ABDOULAYE HISSENE ET LE FPRC DE NOURREDINE ADAM...

Jeudi 17.05.2018 : 09H48

ABDOULAYE HISSENE ET LE FPRC DE NOURREDINE ADAM, TOTALEMENT DEGONFLES ET PERDUS A KAGA-BANDORO

Nourredine et hissenL’opposition démocratique et le GTSC voyaient dans la mobilisation des ex-Séléka à Kaga-Bandoro, la fin du régime Toaudéra. Un régime démocratique, légitime, issu des urnes. « Force » et ses malfrats au Km 5 jubilaient à l’idée d’un débarquement à Bangui en fanfares de Nourredine Adam, Abdoulaye Hissène, Mahamat Alkhatim et Ali Daras, avec leur horde de bouchers humains. C’était la fête au Km 5 et les injures fusaient de toute part contre Touadéra. « Force » monte au créneau sur RFI, un vrai Goliath déchaîné. Abdoulaye Hissène était convaincu de rééditer l’exploit de 2013. Un conclave, puis une coalition de toutes les forces du FPRC, de l’UPC, du MPC, et c’est parti. Le travail judicieux que mène le panel des facilitateurs de l’Union Africaine (UA) est balayé du revers de la main par le FPRC. L’opposition politique n’a nullement défendu la négociation menée par l’Union Africaine. Tout le monde lorgnait le pouvoir.

Pour apporter sa contribution à l’œuvre de déstabilisation du pays par le FPRC et consort, le GTSC entre en action pour perturber, effrayer, faire paniquer le gouvernement afin de précipiter la fin du régime Touadéra. La colère de la population tombe à pic pour déterrer tous les démons de l’enfer. De gigantesques mains noires agissent dans l’ombre. Derrière la « ville morte », se profile la toile des manipulations. L’heure est venue de régler ses comptes avec le pouvoir. L’industrie de la haine, de la rancœur, de la manipulation, de l’hypocrisie, fonctionne à plein régime. Certains membres du gouvernement ont activement contribué à secouer le cocotier. Le Palais de la Renaissance était presque désert, sauf Touadéra et son cabinet restreint. La ville de Bangui s’est vidée, à l’idée de voir les Séléka entrer en trombe et étaler l’étendue de leur cruauté. Mais Dieu, Tout-Puissant et Touadéra étaient sereins et calmes.

Tant la Minusca que le FPRC, le MPC et l’UPC minimisaient à ériger le « mur de Berlin », infranchissable. Les gros moyens sont déployés, les Casques Bleus bombent le torse, difficile de les regarder dans les yeux, la main sur la gâchette. Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) se mettent en branle et se déploient. Le contingent russe débarque en toute puissance. C’est le face à face avec Nourredine et Abdoulaye Hissène, avec une puissance de frappe mille fois supérieure à celle de la horde de criminels. Comme une chambre à air, les ex-Séléka se dégonflent et se retirent sur la pointe des pieds. Alkhatim et ses hommes sont les premiers à prendre la tangente. Le monde des ex-Séléka s’effondre. Dans une de nos précédentes éditions, nous avions dit très tôt que « la peur a définitivement changé de camp ». Et cela s’est confirmé sur le terrain et dans le rapport des forces. Entre temps, l’événement de Kaga-Bandoro a mobilisé toutes les forces disponibles. Les pêcheurs en eau trouble sont tous connus et identifiés. L’hypocrisie, la haine, sont les pires maux qui minent la RCA.  

Le Km 5 est désemparé, désaxé parce que le « messie » ne sera jamais à Bangui. Comme disait Moïse dans les Saintes Ecritures, « les Séléka que vous voyez, vous ne les reverrez plus à Bangui ». L’embargo rythme encore certes la réhabilitation des FACA mais la Minusca a la lourde responsabilité de défendre les institutions de la République démocratiquement élues au prix d’un lourd sacrifice par le peuple centrafricain. Par haine et hypocrisie, sur fond de soif du pouvoir, la classe politique et le GTSC ont tourné le dos à la Constitution du 30 mars 2016 : « Aucun mandat présidentiel ne peut être écourté… ». Faut-il encore être un démocrate convaincu pour comprendre la quintessence de la Constitution. Comment prendre au sérieux une telle classe et une telle organisation de la société civile, le GTSC ? Le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même.

Maintenant que le spectre de la coalition Séléka s’éloigne, la classe politique et le GTSC doivent avoir honte du silence pour l’une et de la manipulation pour l’autre. Nous osons croire que dès à présent, les Centrafricains vont se ressaisir une fois pour toute pour vaincre le signe indien qu’est la Séléka. La paix est l’affaire de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Il faut faire violence sur soi-même pour vaincre l’hypocrisie, la haine, l’impatience et la soif du pouvoir. Il est temps de préserver les rescapés du corps électoral pour les prochaines élections. La course au pouvoir ne peut faire perdre de vue la paix, cette paix à laquelle tous les Centrafricains aspirent depuis bientôt 6 ans, cette denrée très rare. Nous espérons que l’Union Européenne a entendu les cris des Centrafricains, leurs attentes en terme de paix et de sécurité et pourrait multiplier les centres de formation pour la croissance exponentielle de l’effectif des FACA.

Le Km 5 est dans le collimateur du pouvoir. Les commerçants souffrent, notamment la colonie sénégalaise qui y réside et qui est entre le marteau et l’enclume. Cette colonie est contrainte à payer des cotisations aux éléments de  « Force » pour la soi-disant protection. De l’autre, la population en colère ne fait aucun discernement entre la colonie sénégalaise et les bandits du Km 5. La cotisation est exigée de force, c’est une obligation pour entretenir des drogués, des criminels, ces excréments de l’enfer. Le Km 5, ne pouvant plus espérer sur le soutien du FPRC, vit dans la panique, la peur au ventre, car la fin de la mésaventure est proche. Comme la classe politique centrafricaine, les commerçants du Km 5 sont hypocrites, fourbes. Ce sont les commerçants qui soutiennent la clique des drogués au Km 5, mais en même temps se font passer pour des victimes. Une minorité n’attaque pas. C’est Catherine Samba-Panza qui a mis sur la table cette notion de minorité qui colle à la peau du Km 5. Elle est restée gravée dans l’esprit des Casques Bleus, alors qu’il n’en est rien. Une minorité agressive, atroce et cruelle, n’est pas une minorité, mais beaucoup plus un chèque à blanc.

 

Julien BELA

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Commentaires (1)

Wazingolé
  • 1. Wazingolé | Jeu 28 juin 2018
Bonjour,
Je vous félicite pour cette page d'information, qui vient enrichir la qualité et le nombre des quotidens centrafricains sur la toile. Juste une observation sur les couleurs utilisées. Si vous pouvez rendre plus lisible à vos lecteurs, en choisissant des couleurs plus claires. A mon avis le fonds jaune avec des écritures en bleues, n'est pas lisible.

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