ALI DARAS, RETRANCHE A ALINDAO, LA COALITION FPRC, MPC, RPRC ...

Mercredi 14.12.2016 : 11H00

ALI DARAS, RETRANCHE A ALINDAO, LA COALITION FPRC, MPC, RPRC S’EMPARE DE NDASSIMA : LA OUAKA ET LA BASSE-KOTTO DANS LA TOURMENTE

Seleka112

Les affrontements quasi-quotidiens entre l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam sont loin de voir le bout du tunnel. Du jour au lendemain, on ne fait que parler des combats entre ces deux (2) branches dissidentes de l’ex-coalition Séléka. Les jours passent et se ressemblent dans les préfectures de la Ouaka et de la Basse-Kotto. Malgré les médiations menées par les uns et les autres, surtout la Minusca, pour atténuer  la tension entre le FPRC et l’ UPC, ces deux (2) groupes réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), continuent toujours de s’affronter dans l’arrière pays. Le torchon qui brûle entre eux est loin de s’éteindre. L’intensité des combats à Ippy, Ndassima, a contraint Ali Daras à se retrancher à Alidao, ville située dans la préfecture de la Basse-Kotto à quelques 120 kilomètres de Bambari. Ali Daras de l’UPC a-t-il fui la ville de Bamabri, son fief, pour échapper à  la foudre de la coalition MPC, FPRC et RPRC menée par Nourredine Adam ? Il ne fait aucun doute, étant donné que les villes d’Ippy, de Bakala, ainsi que le village Ndassima, zone aurifère et diamantifère de la Ouaka, sont tombés entre les mains de ses rivaux. Les affrontements qui se rapprochent de la ville de Bambari, ont poussé Ali Daras à se réfugier dans la ville d’Alindao. Sortira-t-il vivant dans la mesure où l’étau se resserre autour de lui et ses éléments ? Difficile de le dire. Ali Daras est vraiment en danger de mort. Sa fin sonne déjà. Car il est impensable que le protecteur des peuhls puisse se terrer dans la ville d’Alindao, abandonnant les immeubles qu’il a pu se procurer frauduleusement à Bambari. Ali Daras à Alindao, cela dépasse l’entendement humain et nous rappelle le triste épisode de la fin du guide de la Jamahira Libyenne, Mouammar Kadhafi. C’est pour autant dire que la fin des seigneurs de guerre n’est autre chose que l’errement d’un lieu à un autre. Comme leurs victimes, ils doivent aussi chercher des lieux sûrs pour y mettre la tête avant de passer de ce monde à un autre. La parole biblique qui dit, « tout se paie ici bas », est entrain de se concrétiser en Centrafrique, car qui a cru un jour que Ali Daras allait quitter la ville de Bamabari, considérée comme son protectorat ? C’est désormais chose faite.

D’après un habitant d’Alindao joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, témoigne que le seigneur de guerre, patron des peuhls, Ali Daras, se trouve présentement dans ladite ville, raison pour laquelle ses éléments ont mis en débandade les Goulas qui s’y trouvaient. Mythe ou réalité ? C’est une réalité car depuis quelques jours, Ali Daras est introuvable, invisible à Bambari. A l’allure où vont les choses, il se retrouvera au Congo-Démocratique ou en Soudan, exactement comme Joseph Kony de la RCA qui règne aujourd’hui en Centrafrique. Dans sa fuite à Alindao, la coalition menée par Nourredine Adam, profitant  de l’incapacité des peuhls, commence petit à petit à occuper les villes qui étaient sous les bottes d’Ali Daras et de ses hommes. C’est le cas de la ville de Bakala, d’Ippy et du village Ndassima. Mais ce qui est grave, c’est la tourmente, l’affolement, la tristesse, l’angoisse et la peur qui gagnent les habitants des préfectures de la Ouaka et de la Basse-Kotto. D’après un habitant joint au téléphone depuis la ville de Mobaye, « nous vivons avec la peur au ventre. Nous ne savons plus à quel saint se vouer pour nous protéger. Faut-il nous confier à saint Pierre ou saint Thomas ? », s’est-il interrogé.

Par rapport  à ce qui se passe aujourd’hui dans les deux (2) préfectures, il est urgent et capital que la Minusca et le gouvernement de Sarandji prennent leurs responsabilités. Car ceux qui  paient le plus lourd tribut de ces affrontements entre l’UPC et la coalition menée par Nourredine Adam, sont des pauvres civils centrafricains qui n’ont  rien à avoir dans cette guerre de leadership. Il est vraiment inadmissible qu’après  quatre (4) ans de crise, les Centrafricains continuent toujours de mourir comme des mouches ou des bœufs à l’abattoir sous les balles d’Ali Daras  et Nourredine Adam. Si des mesures draconiennes étaient prises par la Minusca pour stopper ces affrontements, nous pensons que nous ne serons pas là aujourd’hui. Mais hélas, les Centrafricains vont continuer encore à souffrir sous l’hégémonie de ces va-t-en-guerre. Mais pour combien de temps ? Dieu seul le sait. Nous croyons pour notre part que le Seigneur des Armées nous a déjà délivrés.

Ali Daras, Nourredine Adam et les siens peuvent s’affronter. Nous osons croire que leur fin est proche et elle est arrivée tout comme la fin des souffrances des Centrafricains qui est sonnée.

 

   Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

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