ANICET-GEORGES DOLOGUELE EXIGE LA CESSATION DES HOSTILITES...

Mercredi 30/11/2016 : 11h25

 

ANICET-GEORGES DOLOGUELE EXIGE LA CESSATION DES HOSTILITES POUR LA MISE EN ŒUVRE DE BRUXELLES : VOILA UN LEADER POLITIQUE

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Depuis la mi-septembre jusqu’à ce jour, les exactions des groupes armés ont débordé le vase. De Kaga-Bandoro à Bambari, en passant par Ndomété, Bria, Kouango, pour ne citer que ces villes, les combattants des factions dissidentes de la Séléka, FPRC, UPC, MPC ont multiplié des actes barbares. Des affrontements intercommunautaires à répétition sont devenus monnaie courante, à telle enseigne que le taux de croissance économique de notre pays est revu à la baisse. Du 17 au 18 novembre dernier, une conférence internationale des bailleurs de fonds s’est tenue à Bruxelles, capitale de la Belgique. A l’issue de cette table ronde de Bruxelles, la RCA a réussi à décrocher une importante somme d’argent, 2.268.000.000 de dollars américains, soit 1.130.000.000 de francs CFA, pour financer les projets qu’elle a présentés et soutenus. Mais pour que cette promesse faite par les bailleurs de fonds se concrétise, il faut la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Car vous êtes sans ignorer que l’argent n’aime pas le bruit des bottes. En plus de cela, les bailleurs de fonds ne peuvent pas investir, tant que les affrontements sont quasi quotidiens et font fuir de nombreux civils qui doivent participer à la reconstruction de notre cher et beau pays, la RCA.

C’est pour cette raison que le président de l’URCA, Anicet-Georges Dologué qui a pris part à la table ronde de Bruxelles, est monté au créneau pour exiger des groupes armés, la cessation des hostilités. Et il a raison car la crise que nous traversons, a trop duré. Le sang a trop coulé sous le pont. Il est temps maintenant de passer de la guerre à la reconstruction des infrastructures sanitaire, éducative, culturelle …, détruites par ce conflit. Pour cela, les détonations des obus, des lance-roquettes, de grenades et les tintamarres des kalachnikovs doivent cesser pour toujours. Car, on ne reconstruit pas un pays comme la RCA, tombé plus bas que terre, au bout des canons. Les partis politiques, la société civile, le gouvernement, la CEEAC, l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Banque Mondiale, le FMI, la BAD et tant d’autres pays et organismes, se sont mobilisés au chevet de la RCA et ont déployé des efforts considérables pour que  la RCA arrache cette importante somme d’argent pour financer les projets de relèvement et de consolidation de la paix. Et si nos mémoires sont bonnes, la grosse part de ce fonds ira dans le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Ce sont ces combattants de l’ex-coalition Séléka qui seront les heureux bénéficiaires. Alors, pourquoi continuer à s’affronter pour rien au monde ? Aujourd’hui, les zones tenues par les Anti-Balaka reviennent à la normale. La population civile vaque à ses occupations habituelles. La liberté d’aller et venir se concrétise doucement mais sûrement, en dépit de quelques violences constatées çà et là sur des populations civiles. La paix et la sécurité sont visibles. Mais pourquoi pas dans les régions sous contrôle du FPRC, de l’UPC et du MPC ? C’est trop, et c’est déjà trop.

Le fruit de la table ronde de Bruxelles doit être vécu par les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Et Dologuélé ne pouvait rester insensé aux actes barbares des groupes armés, aux affrontements très meurtriers qui se poursuivent encore dans son pays, la RCA, après le retour à l’ordre constitutionnel, le 30 mars 2015. Et malgré qu’il a été au second tour de l’élection présidentielle, il n’a pas manqué de dénoncer et de condamner avec la dernière rigueur, les comportements rétrogrades des groupes armés. Voilà un leader politique qui ne voit pas son propre intérêt personnel mais l’intérêt de son pays et de son peuple, contrairement aux autres qui disent que « Toudéra a été élu, il doit se débrouiller tout seul ». Là, ce n’est pas un langage que nous devons tenir aujourd’hui. Ceux qui meurent sous les balles de ces seigneurs, sont nos frères et sœurs. Nous devons tous  nous lever comme un seul homme pour dire, « Plus jamais ça ».

Et nous exhortons le président de l’URCA à continuer dans cette voie. Cette importante promesse de fonds ne doit pas rester lettre morte. Il faut qu’elle se concrétise. Ce n’est pas normal que Nourredine Adam, Mahamat Alkhatim, Ali Daras et tant d’autres persistent et signent dans des exactions de tout genre sur leurs concitoyens  qui aspirent à la paix et veulent reconstruire leur pays à travers ce financement des bailleurs de la RCA. Nous osons espérer que dans les jours à venir, d’autres leaders politiques emboîteront le pas à Dologuélé pour dire non aux belligérants qui nous rendent la vie difficile et empêchent la table ronde de Bruxelles de se mettre sur pied.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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