ASSEMBLEE NATIONALE, UN ETAT DANS UN ETAT, VATICAN

Mardi 11 Avril 2017 : 09H31

ASSEMBLEE NATIONALE, UN ETAT DANS UN ETAT, VATICAN DANS ROME : UNE CRISE POLITIQUE AJOUTEE A UNE CRISE SECURITAIRE, DE GRACE !

Meck et assLe Règlement Intérieur concerne le fonctionnement d’une institution donnée. Dans le cas d’espèce, il s’agit de l’Assemblée Nationale. La modification du règlement Intérieur donne les pleins pouvoirs au président de l’Assemblée Nationale de nommer les fonctionnaires et agents travaillant au sein de l’appareil parlementaire. Personne n’ignore que les ambitions du pouvoir sont féroces chez certaines personnes. La soif du pouvoir est telle que certaines personnes s’accroche mordicus à leur égo. Elles veulent absolument se mettre en exergue, que ses adeptes perçoivent qu’il a du culot. Les députés ont adopté ce règlement intérieur avec lequel ils travaillent. Il fallait se donner la latitude de nommer les membres de sa campagne. Il faut les caser pour éviter que les rats quittent le navire. C’est une grande première dans l’histoire du parlement centrafricain. Qu’à cela ne tienne.

Nous notons avec amertume, un comportement hyper agressif des députés vis-à-vis des ministres. Des attitudes qu’on n’a jamais enregistré, même avec les législatives les plus ternes, les plus médiocres, les plus nulles du passé. Pourquoi se développe une telle animosité entre des personnalités intellectuellement assises, des hommes d’Etat ? C’est un combat improductif qui ne profite nullement au pays. Le Chef de l’Etat et le président de l’Assemblée Nationale doivent aplanir rapidement cette divergence. L’Assemblée Nationale est constituée des élus, autrement dit, les représentants du peuple. Représenter le peuple, c’est se battre corps et âme pour le bien de ce peuple. Et ce bien être du peuple, c’est la paix, la sécurité et le développement. Durant la campagne électorale, personne n’a dit à ses électeurs qu’il vient rendre la vie impossible au gouvernement, transformer l’A.N en un foyer d’éternelle contestation, une opposition politique qui ne dit pas son nom.

Que gagne le pays en assistant à un tel spectacle indigne des personnalités qui l’animent ? Le dossier sécuritaire préoccupe les centrafricains plus que tout autre  chose. Le ministre des Finances, le ministre de la Défense, le ministre de la Sécurité, n’est-ce pas un peu trop ? Si les ministres pressentent qu’il n’y a plus de débat parlementaire, mais une tribune de haine, d’agressivité verbale, d’animosité, d’humiliation et d’attaque, ce n’est plus une Assemblée Nationale. Dans tous les pays du monde, il y a un gouvernement et un parlement pour la gestion de la cité, au profit du seul peuple souverain. La tribune de l’Assemblée Nationale n’est pas une tribune de règlement de compte. Centrafric Matin a toujours soulevé le déficit de culture politique qui caractérise les acteurs. Des querelles de personnes ne peuvent impacter sur le fonctionnement d’une institution, au point de dégénérer en haine, en animosité, en rancœurs. Le parlement et le gouvernement sont les deux mamelles du pays, ils sont condamnés à marcher ensemble, d’où nécessité pour les députés et les ministres de se faire violence, de prendre de la hauteur et de transcender les querelles intestines. Cela n’honore pas les animateurs institutionnels du sommet de la pyramide qu’ils représentent.

Que tous se mobilisent pour la paix, la sécurité, le retour des déplacés et des exilés dans leurs habitations. C’est tout ce que les centrafricains demandent et rien d’autres. Nous le répétons, que le Chef de l’Etat et le président de l’Assemblée Nationale puissent étouffer dans l’œuf cette crise. Une crise institutionnelle ou politique en plus de la crise sécuritaire, ne donne pas une bonne image des acteurs politiques. Même si le ridicule ne tue pas en Centrafrique, ce que pense la communauté internationale nous infantilise. Les députés mettent en avant leurs intérêts personnels, qu’en sera-t-il des remous sociaux que nous observons ? Que deviendra le monde rural ? L’urgence est de libérer le peuple centrafricain du joug des groupes armés. Un vrai député qui a la tête sur les épaules, ne peut pas, dans les circonstances de déconfiture généralisée du pays, totalement par terre, se permettre le luxe de demander une augmentation de 25% d’indemnité sans jeter un regard sur l’ensemble du peuple. Tout cela s’apparente à des pièges, voire des provocations, dont certains députés seuls détiennent le secret. Ils sont devenus députés pour des manigances, des peaux de banane, des virgules dans le dos du gouvernement.

La République Démocratique du Congo (RDC) n’est pas sous embargo. Son armée est en place et opère à côté de la Minusco.  Combien de morts enregistre ce pays tous les jours. Contrairement à la RCA qui est sous embargo et en plus, l’armée nationale n’existe pas. Malheureusement, personne ne veut reconnaître les efforts, les améliorations. Les actes posés par Touadéra ne seront visibles qu’à long terme et non dans l’immédiat. La haine, l’hypocrisie, les rancœurs, la fourberie, la mauvaise foi, empêchent les centrafricains d’être unis pour défendre leur cause. La soif du pouvoir est trop forte, à telle enseigne que le pays passe au second plan. C’est l’égo, le moi qui domine. Heureusement, Charles Armel Doubane a donné un véritable cours de démocratie aux députés de la nation. Pauvre Centrafrique de Barthélémy Boganda.

 

Julien BELA

 

 

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