BOSSANGOA EL DORADO DE LA RCA : EXPLOSION DE MINE D’OR

Vendredi 09 Décembre 2016 : 09H18

BOSSANGOA EL DORADO DE LA RCA : EXPLOSION DE MINE D’OR EN PAGAILLE ET LES ANTI-BALAKA LACHENT LES ARMES 

Touad

Depuis un certain temps, c’est la ruée vers Bossangoa et pour cause une explosion de mine d’or en pagaille et à la portée de  tous. Bossangoa devient l’Eldorado de la République Centrafricaine. Ndolobo ne vaut pas grand-chose auprès de Boston City. Il suffit de creuser environ cinquante centimètres et vous êtes au royaume de l’or pur. Tout Bangui se déporte à Bossangoa pour se faire riche. C’est une manne tombée du ciel, un cadeau de la nature aux Anti-Balaka désormais gâtés. C’est la nature qui désarme les Anti-Balaka qui troquent les armes contre les pelles et les pioches. L’or coule comme l’Ouham qui coule.

La RCA toute entière est une mine de richesses de tous ordres : or, diamant, pétrole, calcaire, fer, sel, et la liste est longue. Le pays a besoin d’un régime démocratique, avec toutes les institutions de la République. Il peut rouler dans l’opulence, pourvu que l’administration soit bien structurée, capable d’offrir un service public de qualité et la RCA décolle en trombe. Les conditions sont évidemment réunies aujourd’hui pour que la RCA se mette sur les rails. Les groupes armés n’ont aucun intérêt à persévérer dans la crise. Il faut déposer volontairement les armes et se battre à la sueur de son front pour se faire une place au soleil. Les richesses sont immenses et ont besoin des bras pour leur mise en valeur. En plus des mines, nous avons l’agriculture et l’élevage qui sont aussi des secteurs porteurs. Les Centrafricains ont tout pour être dans le vent de la modernité, du progrès, de la croissance à deux chiffres. La guerre actuelle est absurde, inutile, un véritable gaspillage des ressources humaines et d’énergies très importantes pour le développement du pays.

Bossangoa est un cas parmi tant d’autres : Ndolobo, Bagandou, Yaloké, Carnot, Berbérati, Bria, Ndassima, Kembé pour ne citer que ces quelques sites miniers. La RCA n’a vraiment pas besoin de guerre. Il est certes vrai que les régimes précédents ont lamentablement failli dans la gouvernance, le constat est alarmant. Il n’est pas trop tard pour parfaire la gouvernance, corriger les erreurs du passé et remettre le pays sur les rails. Le nouveau départ amorcé par la RCA avec Touadéra interpelle tout le monde. Le moment est tout à fait opportun pour remettre la pendule à l’heure. La RCA a accusé beaucoup de retard dans son développement et nous sommes la lanterne rouge de la planète. Les Centrafricains dorment sur un matelas en or, en diamant, en fer, en pétrole, en ciment, mais ils sont aussi pauvres que la cigale. Ils doivent se métamorphoser en fourmis pour amasser leurs richesses. Nous avons tout en terme de richesses, mais nous n’avons l’intelligence, la sagesse, la clairvoyance, la dynamique du groupe, l’esprit d’entreprise pour faire éclore le génie centrafricain à l’instar du Sénégal, du Ghana, du Kenya, de l’Angola et de l’Afrique du Sud.

Sur le plan diplomatique, Touadéra a fait presque carton plein. C’est au plan national qu’il faut assurer la connexion avec cette diplomatie agressive afin d’asseoir une République digne de ce nom dans le concert des nations. La question fondamentale est de remettre les ressources humaines au cœur de la République, au cœur du système, au cœur du développement, dans le sillage du Développement Durable d’ici 2030, pour assurer au pays une cohésion sociale dynamique, source du progrès et de la prospérité. Si l’or explose à Bossangoa, il y a le pétrole à Boromata. Le FPRC, le RPRC, le MPC doivent volontairement déposer les armes au profit du Travail productif. Les querelles retardent notre émancipation et notre affirmation sur la scène internationale. Au lieu de nous entretuer, de détruire le peu qui existe, tournons nous vers les richesses naturelles et mettons-y nos forces, nos énergies, nos intelligences et notre savoir-faire. Nos pires ennemis sont la pauvreté, la misère, le dénuement total, le sous-développement et le chômage à très grande échelle de la jeunesse centrafricaine.

Le Rwanda, après le génocide, est cité en exemple de bonne gouvernance et de développement en Afrique et dans le monde entier. Cependant, le Rwanda n’est pas un exemple de démocratie. La RCA quant à elle, a déjà la démocratie et elle est crédible. Il faut seulement mettre la main à la pâte, à l’exemple du Rwanda, l’un des meilleurs élèves des bailleurs de fonds. La RCA n’a que quatre (4) banques, alors que le Rwanda a plus de cent cinquante (150) banques à travers tout le pays. Le Rwanda est très loin en terme d’infrastructures, en terme de logements, en terme de Nouvelles technologies et surtout, des innovations. Ce sont des noirs et des Africains comme nous en RCA. Ils n’ont pas de baguette magique, mais des cerveaux, des bras qu’ils ont su mettre au service de leur pays.

Julien BELA

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire