AFFRONTEMENTS ENTRE LES COMBATTANTS DE L’UPC

Mercredi 13.12.2017 : 09H02

  AFFRONTEMENTS ENTRE LES COMBATTANTS DE L’UPC ET LES ANTI-BALAKA A NDASSIMA, 60KM DE BAMBARI : DES MORTS DONT GAETAN BOADE CHEF DES ANTI-BALAKA ET DES BLESSES

Depuis le dimanche 10 décembre 2017, le village Ndassima, situé à 60 Km de la ville de Bambari dans la Ouaka, avait été le théâtre d’affrontements entre les combattants de l’UPC de Ali Darras et les Anti-Balaka de Gaëtan Boadé.

Selon des informations concordantes et fiables émanant de cette localité, il est fait état de ce qu’au cours de ces  affrontements, il y a eu des morts dont Gaëtan Boadé, chef des Anti-Balaka de la Ouaka, basés à Bambari et à Bakala. Il y a aussi eu des blessés. Ce regain de violences a fait fuir les habitants de Ndassima et ceux des villages environnants vers Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Par contre, d’autres ont trouvé refuge dans la brousse pour se mettre à l’abri de ces affrontements meurtriers.

Seulement, au jour d’aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de vous dire avec exactitude la cause et le bilan de ces affrontements très meurtriers opposant les combattants de l’UPC aux Anti-Balaka au village Ndassima, le week-end dernier. Une manière de dire que la situation sécuritaire et humanitaire qui y prévaut actuellement est confuse et alarmante, et que l’heure est très grave.

Après Bria, Ippy, c’est le tour de Ndassima d’être victime de la spirale de violences et autres exactions de tout genre, de la part de deux (02) tenants et protagonistes de la crise centrafricaine (factions Séléka et Anti-Balaka). De quoi inquiéter et donner de l’insomnie à toute la population de la Ouaka en générale, et celle de Bambari en particulier. Etant donné qu’on ne sait pas laquelle ville ou lequel village sera la prochaine ville d’affrontements de ces criminels, va-t-en guerre, ennemis de la paix et de la République dans les jours à venir. Les habitants ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Au gouvernement Sarandji ou à la Minusca de Onanga ? Il nous est difficile de répondre à ces deux (02) préoccupations en matière de protection et de sécurisation de nos compatriotes de l’arrière-pays, sous la coupe réglée des forces du mal (groupes armés non conventionnels). Car, il y a trop de micmacs entre le gouvernement de la RCA, la Minusca et les groupes armés.

C’est bien dommage pour la protection des centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

 

Le Petit YEKOA

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