CATHERINE BOKASSA, BRIGITTE DACKO, MIREILLE K...,

Lundi 22 mai 2017 : 10H31

CATHERINE BOKASSA, BRIGITTE DACKO, MIREILLE KOLINGBA, CATHERINE SAMBA-PANZA, POURQUOI TANT DE BAIN DE SANG ? TANT DE LARMES ? TANT DE MISERE, DE HAINE, DE JALOUSIE ?

Femmes des ex chefs d etat de la rca

Un Centrafricain lambda, après bien des méditations profondes, mûries, décide d’interpeller les mamans des mamans, les mères de la nation centrafricaine que sont Catherine Bokassa, Brigitte Dacko, Mireille Kolingba et Catherine Samba-Panza. « Vous avez encore un rôle vital, fondamental à jouer pour arrêter ce fleuve de sang, assécher les larmes de vos enfants, aider votre fils Touadéra à briser le signe indien qui suit la RCA depuis vingt (20) ans. La soif effrénée du pouvoir, la haine, la jalousie, les rancœurs, les coups d’Etat toujours suspendus sur la RCA, les coups bas, les peaux de banane, les virgules dans le dos, l’hypocrisie, sont autant de maux qui minent la vie en société des Centrafricains et minent toutes actions de développement. Vous êtes encore en vie par la grâce de Dieu, et donc votre rôle de mère n’est pas terminé. Prenez en main le flambeau de la paix et de la réconciliation nationale, car vos enfants sont turbulents ».

Quelque soit la bonne intention d’un chef d’Etat, la haine, la jalousie, la mauvaise foi, l’hypocrisie le déroutent. Comme le stigmatisait Jean-Jacques Rousseau, « l’homme nait bon, c’est la société qui la transforme », en rebelle, en homme méchant, en tueur, en destructeur, en apocalypse, en tortionnaire. David Dacko, paix à son âme, le père de la sagesse et de la démocratie, a préféré céder le pouvoir à un autre centrafricain, que d’user de la force pour verser le sang des Centrafricains. Les Centrafricains l’ont traité de faible, pour d’autres, c’est une femme.

La flamme nostalgique éclaire l’ex Empereur Bokassa 1er, demeuré inégalé en tant que bâtisseur à ce jour. Quant à Boganda, il est sur toutes les lèvres, tout le monde porte son drapeau sur la poitrine, dans les véhicules, sa photo est placardée partout, mais personne ne lui ressemble, ni de près, ni de loin, aux plans religieux, intellectuel, politique, économique et social.

Boganda a été oppressé par les colons. Il ne leur a jamais tenu rigueur. Son seul combat, c’est la libération de l’AEF (Afrique Equatoriale Française) et des Oubanguien du joug colonial. A ce titre, il y est allé jusqu’au sacrifice suprême, pour léguer un pays, un hymne, un drapeau à cinq (5) couleurs, un embryon d’Etat. Au fil du temps, la jeune génération s’est désolidarisée de la voie de « Zo Kwé Zo » du père fondateur de la RCA. Depuis 1996 à ce jour, la RCA est devenue la République des brigands, des tueurs, des bouchers humains, des charcutiers humains, des bandits, des rebelles sans foi ni loi, des croque-morts, étalant au monde les derniers degrés de l’horreur. Toutes les horreurs les plus insupportables au monde, ont été expérimentées en grandeur nature en RCA, en l’espace de cinq (5) ans. Des familles enfermées dans leurs maisons et brûlées vives, des gens égorgés, mutilés, charcutés, dépiécés, décarcassés, ô temps ! Ô mœurs ! Les leaders politiques, devant un tel tableau, y trouvent du plaisir à mettre de l’huile sur la flamme de la violence, histoire de tirer le drap de leur côté. Des leaders politiques bizarres, hors du commun, insensibles aux massacres de leurs militants. Certains  pensent détenir le titre foncier des nominations aux postes de responsabilité : « je ne suis pas ministre, le pays doit être à feu et à sang ». Et les militants qui sont massacrés ?

Touadéra doit rallumer la flamme de l’amour maternel, de l’amour des Centrafricains, de ces mamans des mamans, de ces mères de la nation, de ces dames de distinction afin qu’elles mettent le feu de force qui leur reste au service de la paix et de la réconciliation nationale. Elles peuvent former le « Commando de la paix pour assurer la médiation de la vie, de la paix et de la stabilité définitive ». Elles ont des choses à dire dans leur cœur. Il faut leur donner la parole et le rôle de médiatrices nationales et internationales. Elles seront plus écoutées, plus respectées, puisque nanties de plusieurs années d’expérience auprès de leurs feus maris, pères de la nation.

Catherine Samba-Panza était aux Etats-Unis pour se battre pour la cause de la RCA, quand le coup d’Etat manqué du 26 septembre 2015 a eu lieu. Elle a tout abandonné pour revenir en catastrophe. Qui est perdant dans ce schéma ? C’est la RCA, avec sa jeunesse et ses chômeurs, les misérables paysans du monde rural. Le coton et le café ont disparu. Touadéra va en Israël avec beaucoup de projets, l’agriculture, l’eau, l’énergie, les nouvelles technologies et bien d’autres pour rechercher les partenaires qui puissent financer, ces mêmes démons des ténèbres sortent et frappent très fort à Bangassou, à Alindao. Les investisseurs sont nombreux à frapper à notre porte, mais les projets ne peuvent se réaliser à cause de la violence, de la guerre, de l’instabilité permanente. Les chômeurs diplômés qui font des manifestations, analysent-ils cette situation ? Les chômeurs peuvent-ils avoir du travail ? Dans ce cas de figure, le Conseil National de la Jeunesse doit s’impliquer dans la crise pour chercher à démanteler ce « laboratoire » qui empêche tout progrès socio-économique en RCA. Tous les chefs d’Etat qui arrivent, doivent échouer par la volonté obscure de certains leaders qui ont la semence du serpent. Ceux-là qui ont vendu leur âme au diable pour nuire exclusivement au développement de la RCA et donc de la jeunesse. Ils creusent la tombe de leur propre pays. Tous les moyens sont bons pour saboter tous les efforts, toutes les initiatives de relèvement du pays. Est-ce réellement des leaders politiques ? Qui peut trouver du plaisir à transformer la RCA en une vaste morgue à ciel ouvert ? La RCA est la zone rouge en terme de sécurité et cela conforte les leaders politiques.

Les mères de la nation doivent mettre la main à la pâte. Nous avons besoin d’elles comme socle de la réconciliation. Elles résument en elles-mêmes les cinquante ans de la RCA. Elles sont à la fois actrices, témoins et dépositaires de grands secrets de la nation centrafricaine. La sagesse, les expériences, sur fond d’amour maternel, ruissellent en elles. Elles constituent la racine principale du pays. Elles doivent ouvrir leur cœur car une mère ne rejette jamais son fils, même si c’est un criminel de la pire espèce, un délinquant avéré, irrécupérable. C’est un de vos fils, un Centrafricain lambda qui vous interpelle, qui vous demande de rompre votre silence, en vous rapprochant de votre fils Touadéra. La paix crie dans vos veines, votre cœur bat à se rompre, à cause de cette terre de nos ancêtres, cette terre pour laquelle vos maris ont consenti tour à tour un lourd sacrifice. Mamans et mères universelles, sauvez la RCA !

Julien BELA    

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