BOZIZE ET NOURREDINE ADAM ENCORE DANS LE VISEUR...

Ven. 16/03/2018 : 08H40

FRANÇOIS BOZIZE ET NOURREDINE ADAM ENCORE DANS LE VISEUR DU COMITE DE SANCTION DU CONSEIL DE SECURITE

Boz et noourredineDans un communiqué de presse rendu public par le Comité de  Sanction du  Conseil de Sécurité (CSCS) des Nations Unies, le 07 mars 2018, le déchu président général François Bozizé et Nourredine Adam, le leader du FPRC sont encore dans le viseur de cette institution onusienne. Car nul n’ignore que les principaux acteurs de cette grave crise militaro-politique que traverse la RCA sont entre autres, François Bozizé et les Anti-Balaka, ainsi que Michel Djotodia, Nourredine Adam et consorts de la nébuleuse ex-coalition Séléka. D’où le CSCS des Nations Unies avait pris en son temps, des sanctions infligées à l’encontre de certaines personnalités militaro-politiques dont Bozizé et Nourredine. Il s’agit de gel de leurs avoirs financiers, d’interdiction qui leur est faite de se déplacer d’un pays à un autre, et nous en passons.

Or, il s’est avéré dans ce communiqué de presse publié par le CSCS des Nations Unies que «  le déchu président François Bozizé, malgré l’existence de ces sanctions, continue toujours de se déplacer dans certains pays africains en utilisant un passeport diplomatique du Soudan du Sud dont il est détenteur.

Il en est de même pour Nourredine Adam du FPRC qui se déplace fréquemment à Ndjamena au Tchad, sans être inquiété un seul instant par les autorités de ce pays ». D’où le CSCS de l’ONU se voit dans l’obligation de rappeler à l’ordre ces deux (02) chefs de guerre susnommés, d’observer strictement les sanctions qui avaient été prises à leur encontre.

Ce qui nous amène à poser la question suivante : Est-il normal de prendre des sanctions sans pour autant envisager en amont des dispositifs contraignants pour leurs mises en application et leurs suivis ? C’est la problématique de l’inefficacité des sanctions prises par ce Comité de Sanction du Conseil de Sécurité contre certaines personnalités politiques, militaro-politiques et chefs de guerre à travers le monde. Et les cas de Bozizé, Nourredine Adam et consorts en sont des parfaites illustrations.

Au finish, le CSCS n’a qu’à s’en prendre à lui-même que de s’en prendre à ces personnalités sous le coup de ses sanctions. De ce fait, il a tout intérêt de revoir tous ses dispositifs en matière de sanctions, tout en coopérant étroitement avec les pays de refuge, d’accueil de ces personnalités visées par les sanctions. Dans le cas contraire, à quoi sert de prendre des sanctions qui n’aboutissent à rien. Le Comité de Sanction du Conseil de Sécurité de l’ONU doit tout mettre en œuvre  pour que ces personnalités et ces chefs de guerre qui sont visés par cette sanction ne se déplacent plus d’un pays à un autre.

Le Petit YEKOA

 

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