BAKOUMA, SITUEE A 75 KM DE BANGASSOU, ET LES...

Jeudi 15 juin 2017 : 09H27

BAKOUMA, SITUEE A 75 KM DE BANGASSOU, ET LES VILLAGES ENVIRONNANTS A FEU ET A SANG 

BakoumaSelon un habitant de Bakouma, située à 75Km de Bangassou, dans le Sud-est de la RCA, que nous avons joint au téléphone le mardi 13 juin 2017 à 17 heures 10 minutes, et qui a requis l’anonymat, «  la ville de Bakouma et les villages environnants étaient à feu et à sang depuis le lundi 12 juin aux environs de 04 heures du matin. Et pour cause, des Ndjandjawides mélangés avec les peulhs, à bord de trois (3) véhicules de marque BG 75 où sont posées des armes lourdes telles les lance-roquettes, avaient pris d’assaut cette ville et les villages environnants, en tuant des civils et en incendiant des maisons et des villages entiers. Ce qui a fait que bon nombre d’habitants de ces localités ont pu fuir les exactions pour aller se réfugier de l’autre rive, en République Démocratique du Congo (RDC) ».

Une information qui a été confirmée ce même mardi 13 juin sur les ondes de la Radio France Internationale (RFI) par l’Abbé Alain-Blaise Bissialo, président du Comité local de Paix et de Réconciliation du Mbomou, mais qui a  relaté les faits en ces termes: « la ville de Bakouma et les villages environnants ont été attaqués par des hommes armés non identifiés depuis le lundi 12 juin. Présentement, il m’est difficile de donner le bilan des exactions commises dans les dites localités par ces hommes armés non identifiés ».

Du côté de la Minusca, son Porte-parole, Vladimir Monteiro, a, dans un communiqué, « mis en garde les éléments du FPRC qui menaceraient d’attaquer la ville de Bangassou. Car aucun groupe armé, que ce soient les factions de la Séléka ou les Anti-Balaka et Auto-défenses, n’a reçu le mandat de protéger les civils, à l’exception des forces onusiennes ».

Une situation d’insécurité criarde et galopante qui inquiète les habitants de Bangassou, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, qui ne savent pas à quel saint se vouer pour se protéger. Eu égard à tout ce qui précède, nous disons, au lieu de se contenter pour ne faire que des mises en garde aux groupes armés, des déclarations, des condamnations de leurs exactions, il serait judicieux pour la Minusca de renforcer davantage son dispositif sécuritaire dans l’arrière-pays. Et ceci, au besoin, passer à l’offensive pour protéger effectivement les civils face aux actes criminels et barbares de ces groupes armés. Car trop, c’est trop ! Ne dit-on pas qu’« aux grands maux, les grands remèdes » ?

 

Le Petit YEKOA

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