900 CASQUES BLEUS SERONT DEPLOYES EN RCA,...

Vendredi 27/10/2017 : 10H18

900 CASQUES BLEUS SERONT DEPLOYES EN RCA, ALORS QUE 11.500 SONT LA DEPUIS 03 ANS, MAIS N’ARRIVENT PAS A ARRETER LES MACasque bleu minuscaSSACRES

onze mille cinq cents (11.500) Casques bleus sont déployés en République Centrafricaine depuis plus de trois (03) ans aujourd’hui avec un arsenal de guerre impressionnant : hélicoptères d’attaque et de combat, chars, véhicules blindés et armes sophistiquées de tout calibre. Mais cela n’inquiète nullement les groupes armés de continuer à massacrer la population civile centrafricaine sous  la barbe même des forces de l’ONU.

Sur la demande du Chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, neuf cents (900) Casques Bleus supplémentaires seront déployés en RCA. Selon les déclarations de ces deux (02) hautes personnalités, c’est pour renforcer le mandat de la Minusca afin de mieux protéger la population civile. Est-ce réellement pour protéger la population que ces Casques Bleus seront déployés dans le pays ? C’est la seule problématique qui se pose avec plus d’acuité.

Des soldats bien formés, après trois (03) années d’expérience sur le terrain, auraient dû comprendre et maîtriser la méthode d’attaques des groupes armés. Malheureusement, ce n’est pas le cas avec la Minusca. Depuis bientôt quatre (04) ans, ces soldats onusiens qui sont opérationnels en RCA voguent au gré du vent.

Profitant de l’incompétence et de la passivité des forces onusiennes, les milices armées mettent tout le monde dans un même sac. Les populations civiles, les humanitaires, voire les soldats de la Minusca sont attaqués, tués, pillés et braqués au su et au vu de tout le monde. Mais la Minusca n’est restée que l’ombre d’elle-même.

Aucune action rigoureuse de la part de la Minusca pour réduire effectivement la menace et la nuisance des rebelles et autres bandits de grand chemin qui hantent l’espace vital du peuple centrafricain. Dans ce micmac, c’est toujours la population civile qui paie le lourd tribut au moment des affrontements intergroupes armés à travers les tueries, les pillages, les viols et les incendies de villages entiers. D’où, les Centrafricains s’interrogent sur la réelle mission assignée aux Casques Bleus de la Minusca.

 Certains contingents de la Minusca déployés à l’intérieur du pays mangent et boivent ensemble avec les factions rebelles de la Séléka avec leurs armes en main, notamment les éléments peulhs de l’UPC d’Ali Darassa. Certains contingents sont accusés à tort ou à raison d’être de connivence avec les groupes armés. C’est la raison qui a poussé certains compatriotes à s’organiser en autodéfense pour attaquer non seulement les éléments de l’UPC, mais aussi les forces onusiennes. Les révélations fracassantes de feu Joseph Zoundéko, mettant formellement en cause le président de l’Assemblée Nationale et la Minusca de soutenir l’UPC de Darrasa en disent long.

La Minusca a habitué les Centrafricains avec des formules qui, en fin de compte, demeurent sans résultats concrets. « Pleine capacité opérationnelle », « montée en puissance », « mandat robuste », « villes sans armes », « villes sans groupes armés », et que savons-nous encore ? Alors que dans les régions du Mbomou, Haut-Mbomou, Basse-Kotto, Haute-Kotto et la liste est non exhaustive, des têtes tombent et continuent de tomber jusqu’au dernier coup de sifflet en présence des soldats de l’ONU armés jusqu’aux dents. Incroyable, mais pourtant bien vrai.

Mais les Centrafricains ne sont plus dupes et comprennent que la Minusca avec ses douze mille cinq cents (12.500) Casques Bleus et les moyens de combat à leur disposition peuvent valablement protéger la population civile et pacifier l’ensemble du territoire. Ce n’est pas la population de Bocaranga qui nous démentira. Elle était témoin de l’opération de grande envergure menée par les forces onusiennes dans cette localité du pays afin de déloger les rebelles de 3R de Sidiki qui dictaient leur propre loi sur des innocents civils.

La ville de Bambari a été sauvée de justesse grâce à l’offensive lancée par la Minusca à travers l’utilisation de son hélicoptère de combat pour stopper l’avancée de la coalition FPRC-MPC-RPRC qui voulait coute que coute marcher sur la ville et chasser Ali Darrasa et ses éléments. L’UPC a été délogée  de la ville de Bambari suite à l’ultimatum de 48 heures lancé par la Minusca. Hélas, la Minusca n’a pris aucune disposition comme prévue par les responsables des Nations Unies afin d’empêcher Ali Darrasa et ses éléments de continuer à commettre les exactions sur la population dans sa nouvelle localité. Et  les régions du Centre-est et du Sud-est de la République Centrafricaine sont devenues aujourd’hui le théâtre des affrontements à n’en point finir, malgré que les contingents de la Minusca sont toujours omniprésents sur les lieux du drame.

L’armée centrafricaine n’a jamais atteint un effectif de 12.500 hommes, mais défendait valablement l’intégrité du territoire national. Donc, l’effectif actuel des Casques Bleus déployés en  RCA est bien suffisant pour protéger le peuple et pacifier l’ensemble du pays. Mais c’est la volonté qui manque pour mettre en application les différentes résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. La visite en RCA  du SG de l’ONU, Antonio Guterres peut donner espoir à la population centrafricaine que si la Minusca sera dotée d’un véritable « mandat robuste », autorisant les Casques Bleus à faire usage de force vis-à vis des milices armées qui sont réfractaires et réticents au programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR).

 

Bénistant MBALLA 

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