ALI DARAS ET SES ELEMENTS, DES SANGUINAIRES,

Mercredi 15 mars 2017 : 10H35

 ALI DARAS ET SES ELEMENTS, DES SANGUINAIRES, DES CRIMINELS, DES CROQUE-MORTS A BAMBARI : DES MORTS, DES MAISONS INCENDIEES. Où SONT PASSES « VILLE SANS ARMES » ET « VILLE SANS GROUPES ARMES » ?

Ali darassa mahamat 3

 quoi que la Minusca fasse, quoi que nous disions, la ville de Bambari restera et demeurera le sanctuaire des groupes armés non conventionnels. Pas besoin de loupe ou de rayon laser ultramoderne pour scruter, observer ce qui se passe dans la ville de Bambari en particulier, et la préfecture de la Ouaka  en général. Les exactions des groupes armés sur les populations civiles se poursuivent allègrement et sont loin de prendre fin.

D’après l’honorable député de la circonscription de Bambari 3, des hommes lourdement armés, assimilés aux Combattants de l’UPC de Ali Daras, ont attaqué le village Mambissi, faisant neuf (9) morts parmi les habitants. Dans un autre village, ces mêmes criminels s’en sont pris aux villageois tuant deux (2) d’entre eux, ce qui fait un total de onze (11) morts. Des dizaines de maisons ont été incendiées. Il y aurait certainement des blessés car le bilan exact de ces actes barbares n’est pas encore connu. Ceux qui ont réussi à prendre la fuite, se sont réfugiés dans la brousse pour se mettre à l’abri de la rage, de la furie destructrice des peulhs de l’UPC. Et cet élu de la Nation, profitant du regain de violence dont ses électeurs font face, subissent, a demandé au gouvernement et à la Minusca de prendre des dispositifs sécuritaires pour protéger les populations, non seulement de Bambari mais aussi de la préfecture de Ouaka. Sera-t-il entendu, puisque d’autres élus de la nation ont dit et redit cette litanie des saints ? Ont-ils trouvé un écho favorable ? Les Centrafricains ont-ils cessé de compter leurs morts ? A vous de répondre à nos différentes questions. Nous pouvons crier sur les toits, du matin au soir, même durant toute la nuit, la ville de Bambari ne retrouvera pas la paix si vite comme les uns et les autres pensent. Pourquoi ? Pour la simple raison que Ali Daras et ses hommes sont toujours dans la préfecture de la Ouaka, non loin de la ville de Bambari. D’autres y résident encore.

En plus de cela, la coalition dirigée par Nourredine Adam est aussi présente dans la localité de Bambari. Donc, les habitants d’un tel ou tel village qui ont un penchant pour la coalition FPRC-MPC-RPRC, seront automatiquement attaqués par les combattants de l’UPC et vice versa. La situation qui prévaut dans la Ouaka est tellement complexe qu’il est difficile de comprendre ce qui s’y passe. Parfois on nous laisse croire que Ali Daras et ses hommes ont déjà quitté la ville de Bambari. Chose bizarre, le communiqué ne précise pas sa prochaine destination ou n’indique pas le nom de la ville où ils ont élu domicile. Alors, croyez-vous vraiment que Ali Daras et ses peulhs se sont retirés de Bambari ? S’ils avaient fait leur valise, pensez-vous qu’ils auraient  été accusés des meurtres de 11 villageois et des maisons incendiées ? Ali Daras, ce « mal nécessaire », comme disent les uns, est bel et bien dans les parages de Bambari. Lui et ses hommes rodent autour de cette ville, pour la simple raison qu’ils y ont trouvé leur compte. Là où coulent le lait et le miel, peut-on y soutirer un individu ? Nous ne le pensons pas. Il reviendra toujours sur ses pas. Et c’est ce que font Ali Daras et ses peulhs.

Les refrains entonnés par les responsables onusiens, à savoir, « Bambari, ville sans armes », « ville sans groupes armés », sont dépourvus de tout fondement. Ils sont vides de sens. Car, on ne peut sécuriser une ville sans pour autant sécuriser ses alentours. Les villages pris en étau par les éléments de Ali Daras ne sont pas loin de Bambari. Ils font partie intégrante de cette localité. Alors, d’où sortent ces criminels de l’UPC ? Où ils ont trouvé les armes du moment que Bambari est déclaré sans armes, sans groupes armés ? Ces déclarations annoncées tambour battant par la Minusca ne sont que de l’opium pour les habitants de Bambari et ses environs, sans oublier ceux de la Ouaka. Combien de jours se sont écoulés après ces déclarations ? Et qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Nous ne vous disons pas assez : Bambari continue d’enregistrer des morts, des blessés, des déplacés, des incendies de maisons. Est-ce vraiment « Bambari, ville sans groupes armés sans armes » ? A vous de deviner le reste.

Face à ces exactions des groupes armés à Bambari, sans le redéploiement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans cette partie du pays, il n’y aura ni la sécurité, ni la paix. Ce n’est un secret pour personne. Les faits sont là : les groupes armés déambulent dans les rues de la ville, les armes circulent et continuent de tuer ces populations civiles. La Minusca doit le savoir. Ces déclarations n’ont guère changer le vécu des populations de Bambari. Car, si en pleine ville de Bambari, un semblant de paix règne, par contre, ses environs subissent des attaques continuelles des hommes de Ali Daras et ceux de la coalition FPRC-MPC-RPRC menée par Nourredine Adam. C’est le cas, du village Mambissi.

Au regard de ces évènements douloureux qui se perpétuent à Bambari, nous disons tout simplement aux habitants de prendre leur mal en patience.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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