« ALMADINA » ET LES TITRES SECURISES : TOUADERA ET...

Jeudi13.09.2018 : 09H52

 

« ALMADINA » ET LES TITRES SECURISES : TOUADERA ET SARANDJI RISQUENT UNE SECONDE FOIS DE SE FAIRE FLOUES PAR JOUSSO

Touad jousso sarandLe ministre Théodore Jousso est dans une logique de forcing, pour imposer la société « Almadina » dont le supérieur serait un Libanais basé à Omane. Or, le marché des titres sécurisés fait l’objet d’un contentieux en justice. Notre compatriote Yandoka continue de pousser le dossier judiciaire. Une décision de justice est attendue. Et si la justice donnait raison à la société ivoirienne, représentée en RCA par Yandoka ? Le ministre Théodore Jousso n’en est pas à sa première bavure. Les bus Benafrique dont il a vanté les mérites avec le maire de Bangui à grand coup de publicité ont mis combien de temps ? A une semaine d’utilisation en RCA, beaucoup sont tombés en panne, un autre a pris feu devant l’Enerca.

Théodore Jousso a traîné le Chef de l’Etat dans la boue. Touadéra s’est déplacé pour inaugurer des carcasses de brouettes, nettoyées et propres. Alors que tout ce qui brille n’est pas de l’or. Les coques propres ne veulent pas dire que ce sont des bus en bon état. Jousso et Nakombo ont été très vite rattrapés par leurs propres turpitudes. Jousso veut encore entraîner le Chef de l’Etat et le Premier ministre dans cette mésaventure des titres sécurisés. Nous craignons que les plus hautes autorités puissent y laisser des plumes.

44.276.500 francs CFA pour le lancement des titres sécurisés, cérémonie qui prend quelques minutes seulement et non toute la journée. Toute la ville de Bangui est invitée à boire et à manger. Dans l’Etat actuel des choses, les titres sécurisés constituent un manque à gagner pour l’Etat centrafricain. Il était question d’un appel d’offre, pour qu’il y ait des soumissionnaires. Ce qui permet de choisir la meilleure entreprise. Comment Almadina a été retenue ? N’est-elle pas coptée ? La procédure de passation des marchés de l’Etat a-t-elle été respectée ? Autant d’interrogations qui nous laissent perplexes. D’où viendront les 44.276.500 FCFA, pour financer la cérémonie du lancement des titres sécurisés prévus le 15 septembre 2018 ? Les multiples facettes du ministre Jousso nous font craindre un vilain tour, comme celui de Benafrique, une farce de très mauvais pour la population banguissoise, restée sur sa soif. AHS-RCA, Article 2, Article 10, les 4C chinois et maintenant Almadina, attention ! Ce n’est pas le Premier ministre Sarandji qui nous démentira, car on ne croit plus à un menteur, même quand il dit la vérité.

Si tous les ministres ne pensent qu’à leur ventre, à leurs poches, à leur enrichissement personnel comme Théodore Jousso, qu’en sera-t-il de la population ? Touadéra a été ovationné par les Chinois comme président du peuple. Cette appréhension ne semble pas cadrer avec la gloutonnerie de certains ministres. Il y a des gens qui n’arrivent pas à trouver 50 francs CFA, toute la journée. Or, les ministres ont un salaire conséquent, des avantages (bonne vendredi), des frais de mission et tant d’autres privilèges. Comment comprendre une rapacité financière aussi féroce ? Combien de ministres font comme Jousso, « Tè biani » ? La Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance (HACBG) doit se saisir du dossier et l’étaler sur la place publique.

La « Rupture » prônée par le chef de l’Etat interpelle Sarandji qui a laissé la récréation se poursuivre et le désordre s’amplifier depuis deux (02) ans et quelques mois. « La confiance n’exclut pas le contrôle », « Qui aime bien, châtie bien également », dit-on. Si la Rupture à partir du cas endémique Jousso doit se traduire dans les faits et les gestes de tous les responsables, à tous les niveaux, les plus hautes autorités de l’Exécutif doivent passer à la vitesse supérieure, en termes de gouvernance, d’intégrité, d’honnêteté, de transparence, et de conscience professionnelle.

Julien BELA

 

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