ACCORD DE SANT’ EGIDIO : LES DEFIS A.

Mardi 11.07.2017 : 11H04

ACCORD DE SANT’ EGIDIO : LES DEFIS A RELEVER FACE AUX ENGAGEMENTS DES GROUPES ARMES ET DU GOUVERNEMENT

Treize (13) groupes armés sur quatorze (14) ont signé le 19 juin 2017,  avec le gouvernement de la RCA, en présence des représentants des élus de la nation, des partis politiques et de la société civiles, l’Accord « Politique et de cessez-le-feu » de Rome en Italie. Et ce, sous l’égide de la Communauté Catholique Sant’ Egidio. Mais quels sont les engagements des uns et des autres, ainsi que les défis à relever ?

Engagements des groupes armés

Les groupes armés sont concernés par trois (3) principaux engagements. Le premier est un cessez-le-feu immédiat. En effet, le document engage les groupes armés signataires à faire taire les armes, considéré comme « étape fondamentale sur le chemin de la paix définitive ». L’Accord demande également aux groupes armés de respecter les autorités issues des élections. Ils sont aussi appelés à lever les barrières illégales et à faciliter la libre circulation des personnes et des biens.

Les engagements du gouvernement

En contrepartie des engagements pris par les groupes armés, le document engage les autorités à reconnaître les groupes armés comme des partenaires dans la reconstruction de la RCA. Le gouvernement devra, par conséquent, faire en sorte qu’à tous les niveaux du processus DDRR, les groupes armés soient représentés, et que durant le processus, qu’ils soient pris en charge tant sur le plan des indemnités des leaders que sur celui de l’alimentation des éléments concernés. L’accord envisage que l’Exécutif puisse engager des discussions avec les groupes armés en vue de la levée des sanctions frappant certains de leurs leaders. Parallèlement, il est demandé aux autorités d’asseoir une politique consensuelle de réconciliation nationale. Sans citer le gouvernement, l’accord évoque la restauration de l’autorité de l’Etat dans tout le pays, l’insertion des groupes politico-militaires dans les Forces de Défense et de Sécurité et la sécurisation du couloir de transhumance.

La Communauté internationale, selon l’accord, devra soutenir les discussions entre les parties signataires en vue de la levée des sanctions contre des leaders des groupes armés. Elle est aussi engagée à contrôler le cessez-le-feu que les groupes armés sont tenus d’instaurer sur toute l’étendue du territoire national. Et les défis à relever ?

(Suite au prochain N°).

 

Le Petit YEKOA

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Date de dernière mise à jour : Mar 11 juil 2017

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