BIENTOT LE PAIEMENT DES DETTES DES REGIMES...

Vendredi 11 novembre 2017 : 08H17

LES FONCTIONNAIRES ET AGENTS DE L’ETAT GATES : BIENTOT LE PAIEMENT DES DETTES DES REGIMES DJOTODIA ET ENSUITE KOLINGBA ET PATASSE

Djoto koli batasUne lueur d’espoir se pointe à l’horizon pour les fonctionnaires et agents de l’Etat. Les deux (02) mois d’arriérés de salaires du régime de l’ex-coalition Séléka dirigé par Michel Djotodia sont sur la voie d’être payés par le gouvernement centrafricain. Aussi, les arriérés de salaires des régimes Kolingba et Patassé vont être payés d’ici le mois de janvier 2018, selon les dires du directeur adjoint du département Afrique du Fonds Monétaire International (FMI), monsieur Samir Jahjah au cours de sa visite en République centrafricaine il ya de cela quelques mois. Les fonctionnaires et agents de l’Etat, voire les retraités seront gâtés dans les mois à venir et pourront désormais respirer un nouvel air.

Le paiement des dettes antérieures, la lutte contre le détournement des deniers publics et la corruption sous toutes ses formes, la lutte acharnée contre tous les circuits mafieux sont des facteurs importants qui permettent d’assoir la base de la bonne gouvernance afin  de favoriser la relance économique et  le développement  socioculturel  du pays. C’est dans ce sens que le gouvernement centrafricain, avec le concours de la communauté internationale se bat pour payer les dettes laissées par les régimes de Kolingba et Patassé d’ici le mois de janvier 2018 et les arriérés de deux (02) mois de salaires du régime de Michel Djotodia.

Cette initiative de paiement des dettes antérieures illustre bel et bien la « rupture » prônée par le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra pour mettre définitivement un terme aux vielles habitudes qui ont plongé le pays dans la pire crise que nous continuons de traverser. L’espoir d’une vie descente se pointe à l’horizon non seulement pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, mais aussi pour le monde des affaires, voire toute la population centrafricaine. Ce sera l’occasion à jamais pour les uns et les autres de construire des villas, d’acheter des fermes pour cultiver des champs, faire l’élevage de petit bétail, se lancer dans le commerce, les activités génératrices de revenus pour remettre le pays sur le rail du développement économique et social.

C’est depuis plus de cinquante (50) ans que les Centrafricains vivent  dans la misère et la pauvreté ordurières à cause de la très mauvaise gouvernance des différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays. Le malheur des fonctionnaires et agents de l’Etat a débuté avec le régime de l’ex-président André Kolingba qui a cumulé douze (12) mois d’arriérés de salaires ayant engendré des conséquences graves : famine, maladies, années  blanches, grèves sur grèves, bref des remous sociaux plongeant ainsi tout le pays dans une catastrophe. La situation s’est empirée avec l’accession en 1993 du président Ange Félix Patassé à la magistrature suprême de l’Etat où tous les clignotons étaient au rouge. Les fonctionnaires et agents de l’Etat broyaient du noir et totalisaient trente six (36) mois d’arriérés de salaires.

Ce sera un moment pour les agents de l’Etat encore vivants de rattraper le temps perdu dans la misère et la pauvreté. L’expérience a toujours démontré que l’argent ne fait pas bon ménage avec les Centrafricains. Il suffit de voir un Centrafricain gagner aujourd’hui une somme de cinq mille  (5.000) ou dix mille (10.000)  francs cfa dans une journée pour se dire un grand patron. Veste, cravate, chaussure bien cirée, il voltige d’une cave à une autre, mange des plats délicieux, boit des liqueurs forts. A la fin, il se retrouve sans une pièce de francs. Même avec le salaire des catéchistes qu’ils perçoivent, beaucoup préfèrent privilégier l’alcool que de s’occuper de leur famille qui souffre. C’est ce qui a fait que bon nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat, voire les retraités n’ont pas construit, ne fusse qu’une petite maison et continuent d’habiter les maisons en location.

Il faut aussi  reconnaître les efforts que les autorités du pays déploient tous les jours pour essayer de palier aux nombreuses difficultés que traverse le pays, que de se verser continuellement dans la culture de la haine, de la rancœur, de l’hypocrisie à travers des critiques sans fondement. Certes, c’est la sécurité et la paix qui préoccupent tout le monde en ce moment. Mais il faut que nous nous unissions pour atteindre cet objectif car la paix n’est pas que l’affaire du gouvernement mais de tout le monde.

Pourvu que le FMI et le gouvernement centrafricain tiennent à leur promesse et procèdent aux paiements des arriérés de salaires dans  le délai prévu.

 

Bénistant MBALLA

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