80 % DES SELEKA NE SONT PAS DES CENTRAFRICAINS :

Mardi 02.10.2018 : 08H33

80 % DES SELEKA NE SONT PAS DES CENTRAFRICAINS : LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT AIDER LA RCA A LES BOUTER HORS DU TERRITOIRE

SelekaLa coalition Séléka est née dans le Nord du pays. Elle était dirigée à l’époque par son chef charismatique Michel Djotodia Am Non Droko jusqu’à la prise du pouvoir de Bangui, le 24 mars 2013. Au départ, cette rébellion était constituée à majorité des ressortissants issus des préfectures de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran. Avec la conquête des villes les unes après les autres, beaucoup de jeunes centrafricains désœuvrés s’y sont ralliés dans l’espoir de trouver un emploi. C’est ainsi qu’on avait retrouvé presque toutes les ethnies de la RCA au sein de la Séléka.

Après avoir renversé le régime Bozizé, force est malheureusement de constater que ces combattants Séléka à dominante musulmane s’en prenaient exclusivement aux non musulmans. Ce qui a poussé certains jeunes à créer le mouvement Anti-Balaka pour s’opposer aux exactions de ces derniers sur les populations civiles et défendre la patrie en danger car ils estimaient pour leur part que la RCA est occupée par les mercenaires étrangers. Ils ne se sont pas trompés. C’est la triste réalité que nous vivons aujourd’hui.

D’ailleurs, avant le coup d’Etat du 24 mars 2013 qui a porté Djotodia au pouvoir, il a été soutenu par le Tchad et ses mercenaires, ainsi que les mercenaires soudanais et autres sans oublier la main invisible de l’ancienne puissance colonisatrice de la RCA. Pour étayer nos propos, Djotodia, lors de son premier discours, a remercié la France et le Tchad pour leurs soutiens qui lui ont permis de conquérir le pouvoir de Bangui.

Aujourd’hui, nous constatons avec amertume que bon nombre de combattants Séléka sont des étrangers (plus de 80 %). Qu’est-ce qui explique cette situation ? Ayant renversé Bozizé et la porosité de nos frontières avec nos voisins aidant, la Séléka a fait venir et continue de faire venir les mercenaires étrangers. Ce n’est pas feu Général Zoundéko qui nous démentira. Le but recherché par l’ex-coalition qui s’est subdivisée en plusieurs branches dissidentes était de diviser la RCA. Alors qu’au départ, les Séléka avaient affirmé haut et fort qu’ils ont pris les armes parce que leur région était marginalisée par les différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat centrafricain. Aujourd’hui, ce n’est plus la marginalisation qui est à l’ordre du jour. Ayant fait venir leurs coreligionnaires d’autres pays africains, nous citons entre autres les Tchadiens, les Soudanais, les Nigérians, les Nigériens, ils exploitent le pays de feu président fondateur Barthelemy Boganda à outrance. Bon nombre de ces rebelles Séléka ne parlent ni sango, la langue nationale, ni le français, alors que la RCA est colonisée par la France. Ils ne parlent que l’arabe et d’autres langues (foulatha, haoussa…). Un centrafricain vivant en Centrafrique qui ne parle pas sango ou français est-il un Centrafricain ? Pire encore, ils réclament la nationalité centrafricaine, pendant que les Centrafricains de souche ne demandent que le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national afin de vaquer à leurs occupations habituelles.

De la Basse-Kotto à la Vakaga en passant par la Ouaka, le Mbomou, le Haut-Mbomou, la Haute-Kotto, la Nana-Gribizi, le Bamingui-Bangoran, pour ne citer que ces préfectures, les combattants Séléka étrangers les ont envahies. Ils écument la population, pillent nos richesses, incendient des maisons, détruisent tout sur leur passage. Un Centrafricain peut-il se comporter ainsi à l’encontre de son pays ? Au Km 5, ce sont les Tchadiens qui prennent nos compatriotes en otage depuis plusieurs années. Malgré tout, on nous laisse entendre que ce sont des musulmans centrafricains. C’est faux et archi-faux. La plupart des combattants Séléka sont des étrangers.

Raison pour laquelle nous demandons à la Communauté internationale de voler au secours de la RCA et de son peuple pour mettre hors d’état de nuire ou bouter ces rebelles étrangers de la République Centrafricaine. A la lumière de ce qui se passe dans les préfectures citées ci-haut, la RCA est attaquée de l’extérieur. Si les pays avec qui la RCA a signé des accords militaires ne volent pas à son secours, le peuple centrafricain sera exterminé et la RCA n’existera que de nom. Il faut barrer la route aux sous-marins, aux manipulateurs, aux destructeurs de la RCA. En outre, l’embargo sur les armes à destination de la RCA doit être levé complètement pour permettre aux autorités du pays de doter et d’équiper les FACA afin de participer à la défense de l’intégrité territoriale. La levée de l’embargo n’est plus discutable aujourd’hui puisque le pays est envahi par des mercenaires étrangers sous le parapluie des combattants Séléka. Ceci doit être compris par l’ONU et les pays amis de la RCA.

Les mille et une revendications des groupes armés sont l’apanage de ces mercenaires à la solde de la Séléka. La Communauté internationale doit réagir vite au cri de détresse du peuple centrafricain qui est sous les bottes de ces rebelles étrangers et qui réclame son intervention. Que cette Communauté cesse de considérer ces rebelles comme des Centrafricains. Il n’en est rien. C’est une fausse allusion. Les Centrafricains ne sont pas cruels, sanguinaires comme ces étrangers qui n’ont pitié pour personne. Nous devons tous nous mobiliser pour notre pays qui est pris en otage par plus de 80 % des combattants étrangers de la Séléka.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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