CENTRAFRIQUE : PAS UN PAS SANS LE FMI,

Jeudi 05 Janvier 2017 : 09H28

CENTRAFRIQUE : PAS UN PAS SANS LE FMI, ALORS QUE CE SONT DES COMMERCANTS VEREUX SANS AME, NI CONCIENCE

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Les autorités centrafricaines sont obnubilées par le FMI. Elles ne respirent que par le FMI et ne dorment qu’avec le FMI. Le FMI est un commerçant véreux sans âme, ni conscience. D’ailleurs combien donne le FMI au pays avec les mille et une (1001) conditionnalités ? le FMI donne de la main gauche, mais tend la main droite pour être remboursé. Malgré la déconfiture généralisée du pays, les résidus de l’économie centrafricaine se portent mieux. Le taux de croissance avoisine les 5 % par rapport aux autres pays de la sous-région. Quel que soit l’Etat du pays, le FMI n’a que foutre. Ce sont ses spéculations financières qui comptent et rien d’autres. Que le peuple meure de faim, de misère, de pauvreté, ce n’est pas son problème.

Les programmes d’ajustement structurel n’ont fait que déstabiliser les économies africaines et les réduire à néant. Les pays africains sont devenus plus pauvres, avec des systèmes économiques dans une zone de turbulence. Cette mésaventure réformiste du FMI a tourné court pour finir en queue de poissons. Mais le FMI n’en finit pas d’injecter le venin perturbateur dans les économies fragiles et surtout d’un pays en pleine crise militaro-politique extrêmement dévastatrice, réduisant à néant l’économie nationale. Les ministres des finances font du FMI un refrain qu’ils chantent à tout vent et à qui veulent les entendre. La litanie du FMI devient un bréviaire et ils ne font aucun effort pour réfléchir, penser et agir autrement. A longueur de journée, on entend FMI autant de fois que possible.

La RCA est l’un des rares pays au monde qui peut se passer des services du FMI et de la Banque Mondiale. Elle dispose de tous les atouts nécessaires pour cette franchise. Pour les miettes du FMI, cette institution financière impose ou mieux encore, empêche un pays de voir les choses autrement, évoquant le taux d’intérêt comme bouclier. Et les autorités s’y conforment comme le chrétien s’accroche à sa Bible ou au nouveau testament. Or, la RCA doit serrer la ceinture pour jeter les bases d’une économie saine, solide et durable. Avec le FMI, la RCA n’atteindra pas les Objectifs du Développement Durable d’ici à 2030. La RCA va droit dans le mur.

Le FMI n’a développé aucun pays au monde. De plus, il impose un taux d’intérêt hyper prohibitif que personne au monde ne peut accepter. Le ministre des finances est plus FMI que Centrafricain dans pays en lambeau. Le FMI a octroyé 60 millions de dollar sur trois (3) ans, c’est une moquerie, car cela ne couvre pas les besoins du pays, mais, bien au contraire, tord le cou à l’Etat centrafricain et fait du pays l’esclave exclusif du FMI.

La RCA doit compter avant tout sur elle-même, ses ressources et sa capacité à juguler la crise. Elle doit d’abord répertorier ce qu’elle a et ensuite ce qu’elle n’a pas. Enième ajustement structurel sans résultat probant,  la RCA doit développer et mettre en valeur ses ressources propres pour guérir le mal qui la ronge depuis des années et qui est à la base de toutes les crises. Le FMI est à l’origine de la déconfiture du système éducatif centrafricain, par sa politique de désengagement de l’Etat. Le FMI a bradé nos entreprises dont Pétroca, est-ce son problème, est-ce que le FMI en souffre, ou ce sont les Centrafricains qui ont perdu leur entreprise phare?  C’était trop prématuré de tendre la main pour se mettre la corde du FMI au cou. C’est un engrenage suicidaire. 20 milliards sur trois (3) ans, les Centrafricains peuvent produire au-delà. SUCAF fait venir du sucre du Brésil pour le revendre en RCA, au détriment de la sucrerie de Ngakobo et ses plantations, avec un monopole absurde sur la filière sucre. Personne n’ose secouer le cocotier pour remettre SUCAF sur des rails purement centrafricains. Centrapalm est une autre entité agro-industrielle qui peut soutenir les caisses de l’Etat. Les Centrafricains doivent consommer local. Les Centrafricains meurent de faim alors qu’ils dorment sur des richesses inestimables du sol et du sous-sol. Le FMI est un véritable goulot d’étranglement de l’économie nationale.

Malheureusement, le refrain du FMI est toujours repris en chœur par le ministre des finances, de sorte que rien ne peut se faire sans s’en référer à son taux d’intérêt ultra-criminel. La RCA a les moyens de sa politique. Une bonne communication entre les gouvernants et les gouvernés peut déboucher sur une stratégie de développement à la centrafricaine, d’ici 2040. Il faut avoir le courage politique pour s’y engager et briser la chaîne mythologique des solutions suicidaires du FMI et de la Banque Mondiale, les bourreaux de la RCA.

 

Julien BELA

 

 

 

 

 

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