BRUXELLES : CONNEXION DE LA RCA A LA PLATEFORME ECONOMIQUE ...

Jeudi 17 Novembre 2016 : 09H22

BRUXELLES : CONNEXION DE LA RCA A LA PLATEFORME ECONOMIQUE MONDIALE

Bruxelles 2

Après le retour en force de la RCA dans les grandes instances internationales, Bruxelles connecte la RCA à la plateforme économique mondiale. Le retour à l’ordre constitutionnel ouvre toutes les portes à la RCA, pays déchiré, dévasté, ruiné par plusieurs années de crise militaro-politique stérile, inutile. L’espoir renaît, c’est le cas de le dire haut et fort. La sécurité occupe une place prépondérante, car elle englobe plusieurs chapitres dont le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et la Réconciliation Nationale (RN). Sans la paix, aucun développement n’est possible. Les Consultations Populaires à la Base (CPB) ont mis en exergue l’attachement du peuple centrafricain à la paix, à la sécurité, sur l’ensemble du territoire national.

Ce 17 novembre 2016, marque un tournant décisif dans la vie de la RCA. Les efforts de paix et de sécurité doivent être soutenus par la reprise des activités économiques. La nature ayant horreur du vide, les activités génératrices de revenu doivent remplacer les armes au sein des groupes armés et occuper toute la population. Bruxelles constitue un plan Marshall pour la RCA, afin d’éradiquer la pauvreté, la misère, le chômage. La famine, le chômage, la misère, le dénuement total, sont aussi des constituants de l’insécurité. A ce titre, nous saluons l’élan national de la classe politique, des élus de la nation et de la société civile, qui ont pris d’assaut les gradins de Bruxelles, pour soutenir d’une seule voix, cette ordonnance médicale de thérapie de choc à administrer à la RCA pour la sortir du coma. L’Union Sacrée est bien réelle autour du vital que constitue le rendez-vous de Bruxelles. Le patriotisme n’a pas besoin d’un décret pour s’exprimer. L’intérêt national prime sur toutes les autres considérations, la RCA d’abord. C’est une fierté de constater cette ferveur, cette mobilisation générale, de toutes les compétences que regorge le pays.

Les groupes armés doivent s’inspirer de ce front commun de toutes les instances du pays pour Bruxelles. C’est notre pays et personne d’autre ne viendra le reconstruire à notre place. Nous avons détruit et c’est à nous de rebâtir. Dieu a tant aimé la RCA qu’il a choisi un homme neutre, issu d’une minorité ethnique pour rassembler tous les Centrafricains, où qu’ils se trouvent. Le reste est en grande partie une question d’ignorance. Les Centrafricains traversent une crise de maturité. Les autres pays de la planète ont déjà franchi ce seuil. Dans quelques années, la RCA sera plus soudée, plus homogène, plus unie que jamais. C’est une question de temps, d’éducation, de sensibilisation, de conscientisation et de communication. Comme disent les Saintes Ecritures, il n’y aura plus « ni grecs, ni crétois, ni païens », mais un seul peuple, uni et solidaire qui construit un destin commun où il fait bon vivre.

Feu président fondateur Barthélemy Boganda disait, « malheur à l’homme seul. » et les mouvements syndicaux affirment, « unis, nous vaincrons ». Ce qui rejoint les propos du Chef de l’Exécutif américain Barack Obama, « il faut des institutions fortes et non des hommes forts. » La RCA dispose d’un Exécutif fort, d’une Assemblée Nationale forte, d’un pouvoir judiciaire fort, indépendant et libre. La fausse note et la zone d’ombre demeurent la société civile disparate, non structurée, dont un groupuscule est devenu un instrument de manipulation par excellence. La société civile doit réellement se structurer pour devenir une force positive et progressiste au service de la nation, à l’exemple de celles du Burkina faso, du Sénégal, pour inculquer la culture civique et citoyenne à la population. La Société Civile n’a jamais trempé dans des actions subversives, des insurrections populaires armées, des tentatives de coup d’Etat. Le 26 septembre 2015, Catherine Samba-Panza, était obligée d’écourter une mission à  New York pour revenir précipitamment à Bangui. Ensuite,  le 24 octobre 2016, ce groupuscule qui usurpe le nom de la Société Civile, récidive. Aucune société civile au sens propre du terme, ne se comporte de cette manière.

La Communauté internationale apporte un soutien fort dans la rencontre de Bruxelles. Les Centrafricains doivent se montrer à la hauteur des enjeux cruciaux pour l’avenir du pays. Les résultats doivent être au-delà des attentes, car les chiffres affichés sont à titre indicatif. Le gouvernement fait preuve de sobriété. Beaucoup de missions ont sillonné le pays de long en large pour constater le degré de dégradation du pays. Les populations déplacées, celles en exil, les habitations détruites, constituent une véritable catastrophe humanitaire qui exige beaucoup de moyens financiers. Ensuite, la relance des activités économiques, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, les routes, les ponts, l’énergie, les écoles, les hôpitaux, l’eau potable, les PME-PMI, les THIMO, afin de mobiliser les bras valides qui traînent dans les quartiers, villages et villes, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. La RCA se transformera en un vaste chantier multisectoriel et multidisciplinaire. Bon vent à tous les ambassadeurs de la RCA à Bruxelles, aux amis de la RCA qui la soutiennent, à toutes les bonnes volontés qui œuvrent dans ce sens: Nations Unies, Union Européenne, les Etats-Unis, l’Union Africaine, la CEEAC, le Groupe de Contact de soutien à la RCA, la Chine, le Japon, le Canada, la CEMAC, le Royaume du Maroc, l’Angola, l’Afrique du Sud, tous …

 

Julien BELA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×