ALKHATIM ET SES HOMMES ONT ENCORE PIEGE LE SITE DES ....

Mercredi 28.12.2016 : 09H25

ALKHATIM ET SES HOMMES ONT ENCORE PIEGE LE SITE DES DEPLACES DE KAGA-BANDORO : UN CRIME CONTRE L’HUMANITE STOPPE SEC PAR LES CONTINGENTS BURUNDAIS ET RWANDAIS. BRAVO !

Alkhatim 2

La ville de Kaga-Bandoro qui a été le théâtre d’un carnage planifié et exécuté par les éléments du MPC de Mahamat Alkhatim, aux mois de septembre et octobre, continue de faire couler beaucoup d’encres et de salives. Chaque jour qui passe, apporte son lot de malheur. Même si les armes se sont tues depuis plusieurs jours, les exactions sur les populations civiles, commises par les combattants du MPC se poursuivent allégrement, a travers les braquages, les vols, les viols, les agressions physiques. Ne pouvant tirer des coups de feu, les combattants Séléka  à Kaga-Bandoro se contentent de nos jours de poignarder les pauvres habitants de cette localité.

D’après un habitant de Bandoro, joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, « dans la journée du dimanche 25 décembre 2016, jour de la commémoration de la nativité de Jésus-Christ, deux (2) combattants du MPC se sont rendus nuitamment sur le site des déplacés de Kaga-Bandoro. Leur objectif précis était de braquer les déplacés. Malheureusement pour eux, ils n’ont pas atteint leur but. L’un  des deux (2) a été appréhendé par les déplacés  et rué de coups jusqu’à ce que mort s’en suive. Le fugitif est allé alerter ses compagnons d’arme. Automatiquement, le lendemain matin, ils se sont mis en route pour venir une fois de plus attaquer la base des déplacés. La réaction des Casques Bleus Burundais et Rwandais, ne s’est pas fait attendre. Très tôt dans la matinée du lundi 26 décembre 2016, aux environs de 06 heures, un dispositif militaire, un véritable mur de Berlin, a été érigé par ces soldats onusiens sur le passage de ces criminels, ces malfrats, ces hors-la-loi pour stopper leurs représailles. Arrivés sur ce dispositif militaire, ces combattants du MPC ont rebroussé chemin car ces Casques Bleus étaient sur le pied de guerre. Il n’y a eu aucun échange de tirs entre les Casques Bleus et les combattants de Mahamat Alkhatime.

Craignant pour leur peau, les habitants de Kaga-Bandoro qui avaient déjà regagné leurs demeures non encore  incendiées par ces va-t-en-guerre, ont pris d’assaut le site des déplacés. C’était une scène de panique généralisée qui a eu lieu dans cette ville car le souvenir du carnage au début du mois d’octobre dernier, est encore présent dans leur mémoire ». Selon un autre habitant que nous avons joint ce mardi 27 décembre aux environs de 11 heures, « la ville est pratiquement déserte. Il n’y a que les Casques Bleus qui patrouillent. Pris de peur que de mal, les rescapés du carnage ont préféré se terrer dans le site sous protections des Casques Bleus de la Minusca ».

La rédaction de « Centrafric Matin » salue la volonté et la détermination des Casques Bleus burundais et rwandais qui n’ont hésité un seul instant à étouffer dans l’œil les représailles des combattants du MPC dont les conséquences seraient très dramatiques pour les populations meurtries de Kaga-Bandoro et de ces environs. Il est certes vrai aujourd’hui que la Minusca applique son mandat. Voilà ce que les Centrafricains attendaient depuis longtemps des Casques Bleus de la Minusca. Car leur mission principale est  et demeure la protection des populations civiles sans défense. Et nous espérons pour notre part que les stratégies adoptées par les Casques Bleus burundais et rwandais se perpétueront et serviront d’exemple aux autres. Nous voulons parler de ceux qui sont à Bria, Ippy, Bakala, Alindao où les affrontements intercommunautaires ont opposé les combattants de l’UPC d’Ali Daras à ceux du FPRC de Nourredine Adam.

Nous exhortons tous les Casques Bleus de la Minusca, d’où ils  se trouvent à appliquer à la lettre la dernière résolution 2301 du Conseil de Sécurité des Nations Unies en faveur de la RCA. Le sang a trop coulé sous le pont. Les Centrafricains en ont marre aujourd’hui de continuer à pleurer leurs morts. Leurs larmes doivent sécher pour toujours. Et cela ne peut être traduit dans les faits que si les Casques Bleus se mettent résolument au travail, en empêchant par tous les voies et moyens, les probables attaques des groupes armés contre les populations civiles. L’heure n’est plus aux discours stériles mais à des actions concrètes sur le terrain allant dans le sens de la protection. Nous ne demandons pas aux soldats onusiens de s’en prendre aux groupes armés mais plutôt de protéger efficacement les populations civiles en détresse quand elles sont attaquées par ces hors-la-loi. C’est de cette manière qu’ils réussiront leur mission de maintien de la paix et de protection des civiles.

Bravo aux Casques Bleus rwandais et burundais qui ont stoppé les représailles de la Séléka à Kaga-Bandoro.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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