozizé n’étant plus au pouvoir, il pouvait sortir de sa cachette, mais hélas, peine perdue. Et pourtant, il n’a pas pu conserver son pouvoir face à la coalition Séléka. Nous avons vu fuir, puisque la mort était à leur trousse, tous ces gens qui, revenus sur la pointe des pieds, se permettent le luxe de tenir des réunions de coup d’Etat, au vu et au su de tous, Minusca, autorités du pays, les forces de défense et de sécurité. Si Touadéra était méchant comme eux, qui serait encore en liberté ? D’autres traitent Touadéra de tous les qualificatifs. Faut-il répondre aux coups de pieds de l’âne ? Ce sont des élucubrations. Personne ne peut faire un coup d’Etat et conserver le pouvoir. Le pays va basculer définitivement dans le chaos et l’enfer. Touadéra symbolise la stabilité nationale.

Des FACA

Le ministre de la Défense de Bozizé à l’époque, Francis Bozizé, se souvient-il des traitements que subissaient les FACA sous son règne ? Des soldats valides, forts, bien formés ont été vidés des rangs des FACA, brisant ainsi la colonne vertébrale de l’armée nationale. Il faut être un officier du clan Bozizé pour qu’un soldat sans grade le respecte. Après la mise à la retraite des vrais soldats, les soldats du clan n’ont pas pu résister. A qui  la faute ? Peut-on former des hommes du rang en 45 jours ? La Garde Présidentielle hyper armée, a jeté les armes, les tenues, abandonnant l’armée sud-africaine seule au front de Damara. C’est la capitulation, la débâcle, le sauve-qui-peut, en diagonal pour le Cameroun, la RDC et le Congo Brazzaville. Les armes, les véhicules, l’hélico y sont encore. Est-ce contre Touadéra que le clan Bozizé a une armée aguerrie ? Il fallait les récupérer entre les mains des Séléka.

Le peuple centrafricain a trop souffert depuis trente (30) ans. C’est parce qu’il y a un peuple, qu’il y a un pouvoir. Ce peuple a donné un mandat de cinq (5) ans à Touadéra qui doit lui rendre compte le moment venu. Pourquoi doit-on utiliser tous les artifices pour l’empêcher de servir son peuple ? Ne faites pas à Touadéra ce que vous n’avez pas voulu que le colonel Charles Massi vous le fasse. Des Séléka et des Anti-Balaka, ainsi que des Anti-Balaka proches de Bozizé, qui est plus malin que qui ? Dans une démocratie comme au Ghana, au Sénégal, quand on perd les élections, on se prépare au prochain round. Les leaders politiques en RCA sont-ils démocrates ? Non. Et c’est très triste.

Ces derniers jours, des informations font état de ce que des jeunes sortiront dans la rue. Après la manif dans la rue, la misère, la pauvreté, le chômage n’ont pas disparu. Quel jeune va mettre la manif à table à manger à son fils, à son père, à sa mère ? Ceux qui sont morts dans la rue lors des manifestations, sont-ils ressuscités ? Combien de jeunes ont été embauchés par les leaders politiques ? Combien de leaders politiques ont une entreprise pour embaucher les jeunes, depuis l’indépendance ? Combien de leaders politiques sont morts dans la crise ? Ils ont des aides de camp, alors que le peuple n’en a pas. La vie des leaders politiques est plus précieuse que celle des 5 millions de Centrafricains. La jeunesse centrafricaine est le dindon de la farce. Au moindre coup de feu, ils sont tous en France et vous la jeunesse centrafricaine, sacrifiée aux criminels. Durant la campagne électorale, certains leaders politiques faisaient couler les billets de banque et après ? Certains disaient qu’ils sont riches, ils n’ont pas besoin d’argent. Et la jeunesse centrafricaine ? L’argent, c’est pour corrompre les jeunes pour qu’ils sortent dans la rue et après ? La jeunesse centrafricaine doit se réveiller pour prendre son destin en main : la paix, la sécurité, le travail. Il faut la paix pour investir. Les humanitaires qui ne font que du bien sont attaqués, à plus forte raison un investisseur.

Observons le marché de Bangui. Nos frères Camerounais, à la recherche des débouchés, s’installent chez nous. Ils cherchent l’argent pour être riches et enrichir leur pays. Ils sont très jeunes, mais ils sont imbus de l’esprit d’initiative, de l’entreprenariat, ils prennent des risques pour développer leur entreprise, soit faire l’extension. Ils occupent le marché de la sous région Afrique Centrale (CEMAC). Pour les appels d’offres internationaux, il n’y a que les sociétés congolaises, camerounaises, ivoiriennes qui prennent le marché. La RCA néant, car pour la jeunesse, c’est la drogue, les braquages, les viols, les vols, se faire manipuler par les hommes politiques pour sortir dans la rue. Détruire le peu qui existe depuis Bokassa et c’est tout. Alors que la terre est vaste, la pluie abondante, il suffit de prendre une résolution personnelle et oser.

Le Conseil National de la Médiation a du pain sur la planche pour véhiculer la culture citoyenne afin de conscientiser une jeunesse centrafricaine perdue et au carrefour des contraires. C’est triste, dommage pour l’avenir de la RCA. Aides-toi d’abord et le ciel t’aidera.

Julien BELA

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