BOZIZE ET DJOTODIA N’ONT PAS FINI DE TORTURER PHYSIQUEMENT,

Vendredi 20 Janvier 2017 : 09H38

BOZIZE ET DJOTODIA N’ONT PAS FINI DE TORTURER PHYSIQUEMENT, MORALEMENT ET ECONOMIQUEMENT LE PEUPLE :

LE QUART DU PAYS PARALYSE

Boz et djo

Bozizé et Djotodia, deux anciens chefs d’Etat et deux anciens chefs de guerre, continuent de torturer le peuple centrafricain physiquement, moralement et économiquement. Anti-Balaka pro-Bozizé et Séléka de Djotodia paralysent un quart du pays. Les Séléka creusent encore et davantage la marginalisation du Nord, argument ayant servi de prétexte au déclenchement de la crise. Malgré le sacrifice consenti par le peuple centrafricain lors des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel, ces deux chefs de guerre continuent de tirer les ficelles de l’instabilité. Et pourtant, la page est définitivement tournée pour ces deux chefs de guerre. A un moment donné, les Séléka ont fait croire aux Centrafricains que leur mouvement devient un parti politique, seule voie pour eux de reconquérir le pouvoir par les urnes. Malheureusement, les armes continuent de tonner. Les Anti-Balaka pro-Bozizé tiennent toujours les armes. Aucune occasion n’est laissée aux Centrafricains pour respirer un temps soit peu.

 Le KNK de Bozizé est moulé dans un culte de personnalité, et a du mal à se régénérer politiquement. Le KNK s’apparente à une propriété privée et non un parti politique. Après feu président Barthelemy Boganda, le MESAN a survécu jusqu’à ce jour. Le KNK a pourtant un groupe parlementaire. C’est donc une entité politique qui vit. Le MLPC a perdu le pouvoir, mais se réorganise de nouveau pour repartir à l’assaut du pouvoir. Bozizé, général de son état, Chef Suprême des Armées et Chef de l’Etat, a trahi la nation, humilié le peuple centrafricain, détruit l’Armée Nationale, est chassé par une vulgaire rébellion ultra-sanguinaire qui a pulvérisé les fondements de la République. Un tel chef, mérite-t-il un milligramme d’égard ? Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, Abdoulaye Wade au Sénégal et tant d’autres, n’ont pas rendu la vie infernale à leur peuple après avoir perdu le pouvoir. Ils ont laissé la latitude aux nouvelles autorités de conduire la destinée du pays.

Font-ils mal à Touadéra ou au peuple centrafricain, otage depuis bientôt quatre ans ? Aucune revendication politique n’est possible. Le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement ( DDRR ) est déjà en marche. Différentes formations sont dispensées aux combattants, pour qu’ils deviennent des acteurs de développement du pays. Il n’y a que le FPRC de Djotodia et les Anti-Balaka de Bozizé qui sont les récalcitrants et qui prolongent la souffrance ordurière du peuple centrafricain. Le DDRR est le seul passage obligé pour tous les groupes armés en activité sur le territoire national. La LRA, une rébellion étrangère, continue de semer la mort et la désolation au sein des populations du Sud-est de la RCA. Les Anti-Balaka de Bozizé et les Séléka de Djotodia, prennent toujours une partie de la population en otage dans les préfectures de l’Ouham-Péndé, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga, Haute-Kotto, Basse-Kotto et la Ouaka. Les exactions sur les populations civiles pleuvent à longueur des jours, des semaines et des mois.

Le peuple centrafricain est-il responsable des turbulences politiques qui ont secoué le pays ? Non, c’est un peuple qui n’a fait que subir les atrocités, les crudités, les tueries, les tortures, les incendies de maisons et des villages entiers. Bozizé a perdu le pouvoir, il doit se ranger et donner une chance aux Centrafricains de savourer la paix, la sécurité et le développement. Djotodia aussi a perdu le pouvoir, il doit se caser. Tous les deux sont en exil, c’est pour eux l’occasion de décrisper l’atmosphère politique dans le pays. Les Centrafricains n’aspirent qu’à la paix, rien que la paix. C’est pourquoi, Bozizé et Djotodia qui portent la responsabilité de leurs hommes sur le terrain, peuvent donner la chance aux Centrafricains de respirer à plein poumon, de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes, d’aller et venir, sans s’inquiéter. Bozizé et Djotodia font mal aux Centrafricains et non aux nouvelles autorités.

La non violence et le dialogue fondent la stratégie de Touadéra pour la résolution pacifique de la crise. Il n’a de problème avec personne, ni les Anti-Balaka de Bozizé, ni les Séléka de Djotodia. Pourquoi doit-on prolonger inutilement une crise qui n’a plus de sens ? Le peuple centrafricain n’est pas acteur de la chute de Bozizé, encore moins, de celle de Djotodia. Des projets de la Communauté Internationale en direction des régions dites marginalisées, dorment dans les tiroirs. Les partenaires, les investisseurs, les bailleurs de fonds frappent à la porte de la RCA, mais ne peuvent se déployer sur le terrain pour raison d’insécurité chronique. Le gouvernement a promis 400.000 mille emplois à la jeunesse centrafricaine, faut-il que les groupes armés imposent un temps additionnel stérile, inutile et suicidaire pour un peuple à bout de souffle ? Trop, c’est trop ! C’est un temps de rafraichissement et de paix.

 

Julien BELA  

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire