ALI DARAS EXFILTRE DE BAMBARI : MAIS OU SE TROUVE-T-IL PRESENTEMENT ?

Jeudi 23.02.2017 : 10H15

ALI DARAS EXFILTRE DE BAMBARI : MAIS OU SE TROUVE-T-IL PRESENTEMENT ?

 

L’étau s’est resserré  ces derniers temps autour de la ville de Bambari, fief du mouvement de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC),  dirigée par le général Ali Daras. La coalition FPRC-MPC-RPRC ,menée par Nourredine Adam, MahamatAlkhatim et feu Joseph Zoundéko avait pour objectif de marcher sur la ville de Bambari et de déloger Ali Daras et ses éléments de cette localité. La Minusca s’est opposée farouchement aux hommes de cette coalition  en  traçant la « ligne rouge » à quarante (40) kilomètres de Bambari pour stopper leur avancée. Le raid aérien de la Minusca n’a pas immobilisé les hommes de cette coalition qui veulent coûte que coûte finir avec l’UPC. Ali Daras respirait à moitié puisqu’il était coincé non seulement par la coalition FPRC-MPC-RPRC, mais aussi par la Minusca qui l’a sommé de quitter Bambari après 48 heures. La population de Bambari vivait depuis lors dans la psychose généralisée.

A la dernière nouvelle, Daras  a quitté la ville de Bambari dans la nuit de ce mardi 21 février 2017 et  se trouve dans une autre région du pays. C’est pourquoi nous posons la question de savoir : faut-il  le rapatrier dans son pays ou le transférer encore dans une autre région de la RCA ? C ‘est de cette manière que s’interroge le centrafricain lambda du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Mais nous pensons pour notre part que, si Daras est effectivement parti dans une autre région de la RCA, la situation ne va nullement changer. Dans toutes les régions actuelles du pays, il n’y a que des populations civiles sans défense car le gouvernement ne dispose pas encore de ses  moyens de souveraineté et notamment les Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour sécuriser l’ensemble du territoire et protéger la population. Donc,  rien n’empêche que les mêmes scénarios qui se sont produits à Bambari, puissent se reproduire dans la région où Daras s’est refugié.

Le peuple centrafricain n’aspire pour le moment qu’ à la paix, rien que la paix. Personne ne peut tolérer des comportements rétrogrades et inhumains affichés par des sanguinaires sans foi, ni loi. Depuis la date du 24 mars à ce jour, la souffrance de la population civile a débordé le vase. D’où nécessité de rapatrier purement et simplement tous les mercenaires, en commençant par Ali Daras, Nourredine Adam, MahamatAlkhatim et bien d’autres. Les événements qui viennent de se dérouler dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-Kotto donnent finalement raison à l’ex-chargé d’affaire de l’ambassade des Etats-Unis à Bangui, David Brown qui avait demandé l’arrestation d’Ali Daras. Malheureusement, il n’y avait personne pour l’écouter. Tous les bourreaux du peuple centrafricains sont aujourd’hui  libres comme du vent dans la nature et poursuivent librement leur sale boulot au su et au vu de tout le monde, y compris les Nations-Unies. Incroyable, mais pourtant vrai. C’est pour autant dire que « l’impunité zéro » prônée par les Nations-Unies, la France, voire la communauté internationale est encore loin de devenir une réalité.

A l’allure où vont actuellement les choses, les nouvelles autorités du pays ont du pain sur la planche, quant à la restauration de la sécurité et de la paix sur l’ensemble du pays afin d’assoir les bases d’une véritable démocratie allant dans le sens du développement. On ne peut parler du développement dans un pays où les armes continuent de tonner tous les jours. Tant que ces mercenaires vont continuer de prendre toute la population civile centrafricaine en otage et piller les ressources naturelles, le pays va tourner en rond même pendant cent (100) ans. Kaga-Bandoro, Bocaranga, Koui, Bria, Bambari…où en sommes-nous avec la restauration de l’autorité de l’Etat ? C’est le comble du ridicule pour une démocratie acquise à un prix de sacrifice sous la pluie des balles perdues. Le pouvoir de l’Etat est pour le moment partagé entre les autorités légitimes du pays et les forces non conventionnelles. Les taxes, les impôts et autres droits de l’Etat sont perçus par des groupes armés. Ce qui constitue un manque à gagner pour les autorités du pays pour renflouer la caisse de l’Etat et faire face à certaines obligations. Pauvre RCA de feu Barthelemy Baganda qui devient en ce moment le repère des drogués, des criminels, des malfrats, des bandits de grand chemin, des va-t-en-guerre, des seigneurs de guerre, sans âme, ni conscience qui n’ont fait que piller, détruire et ravager tout sur leur passage.

 

Bénistant MBALLA

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