BANGASSOU : LES REVELATIONS TROUBLANTES DES...

Vendredi 02.06.2017 : 10H015

 

BANGASSOU : LES REVELATIONS TROUBLANTES DES COMBATTANTS AUTEURS DES MASSACRES

Touadera carte rcaPlanifiés à Bangui et exécutés à Bangassou, par Boali, Bossangoa et Bambari interposées. Ces forces sataniques ont convergé vers l’objectif sur des motos. Chaque exécuteur ou combattant aurait reçu la somme de cent mille francs (100.000F)CFA. Il s’agit de rendre le pays ingouvernable de Bangassou à Bangui. Les commanditaires auraient ainsi des arguments irréfutables pour accuser Touadéra, d’incompétent, d’incapable pour protéger le peuple.  Ils pourront alors demander sa démission et exiger une transition. Les combattants n’ont pas hésité un seul instant à citer des noms. Ils sont bien connus et bien identifiés. Ils ont le sang de tous ces innocents sur la conscience et ils répondront devant la justice.

D’autres combattants ont révélé qu’il y a trente cinq (35) mercenaires à Zongo pré-positionnés pour la ville de Bangui. Ces mercenaires viendront rejoindre les cellules dormantes qui sont dans les arrondissements de Bangui. Leur mission est d’éliminer physiquement Touadéra. Parmi les combattants ayant opéré à Bangassou, il y a beaucoup d’anciens militaires. Les rescapés de l’Escadron Blindé Autonome (EBA) de l’époque et d’anciens militaires recrutés ça et là et les anti-Balaka, même si leur coordination dément cette information. Selon toujours les combattants, « un avion devait atterrir à Bangassou pour livrer des armes à cet effet ». C’est alors que certains combattants se sont désolidarisés du mouvement, en voyant la tournure que prend l’évènement. Les langues ont commencé à se délier. C’est juste au moment où la Cour Pénale Spéciale (CPS) se met en place doucement, mais sûrement.

 La prochaine étape avait pour cible Obo, Bria. Parmi les combattants, il y a des Ougandais (ce qui ne surprend personne, dès lors que Bozizé est en Ouganda), des Angolais, des Congolais de la RDC, des Tchadiens, des Soudanais, des Touaregs. C’est l’apocalypse qui guette la RCA, entreprise satanique de ceux qui veulent gouverner la RCA. L’impunité zéro, ce sont les hommes politiques qui ont pris part au Forum National de Bangui, qui l’ont couchée noir sur blanc. Les mêmes hommes politiques ne se reconnaissent plus dans leur assertion d’hier. Dès que la presse leur pose la question sur l’amnistie, ils répondent « c’est un débat, on va voir ». Y a-t-il encore débat autour de l’impunité zéro et de l’instauration de la CPS ? Touadéra a trouvé des recommandations  et des résolution qu’un comité de suivi le somme d’appliquer. La classe politique n’a aucune personnalité. Pour l’amnistie, il faut admettre que ses défenseurs sont plus forts que le régime Touadéra : le président Idriss Déby Itno, l’Union Africaine, l’Ouganda, l’Angola. Ils ont le contrôle des groupes armés et de la Minusca. « Certains pays contributeurs font obstruction à la Minusca et l’empêchent de dérouler sa stratégie », affirment certains Casques Bleus.

De plus la Minusca n’est pas une force combattante. La voie est donc libre pour les commanditaires et les groupes armés de massacrer leurs compatriotes. Que vaut la CPS si elle n’a pas de forces pour arrêter les criminels ? Les FACA sont embryonnaires, quant à la Gendarmerie et à la Police, cela se passe de commentaires, car recruter, puis former et les rendre opérationnelles, demandent du temps. Cependant, les massacres se suivent et se succèdent. Le peuple réclame pourtant la justice. Mais la CPS est dépourvue de forces pour imposer sa marque et réguler la société centrafricaine. Où allons-nous ? Les Etats-Unis, la France, l’Union Européenne, les partisans de la CPS, doivent se préoccuper de cette équation. Les partisans de l’amnistie sont très forts, ils tirent les ficèles des groupes armés, n’auront-ils pas raison de Touadéra et la CPS ? Les hommes politiques se sont déculottés et balbutient, que faire ? Faut-il mettre une croix sur les recommandations et les résolutions du Forum National de Bangui ?

Les Nations-Unies documentent des rapports accablants sur les Droits de l’Homme, mais elles n’y mettent pas les moyens conséquents, que faire ? N’est-il pas possible de transformer la Minusca en « force combattante » ? Les Nations-Unies doivent se déterminer, car les rapports doivent servir à quelque chose : soit la CPS, soit l’amnistie, car il y a trop de morts, trop d’horreurs et cela ne peut plus durer ainsi. Les Centrafricains sont aussi des êtres humains comme les autres sur la planète, et  la personne humaine est sacrée.

(suite au prochain numéro)

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