ALI DARAS, NOURREDINE ADAM, SIDIKI : PERSONA NON GRATA EN RCA

Vendredi 13 Janvier 2017 : 10H59

ALI DARAS, NOURREDINE ADAM, SIDIKI : PERSONA NON GRATA EN RCA

 

Notre pays, la République Centrafricaine continue de traverser les moments les plus sombres de son histoire. Déclenchée au mois de décembre 2012 par la coalition Séléka, la crise centrafricaine fait toujours des vagues parmi la population civile, surtout nos compatriotes qui sont dans l’arrière-pays. Ils sont souvent victimes des actes barbares commis par les combattants des groupes armés, surtout ceux des 3R de Sidiki, du FPRC de Nourredine Adam, de l’UPC d’Ali Daras, du MPC de Mahamat Alkhatime qui serait emprisonné au Tchad.

C’est dans ce contexte que Nourredine Adam, Ali Daras, Sidiki et autres doivent être considérés comme persona non grata en République Centrafricaine. Ils doivent être boutés hors du territoire national pour permettre à nos concitoyens de vivre en paix sur la terre de leurs ancêtres. Car, depuis que la crise est née, ces sanguinaires, ces va-t-en-guerre, ces hors-la-loi, ces malfrats, ne cessent de mettre la vie des Centrafricains à rudes épreuves. De jour en jour, les habitants des préfectures qui sont sous leurs bottes, errent d’un lieu à un autre à la recherche d’un abri sûr, comme s’ils étaient, des écureuils qui sont constamment traqués par des chiens. Les conditions de vie déplorables que mènent leurs compatriotes ne les émeuvent nullement. Ils n’ont que la gâchette facile. Ils tirent sur tout ce qui bouge, même sur les criquets et les lombrics. Faut-il que ce genre de personnes vivent parmi les Centrafricains qui aspirent à la paix, rien que la paix ?

Nous ne le pensons pas. Car Sidiki, Nourredine Adam, Ali Daras… ne sont pas des êtres humains, créés à l’image de Dieu. S’ils étaient vraiment les créatures divines, ils ne pouvaient agir de la sorte à l’égard de leurs semblables. Les Centrafricains gémissent, pleurent, se lamentent, poussent des cris de détresse, cette situation ne leur fait ni chaud, ni froid. C’est quand ils tuent massivement, incendient des villages et maisons entiers, qu’ils sont à l’aise. Des hommes doués de bon sens et de raison, peuvent-ils se comporter de la sorte? Ne sont-ils pas des croque-morts ? Il ne fait aucun doute.

Alors, pourquoi garder les mauvaises graines parmi les bonnes ? C’est pour cela que nous demandons à la Minusca de mettre en exécution les différents mandats d’arrêt lancés à l’encontre de ces criminels par la justice centrafricaine. Si la Minusca affirme haut et fort qu’elle est en RCA pour protéger les populations civiles et soutenir les autorités, l’heure est venue de traduire leur parole en actes. Les soldats onusiens doivent traquer Sidiki, Nourredine Adam, Ali Daras et tant d’autres qui hantent les populations de l’arrière-pays, jusque dans leur dernier retranchement. Et quand ces derniers seront arrêtés et traduits en justice, c’est à ce moment-là que les Centrafricains auront la paix. Mais s’ils sont toujours caressés dans le sens du poils comme nous observons aujourd’hui, la crise centrafricaine perdurera sans pour autant voir le bout du tunnel.

Le président de la République, Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra prône le dialogue. Sa porte est grandement ouverte à tous ceux qui veulent le rencontrer. Il a même discuté avec certains chefs rebelles afin que ces derniers et leurs hommes déposent les armes pour faire la paix. Certains ont accepté de s’aligner sur le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). D’autres sont encore réticents, réfractaires à ce processus. Et ceux-là, si nos mémoires sont bonnes, sont des étrangers qui sont parachutés en Centrafrique par certaines puissances de ce monde. Ce sont eux qui sont à la base des tueries, des incendies des maisons et villages à grande échelle. D’où nécessité de les rapatrier ou de les arrêter, puis les extrader à la Cour Pénale Internationale (CPI). Car les crimes, les exactions commises par Ali Daras, Sidiki, Nourredine Adam en Centrafrique, ont débordé le vase.

C’est pourquoi, nous demandons aux Centrafricains, d’où ils se trouvent de fournir des informations fiables sur ces malfrats, ces sanguinaires aux Casques Bleus de la Minusca, afin qu’ils soient arrêtés. Il n’y a plus de raison que Sidiki, Ali Daras, Nourredine Adam sévissent encore en RCA car ils sont considérés aujourd’hui par des Centrafricains comme persona non grata.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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