AFFRONTEMENTS INTERCOMMUNAUTAIRES TRES MEURTRIERS...

Mercredi 23 novembre 2016 : 10h18

AFFRONTEMENTS INTERCOMMUNAUTAIRES TRES MEURTRIERS ENTRE GOULA ET PEUHLS A BRIA : LE COMPTE A REBOURS

A COMMENCE

 

PeulhsLa crise centrafricaine enclenchée par la nébuleuse coalition Séléka le 10 décembre 2012, dans la ville de Ndélé, jusqu’à la prise de pouvoir le 24 mars 2013 a pris une autre tournure. Les affrontements quasi quotidiens entre les différentes factions de la Séléka sont devenus monnaie courante. Le Centre, le Nord, le Nord-ouest de la RCA où sont concentrés ces groupes armés dissidents de la Séléka, sont aujourd’hui le théâtre des heurts très meurtriers. Il ne se passe pas un jour sans que l’on parle de ces incidents malheureux dont les conséquences sont souvent désastreuses. Dieu a-t-il jeté un mauvais sort parmi ces seigneurs de guerre, ces hors-la-loi ? Il ne fait aucun doute.

La ville de Bria, située dans la préfecture de la Haute-Kotto, au Centre-est de la RCA, vient une fois de plus d’être secouée par des tirs d’armes lourde et légère, ce matin du lundi 21 novembre 2016. Et ce ne sont pas les moindres groupes armés qui livrent cette bataille. Il s’agit bel et bien des peuhls de l’UPC d’Ali Daras et les Goula de l’ethnie du chef charismatique de la Séléka, Michel Djotodia Am Non Droko et combattants du FPRC du soi-disant général Nourredine Adam. Débutés, il y a quelques semaines dans le village Kolaga, situé à 45 Kilomètres de la ville de Bria, ces affrontements intercommunautaires se sont transposés en un laps de temps dans la ville de Bria où sont massés ces criminels, ces va-t-en-guerre qui n’ont ni foi, ni conscience.

D’après un habitant de Bria, joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, « les combats ont été violents entre les Goula du FPRC et les peulhs de l’UPC. Il y a eu plusieurs morts et blessés de part et d’autre. Je ne suis pas en mesure de vous communiquer un bilan exact. La ville de Bria s’est vidée presque de ses habitants. Les uns ont pris le chemin de la brousse. D’autres ont pris d’assaut la base de la Minusca, située dans la ville. Ces affrontements se déroulent au quartier Bornou et au centre administratif. Jusqu’à présent, les populations de Bria ne connaissent pas exactement l’origine de cette dégradation sécuritaire occasionnée par l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam. Nous vivons aujourd’hui dans la peur et l’angoisse car ces damnés de la terre peuvent à tout moment s’en prendre aux populations civiles ».

C’est une triste réalité que vit la population de la Haute-Kotto en général, et la population de Bria en particulier. Car ces affrontements intercommunautaires peuvent se dégénérer dans d’autres villes du pays tenues par l’UPC et le FPRC, ce que nous ne le souhaitons pas. Pour la simple raison que, si deux (2) éléphants se battent, ce sont les herbes qui sont écrasées ou les arbres qui se cassent ou ploient sous leur fardeau. A la lumière de ce qui se déroule dans la  Haute-Kotto, un observateur de la vie nationale, serait tenté de dire que le compte à rebours a commencé pour les groupes dissidents de la Séléka qui sont pour le moment basés dans la ville de Bria. Et nous osons croire qu’il ne s’est pas trompé. C’est un signe précurseur de la fin de la Séléka. Quand ils auront épuisé toutes les tonnes de munitions abandonnées par le général déchu, François Bozizé-Yangouvonda, dans sa fuite le 24 mars 2013, ces criminels disparaîtront à jamais sur le territoire national et laisseront la population centrafricaine toute entière vaquer à ses occupations habituelles et circuler librement sur l’ensemble du territoire. Car, qui a cru un jour que les combattants Séléka allaient s’entretuer pour des intérêts que nous ne connaissons pas ? C’est maintenant chose faite. Et ce n’est un secret pour les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Les affrontements entre ces deux (2) groupes armés ne sont pas le produit du hasard. Dieu a exaucé la prière des Centrafricains qui souffrent aujourd’hui à cause de ces hors-la-loi qui ne faiblissent pas dans leurs actes barbares, inhumains, indignes, bestiaux, et qu’allons-nous dire encore ? L’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam vont-ils nous laisser en paix ? S’ils se battent aujourd’hui, peut-on affirmer que les réclamations de l’Assemblée Générale de Bria ont-elles volé en éclat ? Certainement. Car qui prendra en charge les orphelins, les veuves des combattants qui ont perdu leur vie dans ces affrontements intercommunautaires ? Est-ce le gouvernement de Sarandji ? Nous disons non et non. L’UPC et le FPRC doivent laisser les Centrafricains en paix. Que leurs armes cessent de tonner, de vibrer les tympans du peuple centrafricain pour rien au monde.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA09h

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire