BOZIZE ET SES ANTI-BALAKA VEILLENT...

Jeudi 05.10.2017 : 10H35

BOZIZE ET SES ANTI-BALAKA VEILLENT SUR BOSSANGOA, BENZAMBE,  MAIS METTENT LE FEU AILLEURS

Depuis le retrait de la coalition Séléka, Bossangoa et Benzambé, région natale de Bozizé et certains Anti-Balaka sont calmes, en paix et en sécurité. Les Anti-Balaka proches de Bozizé sèment la mort dans les autres régions. La boucherie de Paoua s’étend à Bocaranga, Ngaoundaye, Koui, Markounda, Batangafo, Gambo, Mobaye, Alindao et autres localités. Dans les autres régions, ce sont des animaux et non des êtres humains. Bossangoa abrite l’ethnie supérieure, celle de Bozizé. La Classe politique centrafricaine peut-elle ignorer cette stratégie sournoise de Bozizé ? La paix sera très difficile à restaurer, tant que les hommes politiques seront hypocrites, fourbes, n’aimant pas leur pays et leurs compatriotes,. Un seul mort, c’est déjà trop. A plus forte raison des milliers et des milliers de cadavres, et il faut se taire, on ne sait jamais. C’est triste. Dologuélé, Ziguélé, Sylvain Patassé, n’ont-ils pas de militants, de sympathisants, de parents dans ces régions ? Demain, iront-ils solliciter le suffrage de cette population ? Demain, diront-ils qu’ils ne sont pas au courant ? Après la boucherie de Paoua, c’est encore Bozizé et les siens qui reviennent provoquer les massacres des populations dans l’Ouham-Péndé en général. Un leader qui a peur de la mort, n’en est pas un. Ceux qu’on tue, ont le même sang que les autres centrafricains, peu importe le rang social. La vérité blesse, mais ne tue pas. Il faut être sincère avec sa propre conscience, afin d’être sincère avec les autres. La paix est l’affaire de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Bozizé président-fondateur du parti Travailliste KNK et Chef suprême des Anti-Balaka de son ethnie qui mettent le feu au pays, l’équation dépasse l’entendement humain. Le groupe parlementaire KNK à l’Assemblée Nationale ne peut-il pas appeler à la cessation des hostilités ? Le culte à Bozizé est-il plus important que la vie des cinq millions de Centrafricains qui sont massacrés, qui boivent le vin de la misère, de la pauvreté absolue ? Ainsi se meurt à petit feu la RCA de Barthelemy Boganda.

Julien BELA

 

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