Articles : 02.02.2018..

COLONEL JOHN TSHIBANGU, FAROUCHE OPPOSANT A KABILA, ARRETE EN

TANZANIE AVEC UN PASSEPORT

CENTRAFRICAIN. COMMENT CELA ?

Il y a quelques semaines seulement, deux (2) rebelles du Congo-Démocratique s’évadaient mystérieusement de la prison de sûreté du Camp de Roux à Bangui. Aujourd’hui, à peine 72 heures, c’est le chef charismatique de cette rébellion, le colonel John Tshibangu, qui est épinglé à l’aéroport de Dar-Es Salam en Tanzanie, avec un passeport centrafricain. Somme toute, il possédait deux passeports dont celui de la RCA. De l’autre, nous avons la tentative de coup d’Etat en Guinée Equatoriale qui n’a pas fini de faire des vagues. Tout porte à croire qu’il existe en Centrafrique, des réseaux que des mains noires utilisent pour briser les relations entre la RCA et son voisin immédiat, ainsi que la Guinée Equatoriale.

Un passeport, une carde nationale d’identité, font partie du dispositif sécuritaire d’un pays quel qu’il soit. Depuis le régime Bozizé, le passeport, la carte nationale d’identité sont trafiqués comme des bouts de pain à tout vent. Des passeports diplomatiques, en passant par les passeports de services et les passeports ordinaires, ces documents vitaux pour la RCA et fondamentaux pour la sécurité du pays sont remis à tout vent vers le monde. A travers les cinq (5) continents, des individus dont on ignore la moralité, possèdent le passeport centrafricain, avant de découvrir le pays. Des cafards tchadiens, pris la main dans le sac, en fragrant délit de braquage avec assassinat, possèdent le passeport centrafricain. Des grenouilles, d’un bond majestueux, franchissent l’Oubangui et en un clin d’œil, sont en possession d’un passeport centrafricain qu’ils peuvent plonger dans un bain de sang. Dans le cas d’espèce, il s’agissait d’un officier déserteur en rébellion contre un Etat voisin, la RD-Congo.

D’un côté, la RD-Congo, de l’autre la Guinée Equatoriale et d’aucun se plaise à évoquer l’isolement diplomatique de Touadéra. Ces milieux obscurs qui distillent le venin mortel ignorent que c’est la RCA qu’ils enfoncent et non Touadéra. Touadéra vient de prendre part au 30e sommet de l’Union Africaine, aux côtés de ses pairs. Il est submergé par la question sécuritaire dans son propre pays, de quels moyens dispose-il pour déstabiliser un autre Etat ? Les petites intelligences, les courtes vues, la haine, l’hypocrisie, la méchanceté, ne mèneront nulle part, mais démontreront à suffisance l’immaturité politique de leurs auteurs. Le trafic des passeports et cartes d’identité nationale intègre et élargit la sphère de l’insécurité. La RD-Congo, la Guinée Equatoriale ont des ambassades bien implantées ici à Bangui en RCA. Ces pays sont mieux informés sur la RCA que ces têtes pleines qui intoxiquent l’opinion nationale et internationale.

Une chose est sûre, le cas du colonel John Tshibangu, permet à Touadéra de revoir le service de délivrance des documents administratifs de la RCA. Les ennemis de la RCA, ce sont les Centrafricains eux-mêmes. Pour quelques billets de banque, le Centrafricain est prêt à vendre son âme au diable, à exposer son pays au pire, à trahir son pays, à creuser la tombe de son pays. Depuis l’indépendance de la RCA, la trahison et l’hypocrisie ont miné les fondements du pays et corrompu les consciences. Trahison, hypocrisie, vols, détournements, trafics des documents administratifs, sont le propre et l’essence de la « centrafricanité ». Comment un tel pays peut prendre de l’élan, quand les esprits sont corrompus jusqu’aux os ? Les Séléka ont envahi le pays, bardés chacun d’une carte nationale d’identité, acquise depuis le maquis. Ceux qui ont pu s’illustrer dans ce trafic honteux et criminel de la carte d’identité nationale, ont-ils été épargnés par les horreurs, les massacres, les assassinats de la coalition Séléka ? Même ceux qui ont encouragé la coalition Séléka à prendre le pouvoir par la force, ont regretté leur naissance. Malheureusement, le trafic se poursuit de plus bel.

Centrafic Matin estime qu’il est judicieux d’importer des cadres tant civils que militaires pour les postes les plus sensibles, qui engagent la souveraineté et la survie de la nation centrafricaine. Il n’y a pas que les groupes armés qui sont les facteurs de destruction du pays, mais aussi les fonctionnaires et agents de l’Etat. Confier à un Centrafricain une activité de recrutement de ses compatriotes, dans la seconde qui suit, c’est un marchandage éhonté, il trouve l’opportunité de devenir plus riche que les pétrodollars saoudiens, qataris ou koweitiens. Quant aux régies financières, les poches des agents sont plus volumineuses que la caisse de l’Etat. Les reçus officiels sont laissés de côté, chacun y va de son ventre, de son enrichissement personnel. D’autres formules magiques ont fait leur apparition. Quand quelqu’un détourne l’argent de l’Etat, au lieu de le sanctionner le plus sévèrement possible, on dira tout simplement « c’est un proche de Touadéra ». Alors, il bénéficie d’une immunité papale. Les « proches de Touadéra » ont-ils la mission de détruire ce que Touadéra consent d’énormes sacrifices à bâtir ? Déjà le niveau intellectuel des Centrafricains est lamentable, mais en plus les mentalités sont corrompues et les comportements d’un autre âge. Que faire ? Qui va relever le pays ? La RCA a vraiment du  pain sur la planche.

Comme nous le constatons, la tendance générale est aujourd’hui à l’importation des cerveaux camerounais, libanais, sénégalais, angolais, américains, chinois, russes, japonais, européens pour tout mâcher avant de cracher dans la bouche des Centrafricains, pour simplement avaler. Les Centrafricains brillent dans la haine, les coups bas, l’hypocrisie, les peaux de banane, dans la culture de la nullité, de la méchanceté, des pillages, des détournements, de la trahison de la nation (cas des passeports). Le Centrafricain ne mesure pas les conséquences de son acte insensé et l’impact négatif sur son pays. Détournements, vols, trafics des documents administratifs, mais nous sommes toujours les plus pauvres de la planète. Après plus de 50 ans d’indépendance, la RCA bat le record de la mafia, pas un seul multimilliardaire. Il y a un problème très sérieux dans ce pays, de mentalité hyper corrompue, de comportement face à l’intérêt général et de trahison devenue la seconde nature des Centrafricains. La rapacité financière, la gloutonnerie, une population de Barracuda capable de dévorer une baleine financière en quelques fractions de seconde. Le mal centrafricain, le sous-développement, la misère, la pauvreté, la mendicité, l’hypocrisie, la haine, la méchanceté, la roublardise, ce sont les Centrafricains qui les entretiennent. Comment comprendre que pendant que Touadéra et la Communauté internationale se battent griffes et ongles, certains leaders politiques appellent les groupes armés à la « résistance ». Contre qui ? Puisque ce sont les électeurs qui sont massacrés, ce sont les militants de ces partis qui sont canardés. Les absurdités en Centrafrique n’ont ni qualificatifs, ni limites.

De grâce, n’accusons plus la Minusca, ce sont des êtres humains comme nous. C’est aux Centrafricains de dire « non, arrêtons, ça suffit ». Un leader politique, un cadre centrafricain, peut-il se laisser manipuler contre la survie de sa nation ? Sans un peuple, il n’y a pas de gouvernement, de leaders politiques, d’administration. La RCA se meurt à cause de ses propres filles et fils qui naviguent à contre courant de l’évolution de la planète.

 

Julien BELA

 

 

 

ENIEME PROROGATION DE L’EMBARGO : SANCTION OU MORT PROGRAMMEE DES CENTRAFRICAINS ?

Nous ne savons pas exactement ce qui se passe au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à propos du pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda, paix à son âme. Que veut-il ? Qu’est-ce que les Centrafricains ont fait pour mériter un tel sort ? Ont-ils commis un péché mortel ? Autant de questions qui nous laissent perplexes.

Depuis le mardi 29 janvier 2018, quelques jours avant l’expiration de l’embargo qui pèse sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les armes à destination de la RCA, le Conseil de Sécurité de l’ONU vient une fois de plus de le proroger pour une durée d’un an. A en croire le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, cette nouvelle résolution n’est pas une sanction à l’encontre des FACA car il n’empêche pas l’achat d’armes pour la dotation de ces dernières. La preuve en est que le Conseil de Sécurité a autorisé la Russie à livrer les armes et munitions à la RCA. Et d’ajouter, « cet embargo vise le gel des avoirs de certaines personnalités et leurs interdictions de voyager ». De quelles personnalités parle-t-on ?  Difficile de les connaitre à l’heure actuelle. Il n’y a que le Conseil de Sécurité de l’ONU qui peut éclairer la lanterne des Centrafricains à ce sujet.

Pour le commun des mortels, la prolongation de l’embargo sur la RCA n’est autre qu’une sanction. En outre, le Conseil de Sécurité veut la mort pure et simple de la RCA et de son peuple. Car aujourd’hui en Centrafrique, les groupes rebelles sont lourdement armés que les éléments des FACA. Ils continuent jour et nuit de commettre des exactions sur les populations civiles au vu et au su des Casques Bleus de la Minusca. Dans ce cas de piètre figure, comment le Conseil de Sécurité peut-il se permettre le luxe de proroger pour la énième fois cet embargo qui pèse énormément sur les armes à destination de la RCA ? A-t-il mesuré les conséquences de cette résolution votée par les quinze (15) membres permanents ? Cette résolution, d’après notre lecture de la situation sécuritaire, aura des répercussions graves sur le devenir de la RCA et l’avenir de son peuple. La souffrance du peuple centrafricain est loin de voir le bout du tunnel.

Le redéploiement des FACA sur toute l’étendue du territoire national prendra du temps. Car, vous êtes sans ignorer que pour acheter des armes et munitions afin de doter les FACA, il faut au préalable obtenir l’aval des membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce n’est pas chose aisée ou une mince affaire. Pour obtenir la livraison d’armes et de munitions russes à la RCA, le président de la République Centrafricaine, Professeur Faustin Archange Touadéra a eu à mener une diplomatie de haute pointure auprès des autorités russes. Avec cette énième prorogation de l’embargo, quel pays fournira-t-il encore des armes à la RCA ? La France avait décidé de vendre aussi des armes en Centrafrique. Où en sommes-nous aujourd’hui avec cette vente ?

Sans nous voiler la face, les puissances de ce monde ne veulent pas que la crise centrafricaine prenne effectivement fin. Raison pour laquelle elles ne font que proroger, proroger, proroger ce fameux embargo qui pèse depuis quelques années sur la RCA et son armée. C’est pour autant dire que les tueries, les massacres des populations civiles, les incendies des maisons, des édifices publics et privés, des locaux des ONG nationales et internationales n’émeuvent pas les ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de Sécurité. Quand les bandits de grand chemin, les criminels, les malfrats, les hors-la-loi commettent des actes barbares sur les civils centrafricains, cette situation leur fait du bien. C’est vraiment une honte pour ceux qui prétendent défendre la démocratie dans le monde. Une armée totalement dépourvue, privée de ses moyens de travail, que peut-elle faire pour arrêter les criminels et les mettre à la disposition de la justice ? Un pays comme la RCA où les autorités légitimes n’ont pas l’un des instruments de souveraineté, à savoir l’armée nationale, quel miracle peuvent-elles opérer pour protéger leurs administrés ?

A vrai dire, le Conseil de Sécurité de l’ONU veut obtenir coute que coute la mort de la RCA et de son peuple en prorogeant indéfiniment l’embargo. Même si le porte-parole de la Minusca se défend en affirmant que ce n’est pas une sanction infligée à la RCA et à son peuple par le Conseil de Sécurité, un observateur avisé de la politique centrafricaine serait tenté de dire que l’ONU a sanctionné le pays. Et les Centrafricains doivent être vigilants. Mais nous tenons à dire à l’ONU que « quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaitra ». Que le Conseil de Sécurité prolonge l’embargo sur les armes à destination de la RCA jusqu’à la fin du monde ou au retour de Jésus-Christ, les mercenaires tchadiens, soudanais, camerounais, nigériens .et autres n’extermineront pas tous les Centrafricains. Il y aura toujours un survivant. Nous savons pertinemment qu’il y a des mains invisibles derrière la prorogation incessante de l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Que ces sorciers sachent que cela peut arriver à leur pays un de ces quatre matins.

« Qui vivra, verra », dit-on.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

TCHAD : UN GOLIATH AUX PIEDS DE BRINDILLES, DU PETROLE A

L’EFFONDREMENT

Le président Idriss Déby Itno, ivre du pétrodollar, rêvait d’un Tchad gendarme de l’Afrique. Du Mali, en passant par le Cameroun, le Nigéria, le Niger, les ambitions du numéro 1 tchadien étaient titanesques. A cela s’ajoute son soutien à la coalition Séléka. Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, vont et viennent, comme dans leur chambre. Alors qu’officiellement, le Tchad, de manière unilatérale, a pris la décision de fermer sa frontière avec la RCA. Une hypocrisie étatique qui ne dit pas son nom, vis-à-vis de son voisin du Sud, la RCA. Dans un communiqué officiel et on ne sait pourquoi, le gouvernement tchadien interdit à Abdoulaye Hissène de mettre pied au Tchad. Comme l’affirme la Bible, « tout ce qui se fait en secret finira par se révéler au grand jour ». Qu’à cela ne tienne, le Tchad est omniprésent dans les arcanes de l’Union Africaine (UA), de la présidence du comité des chefs d’Etat, à la présidence de la commission de l’Union Africaine.

Depuis la chute du prix du baril de pétrole, le Tchad est catapulté au plus bas de l’échelle. Ce sont les partenaires sociaux qui doivent payer la facture des pantalonnades gouvernementales. Les salaires ne cessent de dégringoler, de sorte qu’un salaire de planton centrafricain peut payer plusieurs hauts cadres pendant deux mois consécutifs. C’est l’empire de la galère et les Tchadiens doivent se serrer la ceinture jusqu’à se scinder en deux parties. La grogne sociale est nationale et généralisée. Ce n’est pas Mamane, chroniqueur de la très, très  République démocratique de Gondwana qui nous démentira. Quand le pétrole coulait à flot, le robinet était très haut, dans la stratosphère et seuls les initiés munis d’une autorisation express y accèdaient. Mais hélas, la source où s’abreuvaient les troupeaux privilégiés a tari. Alors, les moins que rien, les vers de terre, les crapauds, les escargots, les criquets sont mis à contribution pour sauver le Tchad du naufrage collectif. Faut-il travailler ou ne pas travailler, c’est  la grosse interrogation sur le front des Tchadiens. Du salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat, les Tchadiens perçoivent l’aumône. Les loyers, la scolarité des enfants, la nourriture quotidienne, l’argent de poche, c’est à la limite la traite des êtres humains, une atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine. La RCA totalement détruite, sans économie, n’a pu atteindre un tel seuil. Le pétrole a montré ses limites. Tous les pays africains qui roulaient sur le pétrodollar grincent des dents. Il n’y a pas eu de réserve ou d’épargne au temps de la vache grasse. Aujourd’hui, la vache a perdu les trois quarts de son poids, maigre, chétive, à telle enseigne qu’on peut compter les ossements à l’œil nu. Le Tchad tangue, car les pieds de brindilles ne peuvent plus supporter sa stature colossale. Le Tchad entre de plain-pied dans une zone de forte turbulence, alors, attachez vos ceintures, car c’est un saut dans l’inconnu, sans parachute.

La RCA avait été qualifiée de « boulet que la CEMAC traînait à ses pieds », est-ce toujours le cas ? N’eut été la manipulation de certains pays voisins et certains leaders politiques, la RCA serait déjà sortie du seuil critique où elle se trouve. Le malheur ne venant pas seul, le Tchad est inscrit sur la liste noire des Etats-Unis. Le plaidoyer de la France pour son poulain, s’apparente à une prédication dans le désert. Les Centrafricains devaient s’inspirer du slogan du chef de l’Exécutif Américain, « l’Amérique d’abord », un vrai patriotisme à fleur de peau. Au lieu de s’entretuer comme des animaux, des sauvages, des primitifs, aimons notre pays d’abord. Quand on aime une femme, on fait tout pour lui plaire, pour la conquérir, pour l’apprivoiser. Jamais un homme ne s’est mis à voler les bijoux, les pagnes, les chaussures de sa dulcinée pour aller les vendre. La rupture ou le divorce sera immédiat et systématique. Elle va crier très fort sur tous les toits pour dénoncer un mari irresponsable. C’est le même cliché pour un pays. Celui qui aime son pays, ne peut contribuer à l’appauvrir, ne peut massacrer ses propres compatriotes comme des poulets. Dans tous les services, combien l’Etat perd par jour par érosion financière illégale, à la douane, aux impôts, au Trésor, dans tous les robinets des recettes de l’Etat ? Les Centrafricains sont devenus un cauchemar pour leur pays. Chaque jour qui passe, l’indélicatesse gagne du terrain comme une trainée de poudre. Ce qui se passe autour de nous n’inspire personne, au Tchad, à titre d’exemple.

En réalité, au regard de tout ce qui se passe au Tchad, avec l’aumône en lieu et place du salaire, les Centrafricains devaient se réveiller et dire, « plus jamais ce que j’ai l’habitude de faire. Un franc de l’Etat doit rentrer dans la caisse de l’Etat ». Tous les Centrafricains sont pauvres comme des rats de Mosquée. Mais pour un dossier quelque part, on demande son compatriote de « mettre un gros caillou sur son dossier de peur que le vent ne l’emporte ». Le dossier est mis sous coude ou classé loin des regards du supérieur, en attendant que le « gros caillou » n’arrive. Dans le cas contraire, aller vous faire voir ailleurs. C’est la culture en vogue au sein de l’administration centrafricaine. Les jeunes, où trouveront-ils l’argent pour les dessous des tables ? La jeunesse encore sur les bancs de l’école, maitrise les rouages de la corruption à l’école et au sein de l’administration. Il faut arrêter de massacrer l’avenir.

 

Julien BELA

 

 

 

TRAFIC DE BEBES AU NIGER : VERDICT LE 28 FEVRIER

 

Le procès en cassation de l'opposant Hama Amadou, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016 et condamné à un an de prison pour un trafic de bébé, s'est tenu mercredi à Niamey et le délibéré sera connu le 28 février prochain, a appris l'AFP.

"Le procès a eu lieu ce mercredi devant la cour de cassation qui doit délibérer le 28 février", a affirmé à l'AFP une source proche du dossier, sans plus de précision.

Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, qui vit à l'étranger, avait été condamné par contumace à un an de prison en mars 2017 par la cour d'appel pour "recel d'enfant" dans un trafic international de bébés. Hadiza Amadou, une des épouses de Hama Amadou, a également écopé "d'un an de prison ferme". Ses avocats avaient décidé de se pourvoir en cassation, alors qu'elle était sortie de prison début décembre 2017, après avoir purgé la totalité de sa peine, selon ses proches.

Le 13 mars 2017, la Cour d'appel de Niamey avait condamné à un an de prison ferme une vingtaine de personnes impliquées dans cette affaire.

Un seul des accusés, considéré comme le cerveau du trafic a été condamné à 5 ans ferme. Les autres - dont un ex-ministre, des banquiers, des hommes d'affaires, un officier de l'armée, ainsi que leurs épouses - étaient notamment poursuivis pour "supposition d'enfants", un délit consistant à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui ne l'a pas mis au monde. Tous ont été condamnés pour avoir participé à un trafic de bébés qui aurait été conçus au Nigeria puis amenés au Niger via le Bénin.

Ecroué durant quatre mois à son retour d'exil le 14 novembre 2015, Hama Amadou avait été évacué d'urgence pour raisons de santé le 16 mars 2016 en France, quelques jours avant le second tour de la présidentielle remportée par le sortant Mahamadou Issoufou.

L'opposant dénonce un procès "politique" dans cette affaire qui empoisonne le climat politique nigérien depuis trois ans.             AFP

 

 

 

 

 

TRONÇON GOBONGO-PK 12 : UN ACCIDENT A CAUSE LA MORT D’UN CONDUCTEUR DE MOTO

Le tronçon Gobongo - Pk 12, situé au Nord de Bangui, continue d’être le théâtre d’accidents de circulation routière causés par les CBH. Dans la journée du mardi 30 janvier 2018, un CBH qui venait du Pk 12 a violemment heurté une moto que conduisait un jeune âgé d’une vingtaine d’années.

La scène s’est déroulée au moment où la circulation routière était très dense, selon un témoin. Le conducteur de la moto venait du Pk 12 lui aussi. Ayant doublé le CBH, le conducteur a automatiquement voulu garer son engin. Mais disgrâce, ce dernier a été violemment envoyé dans le décor par le CBH qui, après le drame, s’est arrêté aussitôt. Le conducteur de la moto n’a pu se relever car il était dans l’agonie. La moto est partie presqu’en fumée. Le CBH est, quant à lui, resté intact et son chauffeur en est sorti indemne. Le conducteur de la moto est resté sur place selon les témoins jusqu’à l’intervention de la gendarmerie nationale qui, une fois sur les lieux, a bloqué la circulation pendant plus d’une demi-heure pour faire les constats. Ensuite, la gendarmerie a fait appel à une ambulance qui est venu  transporter le corps du conducteur de la moto. Le chauffeur du CBH a, quant à lui, été embarqué par la gendarmerie.

Les CBH en provenance de Béléko, quand bien même arrivés à Bangui, roulent parfois à tombeau ouvert. Dans la capitale Bangui, ces derniers constituent aussi un danger dans la circulation. Non seulement, ils créent l’embouteillage mais aussi ils causent des accidents mortels comme celui de décembre dernier où un véhicule de même type a causé la mort d’un conducteur de moto sur le même tronçon.

Or à Bangui, les artères sont en mauvais état. A cela s’ajoute l’étroitesse de ces dernières. Une circulation en plein jour dans la capitale ne ferait qu’accroître les cas d’accident. D’où une régulation des transports pour ces types de véhicule doit être prise en compte.

Si ces engins roulent en plein jour avec leur vitesse de flèche, ils ne feront que causer des préjudices aux motos, voire aux autres véhicules de petite taille. Il faudrait pour ce faire, prendre des mesures plus sévères afin d’éradiquer ce phénomène qui bat un record sur le tronçon Pk 12-Gobongo.

Au marché de Gobongo, une fois entrés, ces engins bloquent parfois la circulation. Un problème auquel le département des transports doit remédier.

 

Félicien NZAPAYEKE MAMADOU

 

 

LA VIE REPREND TIMIDEMENT SON COURS A PAOUA ET SES ENVIRONS

MAIS LES ACTIVITES SCOLAIRE ET AGRICOLE TARDENT A SE CONCRETISER

Depuis la fin décembre 2017 jusqu’à la mi-janvier 2018, les environs immédiats de la ville de Paoua étaient secoués par des affrontements opposant les combattants rebelles de la coalition Séléka, dirigés par Mahamat Bahr du MNLC, aux Anti-Balaka de la Révolution-Justice (R-J). Beaucoup de choses se sont passées au cours de ces affrontements intergroupes armés. Nous n’avons pas besoin d’y revenir, puisque les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest sont bel et bien au courant de ce qui s’est passé.

Dans un premier temps, les gendarmes et les policiers ont été déployés dans la ville de Paoua pour sécuriser et protéger les déplacés qui affluaient de toutes parts vers cette localité. Ensuite, une cinquantaine d’éléments des Forces Armées Centrafricaines en provenance de Bangui avaient eux aussi rejoint les Casques Bleus de la Minusca présents à dans la localité. Nous ne savons pas exactement la mission qui leur est confiée. Mais à l’heure actuelle, ils seraient aux côtés des soldats onusiens pour traquer ces fauteurs de troubles, pour ne pas dire les bouter hors du secteur.

Après l’opération militaire conjointe menée par la Minusca et les FACA dans les parages de Paoua, la vie tente de reprendre son cours dans cette ville. Les déplacés et les autochtones de ladite localité se sentent aujourd’hui en sécurité. Les activités commerciales ont repris, l’administration publique a ouvert ses portes. Les gens vaquent normalement à leurs occupations quotidiennes dans la ville.

Malheureusement, les activités scolaire et agricole ne sont pas encore opérationnelles. S’agissant de la reprise des activités pédagogiques, celle-ci risque de prendre un peu de temps car bon nombre d’enseignants ont déjà regagné Bangui lors des affrontements de ces derniers jours. Et tant que la sécurité ne sera pas revenue totalement dans les environs de Paoua et que les salles des classes occupées par les déplacés ne seront pas libérées, il leur serait difficile de reprendre leurs activités pédagogiques.

En ce qui concerne les activités champêtres, les populations rurales réclament plus de garantie sécuritaire. D’autres sont même prêtes à regagner leurs domiciles respectifs pour vaquer à leurs occupations de tous les jours, à la seule condition que la sécurité soit totalement rétablie dans un grand périmètre.

Nous osons espérer que le gouvernement a pris à bras le corps les doléances, les préoccupations des habitants de Paoua. Dans les jours à venir, des dispositions sécuritaires maximum seront prises pour que ces déplacés regagnent leurs villages en toute quiétude. Mais le gouvernement ne doit pas s’arrêter seulement à la ville de Paoua. Les efforts gouvernementaux doivent s’étendre à d’autres villes de la RCA encore sous les bottes des groupes armés. Les Centrafricains d’une manière générale ont besoin de la sécurité pour que leurs enfants aillent à l’école.

C’est dans ce contexte que nous demandons au gouvernement et à la Minusca de tout mettre en œuvre pour que la paix et la sécurité reviennent sur toute l’étendue du territoire national pour permettre aux uns et aux autres de circuler librement et de vaquer en toute quiétude et liberté à leurs travaux journaliers. Nous soutenons les actions du gouvernement et de la Minusca à Paoua. « Qu’en sera-t-il des autres villes de la RCA ? », s’interrogent les Centrafricains encore sous la prédominance ou l’hégémonie des groupes armés.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

CENTRAFRIQUE : LA MONTEE EN PUISSANCE DE LA JUSTICE POPULAIRE INQUIETE…

Basculée dans un chaos indescriptible depuis 2013, la RCA connaît toujours des violences et turbulences. La justice populaire est entrain de gagner du terrain à Bangui la capitale et dans les villes de provinces. La prolifération des armes dans l’ensemble du pays permet à chacun de dicter et  faire sa propre loi.

La capitale centrafricaine (Bangui) a été marquée par deux événements majeurs qui prouvent à suffisance la faiblesse de l’Etat et la montée en puissance de la justice populaire au sein de la population. Un violent affrontement a opposé les groupes « d’autodéfenses » du km 5 la semaine surpassée, suite à un match de football qui a tourné au drame. Le bilan de l’affrontement était lourd. Des morts et des blessés ont été enregistrés parmi la population civile. Plusieurs kiosques et boutiques ainsi qu’une somme colossale des commerçants et commerçantes  étaient parties en fumée, suite aux heurts entre les deux camps.

C’est la véritable justice populaire que les groupes « d’autodéfenses » qui se sont affrontés  ont fait sur la population civile et notamment les commerçants et commerçantes qui ont payé le lourd tribut à travers l’incendie de leurs kiosques, marchandises, argent et autres objets de valeurs. Qui commande qui au km5 ? Difficile de répondre à une telle interrogation dans un pays  où, en pleine capitale, l’autorité de l’Etat est défiée et  mise à l’épreuve par des bandes armées et autres malfrats qui se croient tout permis et au dessus de la loi.

Rappelons au passage que les groupes « d’autodéfenses » qui se  sont installés dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, notamment au marché du km 5 font leur propre loi sur la population civile sans défense. Il ne se passe pas un seul jour sans que l’on puisse parler des cas de rackets perpétrés par les groupes « d’autodéfenses » sur les propriétaires des boutiques, kiosques et autres maisons de commerce. La moindre erreur au marché du km 5  est souvent synonyme  d’affrontements qui durent parfois deux ou trois jours, plongeant ainsi cet arrondissement et ses environs dans la panique et la psychose généralisée. Et tout porte à croire que le km 5 demeure toujours le « couloir de la mort » où la moindre étincelle peut remettre le feu aux poudres.

Hormis le Km 5, d’aucuns songent que les autres quartiers de Bangui font face à l’insécurité et à la justice populaire. Mais la réalité démontre bel et bien que le calme précaire observé dans  les autres quartiers de la capitale ne garantit nullement la sécurité et la paix.

Le cas de l’incident survenu le lundi 29 janvier dans le 2ème arrondissement, suite au décès du propriétaire d’une moto, froidement abattu par un auxiliaire de la police,  montre que l’insécurité y règne et que la haine et la vengeance (justice populaire) existent au sein de la population civile. N’eut été l’intervention musclée des forces de sécurité intérieure, l’auxiliaire de police, auteur de l’acte criminel, allait être lynché par la population en colère et le commissariat du 2ème devrait être  saccagé par une partie de manifestants.

Et pourtant, la force revient à la loi de juger et condamner tous ceux qui perturbent la tranquillité publique, la paix et la sécurité dans la société. En cas d’une infraction constatée, les forces de l’ordre qui ont pour principale mission le maintien de l’ordre public doivent intervenir pour constater les faits et traquer l’auteur de l’acte afin de faire baisser les tensions. Malheureusement, beaucoup de centrafricains gardent encore à l’esprit la notion de vengeance et donc la justice populaire pour régler leurs différends.

Le cas de la justice populaire en Centrafrique est récurent ces derniers temps à Bangui et surtout dans l’arrière-pays où le vindicte populaire sur les personnes de troisième âge considérées comme auteurs des pratiques du charlatanisme est souvent constaté.

En l’absence de l’armée nationale et de l’autorité de l’Etat dans presque toutes les régions du pays, la force de la loi revient à ceux qui se considèrent forts. D’où, la loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent », semble devenir une logique dans la société.

 

 

Bénistant MBALLA

 

 

LE MAIRE EMILE GROS RAYMOND NAKOMBO A REMIS 01 MOTO ET 01 ORDINATEUR

A LA MAIRIE DE BEGOUA

La mairie de Bégoua dans Bimbo 4 a abrité une cérémonie officielle de remise d’une (1) moto et d’un (1) ordinateur par le Maire de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, le mercredi 31 janvier 2018, à 11 heures 14 minutes.

Tout avait commencé par les souhaits de bienvenue du Secrétaire Général de la Commune de Bégoua, Archimel Oguéré, formulés à l’endroit du Maire de la ville de Bangui et toute sa suite, pour déboucher sur l’allocution du donateur Nakombo, suivie de la remise officielle de ces matériels de travail et les mots de remerciements du maire de Bégoua, Jean Emmanuel Gazanguinza.

Pour le maire de la ville de Bangui, « les Maires jouent des rôles très importants dans la vie d’une nation, et surtout veillent sur les bonnes conditions de vie de leurs concitoyens. A cet effet, nous devons tous aider et soutenir notre président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra dans sa lourde et délicate mission. Car c’est nous qui l’avions démocratiquement élu. Ce lot de dons nous a été offert par la Chine. Et en ma double qualité de maire de la ville de Bangui et du président de l’Association des Maires Francophones de Centrafrique (AMEFCA), j’ai jugé utile de doter les mairies secondaires de Bangui, Bimbo, Bégoua et des provinces en moyens de travail. D’où la dotation ce jour de la mairie de Bégoua avec une (1) moto de marque « Jialing  DT 125 » et un (1) ordinateur de bureau de marque « Plasma » avec tous ses accessoires, car Bégoua est une grande commune avec 136 chefs de quartiers. C’est aussi la principale porte  d’entrée et de sortie nord de Bangui, la capitale ».

C’est à l’issue de cette allocution que Emile Gros Raymond Nakombo a remis officiellement la moto et l’ordinateur à son homologue de Bégoua, en présence de tout le personnel et une frange d’habitants de la commune.

Dans ses mots de remerciement, Jean Emmanuel Gazanguinza, a fait savoir, « au nom de la population de Bégoua, je suis aujourd’hui heureux de réceptionner cette moto et cet ordinateur des mains du Maire de la ville de Bangui. Car c’est dans le malheur qu’on reconnait les vrais amis. Et ces matériels de travail sont la propriété exclusive de la commune de Bégoua. De ce fait, j’instruis le Secrétaire Général et ses agents d’en faire bon usage, sinon ils vont être sanctionnés. Aux habitants de Bégoua en général et aux jeunes en particulier, je leur demande de ne pas venir casser les portes de la mairie de Bégoua nuitamment pour emporter ces matériels de travail ».

C’est sur ce, que ladite cérémonie a pris fin dans une liesse populaire. Aussi, nous signalons qu’une même cérémonie s’est déroulée à la mairie du 2ème arrondissement de la ville de Bangui, dans la matinée de ce jeudi 1er février 2018.

 

Le Petit YEKOA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’ACTE DE CESSATION DES HOSTILITES DANS LA NANA-MAMBERE AU CENTRE D’UNE REUNION LE 02 FEVRIER

 

L’acte d’engagement pour la cessation des hostilités dans la préfecture de la Nana-Mambéré (nord-ouest de la République centrafricaine), signé en décembre dernier entre les Anti-Balaka de Bouar et le groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) sera discuté entre les deux parties le 2 février, en présence des autorités locales, la MINUSCA et d’autres partenaires. L’annonce a été faite mercredi par Christine Kapalata, chef du bureau de la MINUSCA à Bouar et le Lieutenant-colonel Alexis Naguezangda, préfet de la Nana-Mambéré, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission.

 « Nous nous sommes mis d’accord sur la tenue d’une réunion par mois. Les 3R, qui sont déjà venus à deux reprises à Bouar, ont proposé que la prochaine rencontre se tienne à Yéléwa. Les Anti-Balaka ont aussitôt dit oui et nous espérons nous retrouver le 02 février », a indiqué le préfet de la Nana-Mambéré. Malgré « quelques petits problèmes, celui-ci a salué l’impact de l’accord, notamment le déplacement sans entraves des habitants de Yéléwa vers Bouar.

 Pour sa part, le chef du bureau de Bouar a souligné l’importance des concertations régulières pour consolider l’accord du 13 décembre. « La MINUSCA apporte son aide à l’organisation de ces réunions et en assure la sécurisation”, a déclaré ce responsable, en invitant la presse à diffuser le contenu de l’accord. Le chef du bureau a qualifié l’accord d’un “pas en avant vers la paix dans la Nana-Mambéré” mais qui n’est qu’une “première étape” qui exige l’engament des deux parties. “La MINUSCA continuera à sensibiliser les parties, les autorités et la population locales au contenu de l'accord, de ses divers mécanismes et de trouver des solutions pour la réinsertion des éléments des deux groupes armes dans la société à travers les moyens du DDR et du réduction de violence communautaire (CVR)”, a-t-elle ajouté.

 Le chef du bureau de la MINUSCA à Bouar et le préfet de la Nana-Mambéré ont également informé les journalistes sur les récentes missions menées par la Force de la MINUSCA, suite à des informations de la présence des 3R loin de leur zone ainsi que celle d’hommes armés à Nguia Bouar. « Dernièrement, les éléments des 3R qui opèrent dans le Nord de la Préfecture  ont fait mouvement vers le sud de la MSR 1 et la MINUSCA a dû les rappeler à l’ordre pour éviter que cela ait des conséquences sur la situation sécuritaire dans la région”, a dit la chef de la MINUSCA à Bouar. En ajoutant que des opérations militaires de la MINUSCA sont en cours, obligeant ainsi les groupes armés à migrer progressivement vers les zones refuges.

 Le chef de bureau a également cité les réalisations de la MINUSCA pour maintenir la stabilité dans la Nana-Mambéré, restaurer l’autorité de l’Etat et protéger les civils, notamment avec les projets dans le cadre du Pré-DDR et de projets à impact rapide. Depuis 2014, la MINUSCA a financé 23 projets à impact rapide pour une valeur de 285 millions de francs CFA dans la région de préfecture Bouar.

 Pour sa part, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a évoqué les déplacements à l’intérieur du pays de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et Coordonnateur humanitaire, Najat Rochdi, à Bangassou, pour une visite de deux jours, du Commandant de la Force de la MINUSCA à Paoua et du Chef de la Police à Bouar. « Le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Chef d’état-major général des Forces armées centrafricaines (FACA) et le Commandant de la Mission technique de l’Union européenne (EUTM) effectuent une courte visite ce mercredi à Paoua. Le intervient alors que la Mission y mène une opération militaire depuis le 12 janvier dernier et qu’une unité des forces armées centrafricaines vient d’y être déployée aux côtés des casques bleus”, a dit le porte-parole. Quant au Chef de la composante Police de la MINUSCA, général Roland Zamora, sa mission d’inspection et de sensibilisation des unités engagées sur le terrain a permis de rappeler aux policiers de la Mission leur devoir de protection des populations civiles et l’appui opérationnel aux forces de sécurité intérieure.

Minusca

 

 

REMISE OFFICIELLE DE DON ALIMENTAIRE D’URGENCE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE AU GOUVERNEMENT DE LA RCA

La base logistique du Programme Alimentaire Mondial (PAM), sise sur l’avenue Koudoukou, en face du Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ), a servi de cadre à une cérémonie officielle de don alimentaire d’urgence par le gouvernement de la République Populaire de Chine au gouvernement de la RCA. C’était le mercredi 31 janvier 2018, de 09 heures 38 minutes à 10 heures 05 minutes. Et ce, en présence des ministres des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel, Bertrand Touaboy, de l’Argriculture et du Développement Rural, Honoré Féizouré et de la Promotion de la Famille, de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Gisèle Pana, de l’ambassadeur de la Chine en RCA, Mafoulin et du représentant résident du PAM en RCA, Félix Gomez.

Dans ses mots introductifs de circonstance, le représentant résident du PAM en RCA a signifié, « c’est un geste très humanistes de la part de la République Populaire de Chine pour aider la RCA, via le PAM, pour lui permettre de faire face à la situation humanitaire catastrophique dont est victime le pays. Cela témoigne de la volonté des autorités chinoises d’assurer la sécurité alimentaire dans les préfectures de l’Ouham-Péndé, de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto, de la Basse-Kotto et du Mbomou. C’est donc pour assister en vivres les populations vulnérables de ces cinq (5) préfectures, en conformité avec le projet de Consolidation de la Paix et du Relèvement de Centrafrique (CPRCA) mis en œuvre par le gouvernement de la RCA avec ses partenaires au développement. Le PAM fera de son mieux et s’engagera sans faille dans la lutte contre la famine et la malnutrition en RCA ».

Quant à l’ambassadeur de Chine en RCA, il s’est exprimé ainsi : « Ce n’est pas la première fois que le gouvernement de la République Populaire de Chine vole au secours du gouvernement de la RCA et de son peuple. L’année passée, la Chine avait fait don en vivres à la RCA. Il faut coûte que coûte lutter efficacement contre la pauvreté, source d’instabilité sociale dans le monde en général, et en RCA en particulier. D’où le réengagement de la Chine Populaire à coopérer étroitement avec le gouvernement de la RCA dans divers domaines. Je salue l’effort remarquable fait par le PAM dans ce sens ».

Pour le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel, représentant personnel de son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération, « cette aide alimentaire est destinée aux personnes déplacées internes et celles réfugiées de la RCA à l’extérieur (dans les pays voisins). C’est la marque de volonté manifeste du président de la République Populaire de Chine au peuple centrafricain. Ceci pour soulager de nombreuses familles en détresse. En 2017, le gouvernement chinois avait fourni plus de 800.000 tonnes de riz à la RCA. Cette fois-ci, il s’agit des sacs de 50 kg de riz et des cartons d’huile végétale dont le montant est estimé à plus d’un milliard (1.000.000.000) de F CFA. Et c’est une réponse appropriée de la République Populaire de Chine au peuple centrafricain. C’est ainsi que j’exalte ici l’excellente coopération Sino-centrafricaine et adresse toutes mes reconnaissances au gouvernement et au peuple chinois ».

La remise symbolique d’un carton d’huile végétale, la photo de famille et le cocktail ont bouclé la boucle de cette cérémonie.

 

Le Petit YEKOA

 

 

TOUTE L’AFRIQUE

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