ALI DARAS, MAHAMAT ALKHATIME, …LES VRAIS BOURREAUX

Vendredi 11 novembre 2016 : 09h05

ALI DARAS, MAHAMAT ALKHATIME, … LES VRAIS BOURREAUX ET ENNEMIS DE LA PAIX ET DU PEUPLE

Alkhatim mahamat 2

 

Depuis la mi-septembre jusqu’au début novembre 2016, la RCA a failli sombrer dans un cycle infernal de violences. De Bangui à Kaga-Bandoro en passant par Bambari, Grimari, les populations de ces villes précitées, ont soufflé le chaud et le froid. Des hommes, des femmes et des enfants ont été massacrés sans aucune forme de procès. Des maisons et des locaux des humanitaires ont été saccagés et même incendiés. Les fugitifs qui sont aujourd’hui des déplacés à Bangui et ailleurs, ne se comptent plus. En un laps de temps, les veufs et les veuves, les orphelins, sont aussi nombreux que les sables au bord du fleuve Oubangui pendant la saison sèche. Certaines ONG humanitaires ont dû plier bagages car leur personnel était aussi visé par ces criminels patentés qui n’ont, ni conscience, ni âme. Aujourd’hui, il est difficile à ces humanitaires d’apporter leur concours, leur aide à ces populations démunies de tout. Et pourtant, elles ont besoin de ces apports multiformes pour survivre en attendant que la situation sécuritaire se normalise.

Tout ceci, à cause du soi-disant général Ali Daras qui s’est implanté solidement à Bamabari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Il ne se  passe pas un jour sans que Ali Daras et ses hommes ne commettent des exactions sur les pauvres innocents, tant à Bambari que dans les villes environnantes. Certains villages se vident progressivement de ses habitants. D’autres ne vivent qu’aujourd’hui sous les menaces constantes de ces hors-la-loi, ces malfrats, ces va-t-en-guerre. Pour un petit problème qu’on pouvait résoudre à l’amiable, ce sont les tonnes et des tonnes de balles qui sont déversées sur ces autochtones à n’en point finir. A telle enseigne que les habitants des préfectures sous influence ou domination directe de l’UPC, sont les valets d’Ali Daras. La liberté d’expression et d’aller et venir n’existent que de nom.

Même son de cloche du côté de Kaga-Bandoro dans la préfecture de la Nana-Gribizi où Mahamat Alkhatim est et demeure le maître incontesté et incontestable. Les évènements douloureux qui se sont déroulés dans cette ville, à la mi-septembre et début octobre et qui ont fait couler beaucoup d’encres et de salives ces derniers temps, témoignent à suffisance que Mahamat Alkhatim et ses hommes ne sont pas prêts pour la paix. Et c’est pour cette raison que le MPC que dirige Alkhatim de mains fortes, ne s’est pas adhéré au processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Ils campent toujours sur leur position et ne daignent un jour donner la chance à leurs compatriotes de respirer un nouvel air.  A la moindre incartade de leurs sujets, les habitants de Kaga-Bandoro, ce sont les armes qui pleuvent, avec des conséquences que nous connaissons tous. Et ce n’est pas seulement à Kaga-Bandoro que Mahamat Alkhatim règne. Son hégémonie s’étend de la Nana-Gribizi jusqu’à l’Ouham-Péndé et l’Ouham à la frontière centrafricano-tchadienne. Ce ne sont pas les populations de Batangafo, Kabo, Moyen Sido, Markounda et nous en passons, qui nous démentiront.

A la lumière de ce tableau sombre que nous avons brièvement brossé, les bourreaux et les vrais ennemis du peuple et de la République ne sont autres que Mahamat Alkhatim et Ali Daras. Car, rien ne sert de chercher de midi à 14 heures pour les connaître. Certains chefs des groupes armés ont compris la nécessité d’une paix et se sont adhérés au processus DDRR. Ceux-là, si nous osons le dire, sont des vrais fils de ce pays. Ils se soucient des souffrances de leurs concitoyens. Mais quant aux deux (2) sanguinaires cités ci-dessus, ils sont attirés par le sang. Ce sont des vraies sangsues, des dinosaures, des destructeurs inqualifiables. Ils ne sont pas des hommes modernes, mais plutôt des hommes de Cro-Magnon ou de Neandertal.

S’ils persistent et signent chaque jour dans des exactions inouïes, indignes, bestiales, inhumaines, il serait mieux qu’ils soient traqués, arrêtés et traduits en justice pour répondre de leurs actes. Ce sont des espèces d’hommes qui n’aiment pas le dialogue, qui veulent que la crise se perpétue afin de s’enrichir illégalement sur le dos du peuple et de la République. C’en est trop et c’est déjà assez. Les Centrafricains aspirent à la paix, à la réconciliation, au vivre ensemble. Ces races de vipères qui mordent les Centrafricains quotidiennement, n’ont plus leur place en Centrafrique. En l’absence des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), la Minusca devrait aider le gouvernement à mettre la main sur ces criminels, ces hors-la-loi pour que la RCA et son peuple retrouvent la sécurité, la quiétude.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

                                                                                               

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire