BAN KI-MOON, PAPE FRANCOIS, FRANCOIS HOLLANDE ET ...

Mardi 31.10.2017 : 10H30

BAN KI-MOON, PAPE FRANCOIS, FRANCOIS HOLLANDE ET ENFIN GUTERRES :

LES GROUPES ARMES ENTENDRONT-ILS LA VOIX DE LA PAIX ?

Ban ki moon pape francoi hollandeBan-Ki-Moon, ex-secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), ensuite pape François, le messager de Dieu, François Hollande l’ancien président de la France et enfin Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, ont effectué des visites en République centrafricaine pour sensibiliser les groupes armés à déposer les armes pour  faire la paix.

Ban-Ki-Moon, durant son séjour en République Centrafricaine a supplié les groupes armés de déposer les armes pour faire la paix. Il a exhorté tout le peuple centrafricain à s’unir comme un seul homme pour cultiver la paix. Mais la réalité est triste après son départ de la RCA. Tueries et massacres, pillages et incendies à grande échelle, viols et abus sexuels, sont le lot au quotidien des pauvres innocents : enfants, femmes et vieillards. Des êtres humains créés à l’image de Dieu étaient décapités, leurs corps mutilés et exposés à la vue de tous les Centrafricains  y compris la communauté internationale. Certaines personnes étaient brûlées vives dans leurs maisons.

C’était dans ce climat de la haine, de la division, de la  psychose, de la pire destruction que le messager de Dieu, pape François avait effectué son déplacement de Vatican  à Bangui. Il a pris un grand risque pour venir dans un pays en proie aux violences afin de livrer à toute la population son message de paix à travers la miséricorde et le pardon. De la Cathédrale à la Mosquée centrale, en passant par la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB), les Centrafricains ont tous décidé de s’unir pour faire la paix.

 

THEME CENTRAL :

LA RECHERCHE DE LA PAIX

ET DE LA

RECONCILIATION

NATIONALE

EN RCA

 

Un messager de Dieu est toujours un messager de Dieu et n’échoue jamais dans sa mission. Après le retour du pape François zu Vatican, le calme était observé sur toute l’étendue du territoire de la RCA. Ce qui a favorisé la tenue des élections couplées de 2015-2016, permettant le retour à l’ordre constitutionnel avec la mise en place des nouvelles institutions démocratiquement élues. Mais comme les bonnes choses ne durent que peu de temps, le message de la paix livré par le pape François a vite disparu dans la nature comme une feuille morte emportée par le vent, laissant place aux actes barbares et criminels perpétrés par les milices armées (Sélaka et Anti-Balaka) sur la population civile.

L’ex-président français, François Hollande était venu en RCA juste après les élections couplées de 2015-2016. Il a été témoin oculaire de la souffrance du peuple centrafricain pris en otage sur son propre territoire par les groupes armés. Celui-ci avait demandé aux groupes armés et au peuple de cesser avec la violence pour reconstruire le pays car, ce sont les Centrafricains qui doivent trouver une solution à la crise qu’ils traversent. Mais les Centrafricains, notamment les groupes armés ne l’entendent pas de cette oreille. Les manipulations des hommes politiques par-ci, les soutiens occultes de certaines puissances étrangères par-là, n’ont guère favorisé le retour à la paix et la stabilité du pays.

Au jour le jour, les accords de cessez-le feu pleuvent. Hélas, aucune  lueur d’espoir ne se pointe à l’horizon. Les régions du pays tombent une à une sous la coupe réglée des hommes armés qui dictent leur loi à qui veut les entendre. La communauté internationale s’inquiète ces derniers temps de la dégradation de la situation sécuritaire du pays. Certaines personnalités des Nations Unies après leur visite en RCA craignent même le risque d’un « génocide » qui se profile à l’horizon.

C’est dans ce contexte précis que le n°1 de l’ONU, Antonio Guterres est venu en RCA pour palper du doigt la réalité de la situation qui prévaut dans le pays de feu Barthelemy Boganda. Antonio Guterres a reconnu qu’il y a l’opportunité pour la paix et la réconciliation en RCA. Mais il faut que la communauté internationale se mobilise à travers des ressources accrues pour aider les autorités du pays dans la voie de la paix. Selon lui, cette visite est une visite d’avertissement envers la communauté internationale.

Et nous osons croire que c’est aussi un message fort à l’endroit des groupes armés : FPRC, UPC, MPC, 3R, les Anti-Balaka de Mokom et les Autodéfenses qui ne jurent que pour la guerre. Les Centrafricains étaient sceptiques à la visite du SG de l’ONU, Antonio Guterres en RCA. Ce scepticisme se justifiait puisque la paix n’est jamais revenue dans le pays après les mille et une (1001) visites des hautes personnalités de l’ONU. Guterres était en RCA quand la ville de Batangafo a été prise d’assaut par les combattants Séléka, lors des affrontements avec les Anti-Balaka, faisant de nombreuses victimes. C’est la preuve que les groupes armés ne veulent plus écouter la voix de la paix.

La visite du SG de l’ONU est la dernière perche tendue aux groupes armés pour déposer  définitivement les armes afin de faire la paix. Dans le cas contraire, la communauté internationale doit user de sa capacité pour mettre un peu de l’ordre dans le pays. Car, la souffrance du peuple a débordé le vase.

 

Amedé NGUETE

 

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