BAMBARI « VILLE SANS ARME », « VILLE SANS GROUPE...

Mardi 14.03.2017 : 10H16

Touadera et makhtar

BAMBARI « VILLE SANS ARME », « VILLE SANS GROUPES ARMES » :

RETOUR DE L’AUTORITE DE L’ETAT ET 06 MILLIARDS D’INVESTISSEMENT

Touadéra et le Vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop, ont effectué le déplacement de Bambari, chef lieu de la préfecture de la Ouaka. Bambari, à n’en point douter, est une ville fantôme. Creuset par excellence de la violence aveugle, Bambari a été mise en coupe réglée. Le Chef de l’Etat et le Vice-président de la Banque Mondiale, ont fait d’une pierre deux coups, ce dimanche 12 mars 2017 à Bambari dans la Ouaka. La restauration de l’autorité de l’Etat et un investissement de 6 milliards, une bouffée d’oxygène pour la population meurtrie par la crise. Depuis le départ de Ali Darassa de Bambari, la ville est désormais « sans armes » et « sans groupes armés », ce qui laisse la latitude à l’Etat d’occuper le terrain.

Après la visite de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, c’est autour du Vice-président de la Banque Mondiale de fouler le sol centrafricain, pour soutenir le gouvernement dans sa quête de la paix, de la stabilité et du développement. Beaucoup de projets, dont des projets d’urgence sont en veilleuse, car la région du Nord-est est encore en proie à la violence. Bambari n’est que la partie visible de l’iceberg. La Vakaga, la Haute-Kotto, le Bamingui-Bangoran, la Nana-Gribizi, sont pénalisées par l’attitude des groupes armés : « La RCA est une et indivisible », a précisé Faustin Archange Touadéra. Les acteurs de la « partition du pays, répondront de leurs actes devant la justice », a-t-il poursuivi. Les 06 milliards permettront de réhabiliter les hôpitaux, les dispensaires, d’assainir la ville, de soulager les déplacés, de relancer la cohésion sociale. Touadéra console, rassure les populations de Bambari en ces termes, « nous ne les oublions pas ». L’heure est donc à la paix et à la réconciliation nationale. La paix et le développement se conjuguent à Bambari.

Ceux qui ne sont pas préoccupés par la paix pour les Centrafricains, grignotent le champ politique pour se faire une assise. Entre la paix et la victoire politique à l’Assemblée Nationale, qu’est-ce qui est plus important ? Nous avons vu des ministres, des députés détalés en toute hâte, parce qu’il n’y avait pas la paix et la sécurité. Ces postes n’ont aucune importance quand la paix est absente. Mieux vaut se battre pour ramener la paix si indispensable et si nécessaire aux Centrafricains, que de verser dans de petits calculs politiques, alors qu’une partie du pays est à feu et à sang. La paix est synonyme de beau temps pour faire la politique politicienne. La paix n’a pas de prix.

Malgré la pression des groupes armés, la population de Bambari peut respirer un temps soit peu. C’est un pas qui est franchi. Les postes à l’Assemblée Nationale font-ils avancer la question de la sécurité et de la paix ? Il faut être un patriote convaincu pour consentir un sacrifice pour la paix qui préoccupe la grande majorité des Centrafricains. La paix, la paix et la paix, rien que la paix.

La priorité des priorités pour Touadéra, c’est la paix, la restauration de l’autorité de l’Etat, le développement socioéconomique du pays. Six (6) milliards de FCFA à Bambari, c’est ce qu’il y a de plus important. Avec deux, trois ou un seul député, ce n’est pas la fin du monde. La paix vaut plus que tout. Tout le monde se tourne vers Touadéra malgré tout pour en savoir un peu plus sur le thermomètre sécuritaire. La RCA est le seul pays au monde où la classe politique et la société civile, vivent de calculs machiavéliques et de virgule dans le dos du gouvernement, au détriment de la paix et de la sécurité. Touadéra est condamné à rechercher la paix pour les cinq (5) millions de centrafricains dont certains en exil, d’autres sont sur des sites de fortune et souffrent comme des animaux. L’Assemblée Nationale, c’est une bataille perdue, mais pas la guerre, car le plus important, le plus vital, le plus crucial, à savoir la paix est ailleurs. Beaucoup de députés ne vont pas dans leurs circonscriptions, pourquoi ? Ils ont peur de la mort, parce qu’il n’y a pas de sécurité, ni la paix. Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. Les promesses, c’est l’opium des électeurs en RCA. Le Koudoufarisme est une célèbre philosophie qui a vu le jour en RCA et s’est ancré au sein de la classe politique. La politique du ventre a toujours causé des entorses dans le jeu démocratique. Ce n’est pas la première fois que la RCA doit faire face à la politique du ventre au détriment de l’intérêt national. Les Centrafricains veulent la paix, rien que la paix, que de distraire la galerie par un raz-de-marée à l’Assemblée Nationale qui ne change nullement la donne sécuritaire.

 

Julien BELA

 

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