ALI DARAS INTROUVABLE A BAMBARI, LES POSITIONS DE L’UPC ...

Mardi 13 Déc.2016 : 10H30

ALI DARAS INTROUVABLE A BAMBARI, LES POSITIONS DE L’UPC ATTAQUEES A IPPY, NDASSIMA ET RECEMMENT A ALINDAO PAR LE FPRC : UN COUP DUR

Ali darasS11111Le compte à rebours a commencé pour l’UPC d’Ali Daras et ses peulhs. Depuis quelques semaines, le torchon brûle entre l’UPC et le FPRC de Nourredine Adam, deux (2) branches dissidentes de la nébuleuse ex-coalition Séléka de Michel Djotodia Am Non Droko. Les éléments de ces groupes armés, réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), se regardent depuis quelques temps en chien de faïence. Leur mésentente, désaccord, s’est davantage accentué au village Kolaga et à Bria où ils se sont violemment affrontés.

Ils ne sont pas restés là. Des combats virulents les ont opposés à Bakala, ville située dans la préfecture de la Ouaka. A l’issue de ceux-ci, cette localité est passée sous le contrôle du FPRC, alors qu’elle était sous l’hégémonie de l’UPC. Dans leur conquête des villes occupées jusque-là par l’UPC, Nourredine Adam et ses éléments s’en sont pris aux hommes de l’UPC basés dans la ville d’Ippy, toujours dans la Ouaka. Les affrontements se poursuivent encore entre ces seigneurs de guerre, ces hors-la-loi qui prennent leurs armes pour leur nombril et qui n’ont ni foi, ni conscience, encore moins ni âme. Des informations qui nous parviennent de Ndassima, zone aurifère et diamantifère, située à quelques kilomètres de la ville de Bambari, sont aussi accablantes et tristes. On signale aussi des affrontements entre ces derniers. Vu leur intensité, les habitants dudit village se sont réfugiés dans la brousse.

Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 décembre 2016, des affrontements ont été encore signalés entre l’UPC et le FPRC dans la ville d’Alindao, l’une des localités de la préfecture de la Basse-Kotto, aux environs de 22 heures. Ces affrontements se sont déroulés toute la nuit, jusqu’au matin du dimanche 11 décembre. D’après un habitant joint au téléphone depuis la ville d’Alindao et sous couvert d’anonymat témoigne, « nous avions été surpris ce samedi 10 décembre à partir de 22 heures, par des détonations d’armes de tout calibre. Pris de peur que de mal, certains habitants se sont réfugiés à l’évêché d’Alindao. D’autres se sont terrés dans la brousses ou dans leurs champs pour se mettre à l’abri des balles perdues qui sifflaient de partout. Dans notre sauve-qui-peut à la recherche d’un abri sûr, on nous a fait savoir que ce sont les Goula du FPRC, venus de Ndassima qui ont attaqué les positions des peulhs. Tellement que les affrontements ont été acharnés, il est difficile pour le moment d’avoir le bilan. Nous vivons aujourd’hui avec la peur au ventre et notre condition de vie est déplorable ».

Un autre habitant qui a requis l’anonymat témoigne, « nous étions réveillés dans la nuit du 10 au 11 décembre, aux environs de 22 heures, par des détonations d’armes venues de la base des Goula. Ce sont les peulhs d’Ali Daras qui ont quitté Bambari et qui ont attaqué leur position. Les combats ont duré jusqu’à 08 heures de ce dimanche 11 décembre. Présentement, ce sont les peulhs qui pillent les maisons d’habitation et consorts. La situation sécuritaire qui prévaut actuellement à Alindao est très grave ». Vous avez suivi de bout en bout ces témoignages qui diffèrent d’un individu à un autre, concernant l’attaque de leurs positions respectives. Tantôt, on nous dit ce sont les Goula qui ont attaqué les peulhs, tantôt ce sont les peulhs qui s’en sont pris aux positions des Goula du FPRC. Ce que nous savons, c’est que les affrontements ont bel et bien eu lieu dans la ville d’Alindao entre l’UPC et le FPRC. Qui a pris le dessus ? Difficile de le dire, puisque nous avons tenté en vain de rentrer en communication avec les habitants de ladite ville.

Pendant que l’UPC et le FPRC s’affrontent, des sources concordantes, dignes de foi, attestent que Ali Daras est introuvable à Bambari et que l’ethnie Goula est déterminée à en finir avec lui. Donc c’est une véritable chasse à l’homme qui est lancée contre Ali Daras, et probablement ses hommes aussi. Les Goula ont-ils su qu’Ali Daras s’est caché à Alindao, raison pour laquelle ils se sont lancés à ses trousses ? Se serait-il terré dans un trou ou une caverne à Bambari ? Aucune information n’est filtrée à ce sujet. Mais, ce qui est sûr, il n’est plus visible à Bambari depuis quelques jours. Et les Goula ont juré sur monts et vallées qu’ils vont finir avec lui. C’est un coup dur pour Ali Daras et ses peulhs qui ont malmené, maltraité, tué, massacré les populations de Bambari et, de ses environs. Si le FPRC en général et les Goula en particulier, parviendront un jour à mettre la main sur Ali Daras, nous osons croire que la population de la Ouaka, de la Basse-Kotto et une partie du Mbomou, poussera un ouf de soulagement. Nous pouvons tout de même dire, à la lumière de ce qui se passe aujourd’hui dans les préfectures de la Ouaka et de la Basse-Kotto que c’est un revirement de situation pour l’UPC et les peulhs.

Mais ce qui inquiète, c’est ce qui se cache derrière la chasse d’Ali Daras et de ses hommes. Nourredine Adam et ses éléments n’ont-ils pas d’autres ambitions ? C’est toute la question que les Centrafricains se posent aujourd’hui. Et cette interrogation ne doit pas être prise à la légère.

Aux dernières nouvelles reçus aux environs de 15 heures, de ce lundi 12 décembre, Ali Daras se trouve précisément dans la ville d’Alindao. Lui et ses éléments y règnent et les Goula seraient en débandade.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUENDA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire