ALI DARAS, AYANT TROUVE REFUGE A MOBAYE, EST AU FOUR ...

Mercredi 01 Mars 2017 : 10H15

ALI DARAS, AYANT TROUVE REFUGE A MOBAYE, EST AU FOUR ET AU MOULIN : LE FPRC ET 10 PARTIS POLITIQUES EXIGENT SON ARRESTATION

 

 

Le leader de l’UPC, le général nigérien Ali Daras est au four et au moulin. Tout porte à croire que l’étau se resserre autour de lui. Depuis son refuge dans la ville de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Bassa-Kotto où il était arrivé le mercredi 22 février 2017, sous bonne escorte de ses éléments, Ali Daras fait face à de multiples pressions. Surnommé le « mal nécessaire » par les uns et les autres, d’où nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de ce pseudonyme, ce sanguinaire, ce criminel patenté est devenu persona non grata en République Centrafricaine.

La coalition menée par le FPRC de Nourredine Adam ne lâche pas prise. Elle campe toujours sur sa position, à savoir l’arrestation pure et simple de Ali Daras et son transfert à la Cour Pénale Internationale (CPI ) afin de répondre de ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans les préfectures de la Ouaka, de la Haute-Kotto, de la Basse-Kotto et une partie du Mbomou. L’enfant engendré par la coalition Séléka et qui est entré dans la rébellion centrafricaine par le biais de celle-ci, a commis un péché mortel en massacrant les populations civiles centrafricaines, en détruisant des édifices publics et privés et en incendiant des maisons et villages entiers. N’étant plus sur la même longueur d’onde avec ses pairs, ces derniers ont décidé unilatéralement de le mettre à l’écart car il a désobéi à leur directive, celle de la partition de la RCA.

Vu les pressions exercées par les combattants de la coalition, la Minusca était obligée de lancer un ultimatum à Ali Daras de quitter la ville de Bambari. D’après les habitants de Mobaye, Ali Daras s’y trouve bel et bien. Mais depuis lors, ni la Minusca, ni le gouvernement n’ont daigné éclairer la lanterne des Centrafricains sur la destination de Ali Daras après son déguerpissement de Bambari. Tantôt on nous laisse  entendre que ce soi-disant général se trouve dans le village Maloum, à 58 kilomètres de Bambari, tantôt, il est à Bokolobo. Quel pays où la communication n’est pas prise en compte ? C’est la raison pour laquelle les combattants de la coalition veulent coûte que coûte marcher sur la ville de Bambari puisqu’ils ignorent tout de son départ. Mieux vaut dire à ces derniers et à tout le peuple centrafricain que Ali Daras est dans telle ville ou région du pays pour qu’ils aient un cœur net. Mais si la Minusca et le gouvernement le font, ne serait-il pas une occasion pour ces récalcitrants au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR)  de mettre cette ville ou région à feu et à sang ?

Comme la pression exercée par la coalition ne suffit pas, les leaders des dix (10) partis politiques ont lancé une pétition pour recueillir cinq cent mille (500.000) signatures à travers tout le pays pour exiger au gouvernement de lancer un mandat d’arrêt international contre Ali Daras. Parviendront-ils dès lors que ce criminel, cet assassin est appelé le « mal nécessaire » en Centrafrique ? Dieu seul le sait. En attendant, cette pétition court et ne prendra fin qu’après deux (2) semaines ou un (1) mois, à en croire le président du Rassemblement Pour la République (RPR), l’ancien président du Conseil National de Transition, Alexandre-Ferdinand Nguéndet. Les jours à venir nous diront la vérité.

Mais il s’avère indispensable que Ali Daras soit arrêté et traduit en justice. Lui et ses hommes ont tué beaucoup de Centrafricains. Ali Daras s’est enrichi illicitement sur le dos du peuple. Les taxes et impôts perçus par ses éléments lui vont directement dans ses poches. Dans ce cas de piètre figure, comment le pays peut se développer ? Comment l’Etat Centrafricain peut entreprendre la réhabilitation des infrastructures, la construction des établissements scolaires, sanitaires et autres dans la région du Nord, réclamées à cor et à cri par les combattants Séléka ? Si l’argent qui doit aller dans la caisse de l’Etat, prend une autre destination, où allons-nous avec un tel comportement venant de Ali Daras ? Le mandat d’arrêt exigé par ces dix (10) partis politiques semble être la meilleure voie. Mais, ce qui paraît obscur, c’est qu’il y a parmi ces leaders, des personnalités qui ont dirigé la transition et n’ont pensé un instant à délivrer ce mandat d’arrêt international à l’encontre de Ali Daras. Quel paradoxe !!!

Le rouleau compresseur de la coalition menée par le FPRC de Nourredine Adam et celui des 10 partis politiques sous l’égide de Ferdinand-Alexandre Nguéndet contre Ali Daras ne font que commencer. Mais c’est la méthode employée par la coalition, celle de l’usage de la force qui n’est pas la bonne. Elle aurait dû entreprendre le dialogue pour obtenir l’arrestation de ce fameux général. D’un côté la coalition menée par le FPRC, de l’autre les Forces Vives de la Nation (FVN), Daras est vraiment au four et au moulin. Sortira-t-il vainqueur ou prendra-t-il la tangente  pour se refugier soit au Congo-démocratique, soit au Sud-soudan ?

 

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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