BRUXELLES, UN PLAN MARSHALL POUR LE ...

Mercredi 15 mars 2017 : 10H44

BRUXELLES, UN PLAN MARSHALL POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA RCA SE CONCRETISE : IL NE RESTE QUE LA PAIX

Bruxelles 1

Trois (03) mois après la conférence des bailleurs de fonds tenue du 17 au 18 novembre 2016 à Bruxelles, les centrafricains commencent à avoir un cœur net. Les partenaires au développement de la RCA passent aux choses sérieuses. Après la visite de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, ce fut le tour du vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop. Au cour d’un point de presse tenu au Palais de la Renaissance le samedi 11 mars, Makhtar Diop a précisé que deux (02) secteurs sont visés  pour le développement de la RCA. Il s’agit notamment de l’agriculture et du secteur minier pour protéger les ressources naturelles du pays. C’est un véritable plan Marshall de Bruxelles qui se concrétise à travers la visite du vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique. Il faut désormais renoncer aux violences et faire la paix pour donner une chance à la RCA de prendre l’élan du développement économique.

La population de Bambari, notamment la jeunesse, doit saisir l’opportunité offerte par la Banque Mondiale et les autorités centrafricaines  à travers la relance des activités agricoles et la réhabilitation des infrastructures routières pour sortir définitivement de la pauvreté, de la misère et du chômage. C’est avant tout notre pays. Et personne ne viendra le reconstruire à notre place. Tous les étrangers qui étaient arrivés en RCA au moment de cette crise sont étonnés de voir le peuple centrafricain mener une vie  précaire malgré ses énormes richesses. Autant dire que la paresse bat son plein en République Centrafricaine. Sans l’exploitation du pétrole, les centrafricains peuvent valablement  développer leur pays. La RCA couvre une superficie de 623.000 km2 avec une pluviométrie abondante,  favorable à toutes sortes de cultures. Ce qui est contraire dans d’autres pays où la population pratique la technique de l’irrigation pour favoriser la culture. Malgré tout, ces pays sont toujours en avance sur la RCA. Feu Barthelemy Boganda disait, « parlons peu, travaillons beaucoup ». Est-il vraiment ce qui se passe aujourd’hui dans le vécu des centrafricains ? Non.

L’hypocrisie et la fourberie sont les cultures propres aux centrafricains. Certains sont experts en critiques. Ils ne proposent jamais une solution pour la sortie de la crise. Tout ce qu’ils savent faire, c’est de critiquer, critiquer et critiquer. Ils attendent juste une occasion pour déverser tout sur la Minusca et le gouvernement. Nous entendons certaines personnes dire, « quel changement le pays a connu après la table ronde de Bruxelles du moment où la population continue de souffrir »? Il est certes vrai que, « l’ignorance est plus pire que la mort ». Les autorités centrafricaines étaient parties à Bruxelles pour discuter  et proposer aux partenaires financiers le plan de relèvement du pays qu’ils ont établi. Et la somme  annoncée par les donateurs pour soutenir la RCA n’est qu’une promesse. En plus, ce n’est pas la totalité de cette somme qui sera versée en liquide. Chaque partenaire a choisi son domaine d’investissement. C’est pourquoi, il y aura la réhabilition des infrastructures routières, sanitaires, scolaires pour ne citer que ces quelques exemples. La relance des activités agropastorales constitue également un autre domaine d’investissement des bailleurs. C’est ce qui  est entrain d’être fait. Où est la part de contribution des partenaires nationaux et notamment les opérateurs économiques et hommes d’affaires centrafricains pour aider leur propre pays à se développer ? Néant. C’est toujours les autres qui doivent venir faire tout à notre place.

Le vrai problème qui mine et gangrène actuellement le pays demeure l’insécurité dans les zones occupées par les groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et  Rapatriement (DDRR). Le président Touadéra a tendu la main à tous ces compatriotes de s’associer avec lui à travers « l’union sacrée ». Mais le centrafricain étant toujours de mauvaise foi, ne voit pas l’intérêt d’une telle union. Quand les groupes armés font souffrir des pauvres populations civiles dans l’arrière-pays, est-ce l’affaire d’un régime ? Or, « l’union sacrée » permet à tous les fils du pays de se rassembler comme un seul homme, de discuter des problèmes auxquels la population se trouve confrontée et proposer des pistes de solution. Malheureusement, la solidarité n’est pas centrafricaine. La soif du pouvoir à travers la manipulation des groupes armés par certains leaders politiques centrafricains bloque le processus de la paix et du développement de la République Centrafricaine.

A ceux là, nous leur disons pardon. On ne construit pas un pays avec les armes. Et l’argent n’aime pas le bruit des bottes. Après quatre (04) ans de souffrance, il faut donner l’occasion à la population de respirer un nouvel air. C’est pourquoi, nous demandons aux ex-combattants qui continuent de tuer, massacrer et incendier, de renoncer définitivement à ce genre de pratiques. « Il y a toujours un temps pour faire la guerre et un temps pour la paix ». Et dans une guerre, il n’a ni vainqueur, ni vaincu. Bruxelles est pour le bien être de tous les centrafricains. Faisons la paix dans le pays pour donner une occasion à la RCA d’atteindre les Objectifs du Développement Durable (ODD).

Bénistant MBALLA

 

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