ABDOUL KARIM MECKASSOUA,PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE,

Jeudi 16 Février 2017 : 11H42

ABDOUL KARIM MECKASSOUA,PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE, A ETE FORMELLEMENT MIS EN

CAUSE PAR LE GENERAL ZOUNDEKO : CONSERVERA-T-IL LE PERCHOIR ?

Meckassoua 2

 

Dans une interview au RJDH, le général Zoundéko, chef d’Etat major du FPRC, MPC et RPRC, révèle au grand jour le soutien sous marin du président de l’Assemblée Nationale,  Karim Meckasoua, à l’UPC d’Ali Daras. Il affirme sans ambages détenir les preuves. Des rumeurs jadis qui circulaient, se confirment. Un Président de l’Assemblée Nationale (PAN) en intelligence avec un groupe rebelle, cela dépasse l’entendement humain. Il a été démocratiquement élu par une circonscription et non par un groupe rebelle. Il est de surcroit l’occupant du perchoir. Beaucoup de députés se sont impliqués dans la recherche de la paix, notamment les Honorables députés de l’Ouham-Péndé. Le PAN est resté à l’écart de toutes les actions impliquant les groupes armés pour la recherche de la paix. Pourquoi le choix de l’UPC d’Ali Daras ? Serait-il tout indiqué pour jouer la carte du PAN et comment ? Depuis ces révélations troublantes, c’est un silence de cimetière au niveau du perchoir. Qui ne dit rien, consent, dit-on. Et la rage, et la fureur de détruire l’UPC d’Ali Daras se justifient. Selon la coalition FPRC, MPC, RPRC, c’est un étranger, un mercenaire nigérien recruté par leur soin pour les besoins de la cause. Il fallait chasser Bozizé du pouvoir.

Pour le commun des mortels, un tel soutien s’apparente à un complot pour renverser le régime en place. Et c’est ce qui se dit un peu partout dans les quartiers après l’interview du Général Zoundéko. Après une grave crise aussi sanglante, aussi destructrice, peut-on penser encore à un complot du genre à remettre l’ordre constitutionnel en cause ? La course au pouvoir peut-il aveugler à ce point une figure emblématique de la politique nationale ? La coalition FPRC, MPC et RPRC doit rendre publiques les preuves pour convaincre l’opinion nationale et internationale. La prise du pouvoir par la force continue de chatouiller certains esprits en RCA, incroyable, mais pourtant vrai. Le général Zoundéko n’est pas des moindres, c’est un poids lourd dans la hiérarchie des Séléka. Selon certaines informations, Ali Daras chercherait à rentrer dans son pays le Niger avec ses hommes. Il revient à ceux qui l’ont recruté d’assurer son retour sur sa terre natale. Il est en danger  de mort. La coalition FPRC, MPC, RPRC, veut absolument sa peau. Il est encerclé, traqué de toute part : Ndassima, Bakala, Ippy, Ngakobo et éventuellement Grimari. Ali Daras est comme un fauve en cage. L’UPC aussi n’a pas démenti les propos du Général Zoundéko. Un général de l’UPC capturé lors des affrontements par la coalition FPRC, MPC, et RPRC, aurait vomi le lot, vendant ainsi la mèche.

Petit à petit, tous ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre de la crise, seront à découvert. Ali Daras étant marginalisé, qui assurera les frais de son départ de la RCA ? Certainement pas le gouvernement, mais et peut-être la communauté internationale en lieu et place de l’ex-coalition séléka qui l’a recruté. Et que dire des tchadiens encore dans les rangs du FPRC, MPC et RPRC ? Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR)a un chapitre « Rapatriement » qui pourrait s’occuper de ces cas de départ volontaire assisté. Tous les cas de figure sont prévus  dans le programme DDRR. Le PAN risque ainsi de briser sa carrière politique pour toujours. Et pourtant, il revenait au PAN de faire infléchir les positions des groupes armés, afin que les centrafricains respirent après tant de souffrance. Le peuple centrafricain en tirera les conséquences.

Julien BELA

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